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La mémoire qui flanche

© istock_gremlin-1299310194

Qui n’est pas atteint du syndrome du poisson rouge se souvient de 2020, une année qui devait changer la vision que chacun avait du métier de professeur.

Deux ans plus tard, que reste-t-il de cet amour ?

Les parents, coincés à la maison et devant mettre en œuvre les activités et les devoirs conçus et ciselés par des professionnels contraints de fonctionner à distance, avaient été nombreux à saluer le métier de professeur et à se rendre compte – nous disait-on dans les journaux et sur nos écrans – de la difficulté et de l’importance de notre profession.

Bien sûr, l’on n’alla pas jusqu’à applaudir le soir – que reste-t-il de cela aussi ? – mais, tout de même, il y avait une vraie reconnaissance, bien loin des lieux communs éculés sur les vacances, le nombre d’heures de cours par semaine, l’indécrottable mammouth.

Dans les salles des professeurs, certains se mettaient même à rêver d’être reconnus enfin, tant en termes de respect qu’en espèces sonnantes et trébuchantes.

Deux ans. Un siècle. Une éternité.

Aujourd’hui, l’idée de revaloriser les professeurs devient conditionnelle. Du travailler plus pour gagner plus. La négation même de la revalorisation.

Quant à la reconnaissance du métier, de son côté difficile et très professionnel, elle se résume à des sessions de job-dating et à deux jours de formation.

Bien sûr, des vocations naîtront et des professeurs de qualité pourront prendre leur essor. Mais combien d’échecs et d’abandons ? Et, surtout, quelle image du métier et quelle image de l’intérêt portée à l’instruction des jeunes ?

Vraiment, pour le SNALC, une révolution doit avoir lieu – nous laisserons Copernic en paix – mais elle doit consister en une amélioration du traitement des professeurs : traitement dans les médias, par l’institution elle-même, traitement dans une gestion plus humaine des personnels, traitement au sens salarial du terme, bien sûr.

Sans tout cela, de plus en plus de ce que l’on peut encore parfois nommer des vocations deviendront des amours mortes.

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1468 du 9 septembre 2022