Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC : les offres V2
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les conditions de travail
Organisation du travail
Santé et risques psycho-sociaux
Les dossiers
Grenelle et agenda social
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Situation sanitaire
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : carrière
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

Pour un système « universel » de retraite

 
Les préconisations de M. Delevoye pour parvenir à un système universel de retraite ne peuvent pas nous convenir.

Elles sont trompeuses. Nous sommes désormais habitués, depuis l’Ecole de la « confiance », à cet exercice qui consiste à annoncer la défense d’un idéal, et de mettre en place sa destruction.

M. Delevoye se présente comme le sauveur de la sécurité sociale, en débutant son rapport par le rappel des motifs de l’ordonnance du 4 octobre 1945 : « La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu’en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l’incertitude du lendemain ». Alors que les effets de ses propositions ne permettront plus à la très grande majorité des retraités de vivre décemment.

Non, le système à points n’est pas « lisible ». Il repose sur un calcul dont les termes sont des inconnues, puisque chacun d’entre eux évolue tout au long de la carrière.
La valeur de service du point pouvant être remise en question chaque année, il est impossible de connaître la valeur de sa pension, en euros, avant sa liquidation.

Non, il ne favorise pas « l’égalité ». L’attribution de points à toute activité rémunérée déclarée ne compense en rien la faiblesse de la valeur d’acquisition, de la valeur de service et de leur évolution non encadrée.

Non, il ne renforce pas « l’équité ». Le passage du plafond des cotisations retraite de 40 000€ à 120 000€ désigne en fait les seuls bénéficiaires du changement.

? Qui gagne plus de 40 000€ / an dans nos rangs ?…

Non, décidément, le projet n’est pas convaincant.
Très clairement, il est défavorable aux enseignants du premier degré. Il est synonyme d’une régression sans précédent du niveau de la pension de retraite.

M. Delevoye nous demande de signer un chèque en blanc. Quelles garanties nous donne-t-il ?
Son document est plein de belles annonces. Mais dès que l’on s’y intéresse un peu, le vernis s’écaille, et l’inquiétude s’installe. Les simulations sont irréelles, infantilisantes, ou même erronées.

L’âge du départ à la retraite à 60 ans avait un objectif : libérer des emplois pour les jeunes générations. La retraite universelle préconise l’emploi jusqu’à … plus d’âge.
Ce système à points, mortifiant, reste de répartition. Mais si les jeunes ne peuvent pas travailler, qui va l’alimenter ? Sûrement pas le troisième âge.

En instaurant la « flexibilité » des retraités, M. Delevoye ne fait que baliser la route à un système de capitalisation de la retraite. Ne serait-ce point le véritable objectif ?

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur print
Partager sur email