Invité de franceinfo jeudi 17 septembre, Jean-Rémi Girard, président du Snalc, a réagi au nouveau barème présenté par le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray, qui prévoit le retrait de jusqu’à deux points en cas d’accumulation de fautes d’orthographe et de conjugaison au bac et au brevet.
“Nous corrigeons parfois des copies avec des phrases qui n’ont pas de sens. À un moment, il faut qu’on en tienne clairement compte”, estime-t-il. Ce barème doit renforcer, dans toutes les matières, la prise en compte de la maîtrise de la langue et la qualité de l’orthographe, de la grammaire, du lexique, de la syntaxe et de la cohérence du propos.
“Nous corrigeons parfois des copies avec des phrases qui n’ont pas de sens. À un moment, il faut qu’on en tienne clairement compte”, estime-t-il. Ce barème doit renforcer, dans toutes les matières, la prise en compte de la maîtrise de la langue et la qualité de l’orthographe, de la grammaire, du lexique, de la syntaxe et de la cohérence du propos.
Mais cette évolution ne constitue toutefois “pas une révolution” pour Jean-Rémi Girard. Selon lui, “ça paraît tout de même aller de soi”. Le responsable syndical juge le futur barème “tout à fait cohérent”, notamment parce qu’il va permettre de clarifier les pratiques de correction. Selon lui, elles pouvaient jusqu’ici varier selon les territoires : “Il pouvait y avoir des consignes différentes d’une académie à l’autre”, affirme-t-il, évoquant “une assez grande diversité de points de vue sur la prise en compte des consignes du ministre”.
Le président du Snalc souligne toutefois que cette mesure ne permettra pas, à elle seule, de répondre à la question du niveau de maîtrise de la langue des élèves. “Un barème, ça ne réclame pas plus de moyens et c’est facile à appliquer”, explique-t-il. “Maintenant, améliorer le niveau de nos élèves dans la maîtrise de la langue, ça demande plus de moyens, ça demande moins d’élèves par classe, ça demande une école inclusive, de qualité, pas faite au rabais. Ça demande aussi une attractivité de nos métiers”, souligne-t-il.





