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L’Éducation nationale, insensible au sort des professeurs des écoles

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Et si la démotivation éprouvée par les professeurs des écoles n’était pas seulement du fait d’élèves problématiques et de parents conflictuels ? En 2022, le SNALC n’hésite pas à pointer du doigt un autre coupable qui fait tout pour passer sous les radars.

 

Jauge du mal-être

Les personnels de l’Éducation nationale ont été soumis à une enquête et ont noté de 1 à 10 leur satisfaction professionnelle. Si les Français ayant un niveau bac+3 et plus l’estiment à 7,3/10, les professeurs des écoles ne dépassent pas les 5,4/10. Pour les conditions de travail, c’est encore pire : on est en dessous de la moyenne avec 4,9/10.

En outre, l’étude met en lumière le fait que les professeurs des écoles notent la valorisation de leur profession dans notre société à seulement 2,5/10. Les perspectives de carrière et de rémunération reçoivent les notes abyssales de 3,1/10 et 3,4/10, les personnels ne les trouvant pas du tout attractives.

 

Un système écrasant

Le modèle hiérarchique dans lequel les professeurs des écoles évoluent est un système pyramidal particulièrement écrasant ; les rapports y sont oppressants, les ordres reçus jamais expliqués et encore moins discutés et de fait, pas toujours bien compris. Beaucoup de commandes injonctives relèvent d’ailleurs de relevés statistiques, d’enquêtes stériles ou de production de documents qui resteront inusités. Cela ne correspond en rien aux aspirations des professeurs des écoles qui voient bien souvent le principe de liberté pédagogique parasité si ce n’est entravé. Les IEN sont alors perçus comme les ordonnateurs d’une instance de contrôle et en aucun cas comme un pôle ressource ou un pilote bienveillant. Il n’est d’ailleurs pas hors de propos de mettre en avant le rôle des politiques scolaires successives ayant façonné un système scolaire particulièrement délétère.

 

Un management contre-productif

Nos IEN utilisent des techniques de management qui ont fait leurs preuves dans le monde de l’entreprise et pas dans le bon sens, loin s’en faut. Si la productivité augmente un temps par pressurisation des personnels, le mal-être suit invariablement. En outre, comment peut-on parler de productivité face à des élèves ? Là encore, les IEN confondent quantitatif et qualitatif. A cette heure, beaucoup d’enseignants ne s’épanouissent plus et le métier n’attire plus, ce que la crise du recrutement prouve douloureusement. Les enquêtes auprès de la profession démontrent un véritable effondrement de la qualité des relations entre adultes, en lien avec une remise en cause très forte de la hiérarchie. En découle un sentiment persistant de ne pas être respecté (et encore moins défendu quand le besoin se présente).

 

Un quotidien délavé par perte de sens

Les professeurs des écoles souffrent de démotivation. En cause ?  Une perte de sens résultant de réformes incomprises car souvent communiquées aux médias et non aux enseignants, sans négociation avec les organisations syndicales et par passage en force pur et simple. Pour preuve, seuls 7% des enseignants considèrent que leur opinion est valorisée par les décideurs politiques et 5% des professeurs songent qu’ils peuvent influencer les politiques éducatives. C’est dire comme la profession se sent dépossédée de tout pouvoir de décision.

La technique du passage en force menée ces dernières années ne peut qu’effaroucher une profession qui l’a déjà bien assez été et qui, au mieux, est sceptique, voire silencieusement opposante puisque jamais écoutée, pas par désobéissance systématique, mais pour survivre et ne pas se faire broyer. 

 

Et on charge la mule

En ce qui concerne la surcharge ressentie, là aussi, les professeurs des écoles sont unanimes et notent leur niveau d’épuisement au travail à une moyenne de 6,8/10, cette note étant plus élevée dans le 1er degré que dans le second. Tout cela est confirmé par une étude de la DEPP qui démontre que le temps de travail hebdomadaire des professeurs des écoles serait de 43h par semaine. Qui plus est, les enseignants affirment qu’ils travaillent au moins 34 jours sur le temps des vacances scolaires. Cela modère les propos de l’opinion publique sur les vacances des enseignants.

Le SNALC demande à ce que les conditions de travail des professeurs des écoles dénoncées dans cette enquête soient prises en compte et que le ministère cesse de leur en demander encore et toujours davantage.