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Incohérences du protocole sanitaire

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Le protocole sanitaire oscille entre d’incessants allers-retours et toujours plus d’incohérences. Pour le SNALC, il serait temps de ne pas dire tout et n’importe quoi à tout bout de champ. Ce sont les professeurs des écoles qui font les frais d’un manque de constance et d’une impréparation évidente.

Un coup oui, un coup non

Voilà un moment que le protocole sanitaire n’a pas à proprement parler évolué, mais la succession de mises à jour de la FAQ ne fait que le complexifier, semant toujours davantage le doute dans la tête des professeurs des écoles. La scolarisation des élèves de primaire s’est faite jusqu’à présent contre vents et marées en cette année scolaire 2020-2021. A l’exception d’une semaine en distanciel imposée à toutes les écoles, les élèves peuvent maintenant être présents en classe, moyennant des aménagements qui ne sont pas des moindres et dont les équipes pédagogiques doivent s’acquitter. Pour autant le 23 avril 2021, notre ministre a recommandé aux parents d’élèves qui le peuvent, de ne pas mettre leur enfant à la cantine, « maillon faible de l’école » face au coronavirus. « Quand on peut avoir son enfant chez soi pour le déjeuner, c’est mieux. ». L’école : oui. La cantine : non, trop risqué. Alors que jusqu’à présent, la cantine était plébiscitée car elle apporte pour de nombreux enfants le seul repas équilibré de la journée.

Distanciation sociale en milieu clos

Un des paradoxes du protocole sanitaire aura été de mettre en avant la distanciation sociale au sein des classes quand, du fait des effectifs et de la superficie de la classe, il est impossible de baliser une place sur deux. Dans les écoles primaires, nous ne sommes pas en demi-jauge : impossible par conséquent de procéder ainsi. Le protocole retombe néanmoins sur ses pieds avec la maintenant célèbre locution : « dans la mesure du possible ».

Faire l’école à l’extérieur… Sérieusement ?

Si l’idée peut séduire de prime-abord, il ne faut pas oublier qu’il est difficile, si ce n’est impossible, de recourir sérieusement et autrement que par saupoudrage à l’école à l’extérieur, pratique pourtant séduisante. Que pouvons-nous faire mis à part la séance de sport dans la cour ? Il faut alors alterner avec les autres classes et pour des créneaux de moins d’une heure. Et sortir de l’école ? Sans projet long et fastidieux à mettre en œuvre, point de salut et nos IEN ouvrant le parapluie sécuritaire, Vigipirate ne facilite rien. Face à tant de contraintes administratives, l’enseignant n’a pas d’autre choix que de se limiter chaque jour à une séance de sport en extérieur et guère plus.

Conjuguer le quotidien avec l’impossible

Une des mises à jour de la FAQ (24 avril 2021), décidément un peu trop évolutive au goût des professeurs des écoles, a semé le doute concernant l’accueil des élèves dont l’enseignant est absent et non remplacé. Cela n’a pas manqué de poser question, si ce n’est problème : cette mise à jour a précisé qu’il n’était plus possible d’accueillir et de répartir les élèves de l’enseignant absent au sein des autres classes, ceci afin d’éviter le brassage. Si cela s’entend sanitairement, ce point n’a pas manqué de poser des problèmes de logistique quasi insolubles. Comment procéder en effet lorsqu’une classe se retrouve sans enseignant et que « les élèves ne peuvent en aucun cas être répartis dans les autres classes » ? S’il est écrit que « l’accueil des élèves est alors suspendu dans l’attente de l’arrivée du professeur remplaçant », comment faire si les parents ne sont pas au portail à 8h30, leur enfant étant venu seul à l’école ? Le renvoyer à la maison est impensable. Et que faire avec les enfants de personnels prioritaires ? Autant de questions qui ont eu bien du mal à trouver une solution logique, à défaut d’une réponse rapide des IEN.

Tout est question de délais

Comme si cela ne suffisait pas, il est à noter que la plupart des changements majeurs ou des dispositifs les plus lourds à mettre en œuvre ont été annoncés à 23h59 pour le lendemain ou guère mieux. L’impréparation de notre ministère nous laisse sans voix. La capacité d’adaptation des professeurs des écoles est systématiquement mise à contribution une fois de plus.

Lorsque vous avez un doute (et ils sont légitimes, au regard des nombreuses lacunes des différents protocoles sanitaires), le SNALC vous engage à demander à votre inspecteur des consignes écrites et précises propres à chaque cas particulier rencontré, afin de vous couvrir si vos décisions venaient à vous être reprochées par la suite.