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N’ajoutez pas l’insulte

© istock_atiatiati-471401881

Le ministre a (un peu) dessiné les contours du pacte qu’il entend proposer aux professeurs. D’aucuns décelaient dans ses dernières prises de parole une certaine méconnaissance des réalités du métier d’enseignant. Désormais, ils peuvent se sentir insultés. 

Face à son micro, alors qu’on vient de lui signifier que les professeurs travaillent 43 heures par semaine, le ministre de l’Éducation nationale semble, à grands renforts de gestes, se débattre avec ses mots pour défendre le pacte à venir. 

Il commence par répondre qu’il sait que nous travaillons beaucoup et ajoute que certaines missions rémunérées en « Indemnités pour missions particulières » (IMP) feront partie du fameux pacte. Sachant qu’il s’agit principalement de coordination, de missions de référents au sein de l’établissement, on en vient à se demander si, pour rester coordonnateur de discipline ou pour s’occuper du décrochage scolaire, du numérique dans son établissement, il faudra signer un bout de papier nous engageant à vie à accepter des tâches supplémentaires. 

On se dit aussi que le ministre occulte voire ignore complètement une partie non négligeable d’entre nous. En effet, les professeurs des écoles n’ont pas d’IMP, jusqu’à preuve du contraire. Mais là n’est pas le pire. 

Le ministre ajoute que la charge de travail n’est pas la même selon le moment de la carrière et, tombant dans le cliché le plus éculé du monde, il conclut qu’un professeur expérimenté a « en réserve des cours.» 

L’image d’Épinal du vieux professeur avec ses feuilles jaunies par le temps est donc lâchée. 

À l’ignorance viennent s’ajouter le mépris et, serait-on tenté de dire, l’insulte. 

Alors que la DEPP, organe du ministère, a récemment montré combien les professeurs travaillent dur, un poncif qui fleure bon le café du commerce permet de balayer notre implication du revers de la main pour prétendre nous en faire faire encore plus. 

Que sera-ce la prochaine fois ? Peut-être la notation de copies via le lancer dans les escaliers ?… 

Nous avons hâte. 


Article paru dans la revue Quinzaine universitaire n°1471 du 13 décembre 2022