Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Conditions de travail - Santé
Conditions matérielles et temps de travail
Pôle santé-handicap
Relations et climat au travail
Souffrance et risques psycho-sociaux
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC
Avantages - cadeaux
Avantages - culture, loisirs, sports
Avantages - vacances
Avantages - vie quotidienne
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les dossiers
Grenelle et agenda social
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Situation sanitaire
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

Lycée professionnel : entre regroupements coupables et perte de compétences professionnelles

© iStock-487488448_SolStock

Si l’on devait synthétiser le « travail » accompli par le ministère sur les cinq dernières années, il suffirait en fait de rappeler trois notions centrales : les familles de métier, les blocs de compétences, la diminution des PFMP et la généralisation du co-enseignement.

Bien sûr, nous pourrions parler aussi des adaptations de l’examen pour cause de COVID qui ont vu la mise en place d’épreuves de rattrapage assez saugrenues. Mais le SNALC saura être bienveillant et voir ici un fonctionnement dans l’urgence qui visait à ne pas pénaliser les élèves.

Surtout, les trois notions précitées ont et auront des conséquences bien plus graves que les adaptations d’épreuves liées à la pandémie. Toutes concourent à faire perdre les spécificités professionnelles de nos diplômes.

Les familles de métiers pourraient sembler, pour le profane, être du domaine du bon sens. Il existe des compétences communes entre différents baccalauréats qui peuvent permettre des passerelles. Cela est tout à fait vrai. Mais le système mis en place a surtout permis de faire disparaître certaines formations et a sanctuarisé le mariage de la carpe et du lapin.

Il a aussi permis le développement des blocs de compétences. Tous les programmes sont désormais rédigés en ce sens. Le premier écueil est que, très voire trop souvent, ces compétences deviennent transversales et nient le besoin de connaissances. Or, pour le SNALC, derrière une compétence se cache une foultitude de savoirs à intégrer. Cela est déjà grave. Mais le second écueil est plus que dangereux. Les blocs de compétences sont vantés car ils permettent à un élève qui échoue dans l’obtention du diplôme de faire valoir dans sa future vie professionnelle de l’acquisition des dites compétences. Donc, l’élève peut s’en tenir là et se lancer sur le marché du travail. Le diplôme devient moins important à ses yeux. Le problème est que les entreprises embauchent et rémunèrent sur la base du niveau de qualification. Et un jeune ayant un CAP et un bloc de compétences du baccalauréat validé reste titulaire de son seul CAP et sera rémunéré comme tel.

Enfin, grâce à la doctrine des compétences, il a été possible de mettre des coups de rabots dans les heures disciplinaires pour faire entrer tout et n’importe quoi.

Pour le SNALC, ces blocs de compétences – déjà difficilement enseignables – sont en réalité les outils de la perte de connaissances et de compétences ainsi que du déclassement des futurs professionnels que sont nos élèves.

Par ailleurs, leur niveau de maîtrise dans leur domaine ne peut qu’être affecté par la diminution progressive du temps de formation en milieu professionnel qui doit de surcroît cohabiter avec le Service National Universel.

Tout au long de la mandature que nous venons de connaître, le SNALC n’a cessé de s’opposer à ces évolutions pédagogiquement infondées et dangereuses pour les élèves, comme il s’est opposé à la généralisation du co-enseignement.

Pour le SNALC, cette pratique pédagogique n’a de sens que si elle est consentie et se fait entre disciplines qui ont des choses à se dire et à s’apporter mutuellement. Pour le ministère, elle a été un moyen de parfois mutualiser des heures et de faire des économies. En aucun cas elle n’a été pensée dans sa complexité. Et cela a donné des catastrophes sur le terrain où du français fait dans un atelier se bornait à de la simple lecture de consignes de sécurité ou de manuels d’utilisation. Parfois, sur certains plateaux techniques, cette co-intervention était même totalement impossible.