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La réforme des lycées professionnels

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Le SNALC rejette en bloc la réforme qui prendra toute sa mesure à la rentrée 2024. Censée pallier les maux de l’enseignement professionnel, elle est en réalité un non-sens pédagogique et un danger pour le statut des enseignants et leurs conditions de travail. Les revendications du SNALC pour une réelle revalorisation des diplômes professionnels sont à mille lieues de ses préconisations.

Le retour à des épreuves d’examen ponctuelles

Pour le SNALC la première cause des difficultés d’insertion professionnelle ou de poursuite d’études réussies est l’insincérité des diplômes délivrés. C’est pourquoi, il revendique la suppression du CCF et le retour à des épreuves d’examen ponctuelles terminales garantes de la qualité des certifications et de l’égalité des chances pour les candidats. Pour la voie scolaire, le CCF n’a fait que gagner du terrain depuis 2009 du CAP au BTS. Paradoxalement, le maintien d’épreuves ponctuelles terminales sert de gage de qualité aux CFA privés et le Ministère n’hésite pas à réquisitionner les enseignants pour faire passer les épreuves ponctuelles à leurs candidats au mépris de leurs propres élèves. Enfin, cette modalité d’examen nécessite un surcroît de travail pour les collègues, chichement rémunéré (ISS Voie pro 400 € annuels inchangée depuis 2015) et détériore la relation pédagogique avec les élèves, voire engendre des pressions.

En lieu et place du pacte, réinscrire les lycées professionnels dans l’Éducation Prioritaire

Non seulement les réformes successives ont diminué les temps d’enseignement pour la délivrance des diplômes, mais elles ont aussi augmenté le temps de travail hors face à face pédagogique : concertation des enseignants avec des dispositifs pédagogiques incongrus, pléthore de fiches de suivi, formulaires, livret de compétences, etc. à compléter. Or, les lycées professionnels ont été exclus de l’éducation prioritaire en 2015. Au regard du public accueilli et des conditions d’exercice, le SNALC revendique donc pour les PLP les dispositions de l’éducation prioritaire, à savoir : le coefficient de pondération de 1,1 pour chaque heure d’enseignement, le versement de la prime REP + (5 114 €) et l’octroi de l’avantage spécifique d’ancienneté (1 mois pour les 3 premières années et 2 mois pour les suivantes).

Une carte des formations professionnelles réellement pensée sur le long terme

D’un côté, le Ministère a décrété que 15 % des formations seraient non insérantes, notamment dans le secteur tertiaire administratif et commercial et devraient fermer d’ici 2026. De l’autre, la libéralisation de l’apprentissage accompagnée par une manne d’argent public débouche sur 3 apprentis sur 4 employés dans le tertiaire (Dares janvier 2024). Quant au métier de secrétaire bureautique il fait partie du top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2024 selon France Travail. Le SNALC sera particulièrement exigeant sur les moyens mis en œuvre pour accompagner les collègues victimes d’une reconversion subie. Audience ministérielle du 04 juin 2024

Non à la mixité des publics dans les EPLE

Le SNALC n’a pas une opposition de principe à l’apprentissage. En revanche, il est contre la mixité des publics car, dans de nombreuses régions académiques, les enseignants sont les seuls personnels des EPLE pour qui cette modalité doit se faire gratuitement au motif qu’ils ne peuvent pas être payés deux fois pour le même travail. La différenciation et l’individualisation ont aussi leurs limites au regard de la qualité de la formation délivrée.

La création récente du « bureau des lycées professionnels de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue » au sein du ministère de l’Éducation nationale éclaire sur les réelles intentions de cette réforme : transformer les lycées professionnels en centres de formation professionnelle au mépris des besoins des élèves sous statut scolaire et des conditions de travail des enseignants. Le SNALC défend un enseignement professionnel de qualité et le respect du statut des PLP et de leurs conditions de travail.


Article paru dans la revue Quinzaine universitaire n°1491 du 12 juillet 2024