Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Conditions de travail - Santé
Conditions matérielles et temps de travail
Pôle santé-handicap
Relations et climat au travail
Souffrance et risques psycho-sociaux
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC
Avantages - cadeaux
Avantages - culture, loisirs, sports
Avantages - vacances
Avantages - vie quotidienne
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les dossiers
Grenelle et agenda social
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Situation sanitaire
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

INDIGNATION FACE À LA VIOLENCE : ET C’EST TOUT ?

INDIGNATION FACE À LA VIOLENCE

ET C’EST TOUT ?

Par Maxime REPPERT, secrétaire national à la vie scolaire
Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1422
Le SNALC s’indigne devant les images de la collègue braquée en plein cours au lycée E. BRANLY de Créteil. Deux choses sont graves ici : la menace (avec une arme) et la diffusion de cet acte via les réseaux sociaux.

L’arme qui a menacé notre collègue était factice mais la scène, elle, est bien réelle. Interdire le portable au lycée ou mettre des policiers dans les établissements ne résoudra pas le problème. Arrêtons avec cette politique de l’autruche.

Nous assistons, plus largement, à une escalade de violences physiques et psychologiques dont sont victimes les personnels de l’Éducation nationale, professeurs ou non. Les signes sont évidents : émiettement de la mission et de l’autorité du professeur, agressions physiques, harcèlement, burnout, suicides… Les symptômes sont de plus en plus visibles.

Ce drame nous amène à des questions, qui ne sont pas nouvelles malheureusement :

Pourquoi n’y-a-t-il pas d’enquêtes concernant l’augmentation du nombre de burnout qui touchent nos collègues ? Et autour des nombreux suicides dont les médias se font parfois écho ?

Pourquoi n’y-a-t-il pas de visites médicales obligatoires régulières pour les personnels de l’Éducation nationale comme cela est normalement prévu par la loi ? Cela permettrait pourtant de mieux faire face aux risques psychosociaux.

Regardons la réalité en face : actuelle¬ment, il y a seulement 84 médecins pour l’ensemble des académies. Pour donner un ordre d’idée, il y a proportionnellement bien plus de vétérinaires des armées que de médecins dédiés aux personnels de l’Éducation nationale. L’Institution a de l’argent pour mettre des tablettes numériques dans les établissements mais pas pour la santé de ses personnels ?

Nous invitons le Ministre et l’ensemble des partenaires du monde éducatif à ne plus se contenter de vaines paroles d’indignation.

Avec des moyens bien plus modestes, le SNALC a agi concrètement par un travail de synthèse sur la question (mémorandum), par la mise en place de plusieurs dispositifs (Mobi-SNALC…).

Hier un lycéen a menacé une enseignante ; aujourd’hui c’est l’Institution scolaire qui menace l’ensemble des personnels par son aveuglement, son inaction, et par des réformes que nous refusons (nous en proposons d’autres).

Il est important, indispensable, de redonner aux personnels de la dignité. Que ce soit sur le plan humain ou dans la considération de leur profession, cette dignité perdue doit être restaurée.

QUE LA PAROLE SE LIBÈRE

Le SNALC n’a pas attendu que la souffrance des personnels soit médiatisée pour s’emparer de cette question, comme vous pourrez le constater ci-dessous. A cela s’ajoutent des initiatives locales comme la création d’une ligne d’écoute dans l’académie de Dijon en 2017, SNALC Ecoute (anonyme et gratuit). La parole doit se libérer ; c’est dans cette optique que nous mettons à votre disposition un questionnaire sur notre site. Par votre vécu et votre regard, vous pouvez dénoncer cette souffrance et cet isolement qui gan¬grènent notre système éducatif et qui touchent l’ensemble des personnels. Rendez-vous ici : www.snalc.fr/national/article/4214/

HISTORIQUE DES ACTIONS DU SNALC CONCERNANT LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL ET LA QUESTION DE LA MOBILITÉ PROFESSIONNELLE.

  • Depuis 2006 : Le SNALC offre, à tous ses adhérents, par son partenariat avec la GMF, une protection juridique pénale dans l’exercice de leurs métiers.
  • Dès 2012 (et surtout dès 2016) : Des congrès du SNALC sont organisés dans la plupart des académies (Montpellier, Lyon, Strasbourg, Reims, Dijon, Besançon….)
  • Octobre 2016 : Première version du mémorandum sur la souffrance au travail. Premier travail de synthèse réalisé en France par un syndicat sur ce sujet (8 pages).
  • Novembre 2016 : Création de mobi-SNALC, dispositif d’aide aux adhérents du SNALC comprenant :
    • Des outils de prévention et de remédiation à la souffrance au travail dispensés par des spécialistes diplômés, issus du monde de l’éducation.
    • Des conseils en matière d’évolution professionnelle afin d’aborder au mieux son évolution de carrière et/ou sa mobilité professionnelle.

  • Juillet 2018 : parution de la nouvelle mouture du mémorandum, enrichie d’analyses, d’articles et de témoignages…