Installation du Comité de suivi de la voie professionnelle
Compte rendu du SNALC du 8 janvier 2026
LE THÈME
Suivi des effets de la réforme des lycées professionnels.
L’ESSENTIEL
Le ministre, Édouard Geffray, a reconnu l’échec du parcours différencié et la non pertinence du parcours personnalisé de juin 2026 pour contrecarrer l’absentéisme des élèves. Il souhaite néanmoins que soit conservée en terminale bac pro une différenciation entre insertion professionnelle et poursuite d’études à la rentrée 2026. L’organisation de la Terminale sera le premier sujet traité par le comité.
Il a également mis en lumière les difficultés de formation des élèves en situation de handicap ou à besoins éducatifs particuliers notamment lorsque leur nombre, dans une classe, dépasse le seuil de l’inclusion. De plus, il a insisté sur la nécessité de considérer leurs perspectives réelles d’insertion professionnelle lors de leur orientation.
Enfin, il a souligné le regain d’attractivité du lycée professionnel dans les choix d’orientation à l’issue du collège, ainsi que les effets positifs du dispositif Avenir pro sur l’insertion professionnelle, avec une hausse de 11,5 % selon une étude indépendante.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- L’abrogation du parcours personnalisé en terminale bac pro, dans le cadre de l’intersyndicale voie pro.
La baisse des heures de formation élèves pour la délivrance du bac pro de plus de 17% (2 412 en 2025 contre 2 900 en 2009). - La hausse des effectifs par classe, depuis 2023, en raison de l’insuffisance de création de places pour répondre au regain d’attractivité de la voie professionnelle.
- La surreprésentation des élèves à besoins éducatifs particuliers et des élèves en situation de handicap en lycée pro (10 % contre 0,9 % en LGT en 2024).
- La difficulté croissante de trouver des lieux de PFMP de qualité, les entreprises étant, par ailleurs, encouragées à accueillir des apprentis ou des élèves de 2de GT.
- Les limites de faisabilité de l’individualisation prônée par l’institution, de surcroit sans reconnaissance financière des personnels pour la charge de travail supplémentaire qu’elle induit.
- La nécessité de rendre aux diplômes, délivrés sous statut scolaire, leur valeur avec un retour à des épreuves ponctuelles terminales et l’abandon de l’évaluation par compétences.
L’AVIS DU SNALC
Le SNALC salue la reprise du dialogue social engagée par le ministère. Toutefois, dans l’intérêt des personnels et de leurs élèves, les améliorations ne sauraient se limiter à la seule révision de la dernière réforme. Favorable à l’ambition ministérielle d’une voie professionnelle d’excellence, le SNALC affirme qu’elle ne peut exister sans une augmentation des dotations horaires, la réduction des effectifs par division et une reconnaissance financière des PLP à la hauteur de leurs missions





