Il y a 20 ans, la loi instaurait des mesures favorisant l’inclusion des personnes en situation de handicap notamment à l’école.Qu’en est-il 20 ans après ?
Retour sur une grande désillusion.
La loi de 2005 se voulait prometteuse non seulement pour l’inclusion des enfants en situation de handicap mais aussi pour leur accompagnement en milieu scolaire. Effectivement, pendant quelques années, l’application de cette loi fut très positive. Les enfants bénéficiaient d’une aide individuelle. Au fil des années,les AESH, plus rares, ont été mutualisés. L’inclusion est donc devenue de plus en plus difficile mettant en insécurité les enfants, leur famille et les équipes pédagogiques.
La difficulté de l’inclusion réside également dans le profil des enfants accueillis. À défaut d’autres structures, l’école est ainsi amenée à scolariser des enfants présentant des « troubles mentaux », parfois violents avec leurs pairs ou les adultes de l’équipe éducative. Évidemment, ce n’est pas acceptable. Un enseignant n’est ni un aidant ni un punching-ball. Encore une fois, on ne peut que déplorer l’absence de moyens préjudiciable à tous.
Pour revenir à une situation acceptable, il serait nécessaire que le ministère revoie sa copie. Le recrutement d’AESH devient primordial et la revalorisation de leur fonction est impérieuse. Le SNALC demande notamment que les AESH ait un temps plein à 24h et soient mieux rémunérés.
En outre une réflexion devrait être menée sur les limites de l’inclusion : est-elle profitable aux enfants dans une classe surchargée ? De quels moyens disposons-nous lorsqu’il s’agit d’accueillir des enfants présentant des troubles relevant d’un accompagnement médical?
Des questions bien actuelles en attente de réponses. Rendez-vous dans 20 ans ?