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L’éducation nationale ne fait plus recette 

© classe_istock_Mirjana_Ristic

Le nombre de candidats au CRPE est en chute libre et le SNALC en perçoit les causes, pensant même à une forme de préméditation de la part de notre ministère. 

 

UNE BAISSE MARQUÉE, UN CONCOURS BRADÉ 

Le CRPE a enregistré une diminution de 20 % du nombre de candidats en 10 ans. En 2010, il y avait environ 37 500 candidats et moins de 30 000 en 2021. À chaque rentrée, un grand nombre de postes ne sont donc pas pourvus. Ainsi, sur les 8 694 postes proposés au CRPE externe en 2021, 400 n’ont pas été pourvus, soit 4,6 %. Dans les académies en déficit de candidats, comme Créteil et Versailles, on peut obtenir son concours avec 7 de moyenne, ce qui n’est pas sans nous interroger. Le CRPE n’attire plus et pour casser cette tendance, il est nécessaire de comprendre l’origine de la désaffection des étudiants. 

 

LES CAUSES DU RENONCEMENT 

Pour redonner « l’envie d’avoir envie », le SNALC préconise d’augmenter les salaires pour que le plus beau métier du monde ne soit pas un choix par défaut. La baisse de 20 % est aussi due notamment à la masterisation qui a provoqué « un asséchement du vivier » dès 2011 (ce sont les mots de Vincent Soetemont, DGRH du ministère), les titulaires d’un master aspirant à mieux en matière salariale. Bel aveu d’une impasse organisée par une Éducation nationale pompier pyromane qui ne recule devant rien pour faire baisser le nombre de titulaires. 

 

THIS IS (NOT) A MEN’S WORLD 

85 % des candidats sont des candidates et depuis la masterisation du concours, les étudiantes optent pour d’autres voies, un niveau bac+5 laissant miroiter un salaire plus attractif. Qu’à cela ne tienne, le ministère a trouvé une solution : « Il est important de mettre l’accent sur la rémunération. Nous avions une rémunération nette mensuelle pour un prof en 2020, qui était de 1.700 euros. En 2022, cette rémunération va passer à 1.800 euros», selon Vincent Soetemont. Avec une telle augmentation, les candidats devraient se bousculer… d’autant que la prime d’attractivité en début de carrière laisse bien vite la place à une stagnation salariale dans laquelle aucun candidat n’a envie de s’enliser. La revalorisation doit être conséquente. Et pour tous.

Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1466 du 10 juin 2022