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France.TV – Hôpital, école : comment éviter le naufrage ?

© france.tv
« Le ministère a une vision ultra stéréotypée de l'entreprise et va appliquer tout ce qui l'arrange pour faire des économies »
Jean-Rémi Girard
Président du SNALC

“Job dating” pour recruter des professeurs pour la prochaine rentrée des classes. Les anglicismes se bousculent au chevet d’un service public malade auxquels Emmanuel Macron a consacré ses deux derniers déplacements. Ce jeudi 2 juin, c’est à Marseille que s’est rendu le président de la République auprès de Pap Ndiaye, nouveau ministre de l’Éducation nationale pour parler de l’école du futur.  Hôpital et école. Ces deux services publics ont tenu et même compensé les manquements de l’État lors de la crise du covid entre manque de moyen, de reconnaissance et de perspective. Comment les sauver et les rendre à nouveau efficace ? 

Jean-Rémi Girard, président du SNALC, syndicat de l’école au supérieur,  répond aux questions de Karim Rissouli dans l’émission C CE SOIR  sur France 5 le 2 juin 2022.

[00:03:39 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

J’ai une première question à vous poser aux uns et aux autres. On va beaucoup évoquer ensemble les services publics, la crise des services publics, quel est le mot que vous emploieriez, mots ou adjectifs pour qualifier l’état des services publics de ce pays ? Je ne vous demande pas un long dégagement mais juste comme ça, une premier humeur sur le moment que l’on vit.

[…] 

[00:06:52 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

Alors dans la salle des profs, Jean-Rémi Girard.

[00:06:54 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

C’est toujours très dur de demander à un prof de lettres un seul mot, mais je vais quand même essayer, moi j’emploierai le mot « résistance » parce qu’aujourd’hui, à l’école, et je sais que ce n’est pas le cas qu’à l’école, les choses tiennent parce qu’individuellement et collectivement on résiste et on prend sur nous, on prend sur nous, on prend sur nous, on essaie d’accomplir notre mission dans des conditions qui sont de plus en plus compliquées, on résiste, on résiste et nous, ce qu’on constate et en tant que représentant syndical, je le vois de plus en plus, 

c’est qu’à force de résister, on craque.

[00:07:25 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

Les digues lâchent.

[…] 

[00:27:33 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

On reviendra aussi sur l’école parce que la question de l’école entreprise, c’est aussi un sujet qui monte, même s’il n’est pas de même nature.

[00:27:38 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Moi, on remplacerait hôpital par école tout le débat fonctionne ; sauf la tarification à l’acte, même si on a parfois des tarifications copies sur les examens. Mais tout le débat fonctionne très clairement et on se retrouve complètement. Enfin, pour l’Éducation nationale le manque d’attractivité premier, et les collègues nous le disent, on les interroge là-dessus, aujourd’hui, c’est la rémunération ! Les conditions de travail arrivent ensuite, elles sont difficiles, mais le point noir c’est la rémunération !

[…] 

[00:35:52 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Et oui, pas que chez vous, nous, on nous a encore annoncé une grande concertation à l’automne dans tous les territoires, c’est formidable. 

Enfin, on a quand même l’impression qu’il y a eu un premier quinquennat. Il y a quand même déjà eu un premier quinquennat, on avait déjà les mêmes problèmes au début, en fait. Et ça s’aggrave, ça s’aggrave, ça s’aggrave. Alors à un moment, il faut bien comprendre que nous n’y croyons pas et même si l’on nous met des jolis mots, des missions flashs, des jobs dating. D’ailleurs vous parliez d’entreprise mais ce n’est pas nous qui l’employons le le le vocabulaire de l’entreprise c’est pas nous qui employons ça, qui parlons de job dating, qui parlons de flexibilité, qui parlons de l’agilité dans les réunions au ministère de l’Éducation nationale, c’est le ministère, c’est notre employeur qui utilise tout ça, et qui en fait une sorte de vision ultra stéréotypée de ce qu’est une entreprise et qui en gros va nous appliquer tout ce qui les arrange pour faire des économies. Le jour de carence : Ah dans l’entreprise, ils ont un jour de carence donc dans la fonction publique on va vous le coller aussi. 2/3 des entreprises le financent le jour de carence, l’éducation nationale Tintin ! On est malade et bien on a notre jour de carence. L’éducation nationale ne lèvera pas le petit doigt. C’est toujours comme ça, le recrutement par les directeurs d’école à Marseille, cette fameuse expérimentation, Emmanuel Macron à un moment, s’est levé pour dire « on va faire que les directeurs d’école de Marseille recrutent leurs enseignants » ! Je rappelle que ce n’est pas un supérieur hiérarchique le directeur d’école, c’est un collègue le directeur d’école, c’est un professeur ! Voilà, c’est cette idée que dans l’entreprise, c’est formidable, on fait des entretiens d’embauche et ça marche très bien, oui, sauf que les écoles marseillaises, elles, ne sont pas du tout attractives. Donc il n’y a personne qui vient, il n’y a pas d’offres, donc la demande peut toujours essayer de fonctionner comme dans l’entreprise, il n’y a pas d’offre.

[…] 

[00:43:28 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

On a évoqué ce terme. L’agilité, le personal Branding, c’est un cauchemar pour vous ces profs, recrutés comme ça; après un entretien de quelques minutes. 

[00:43:37 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Ça va surtout être un cauchemar pour beaucoup d’entre eux dans pas très longtemps. […] Et éventuellement pour les élèves, pour les parents. Ce qu’il faut voir est qu’il ne s’agit pas de taper sur les professeurs contractuels parce que en fait, ce qu’on est en train de recruter, ce sont des professeurs contractuels et c’est devenu structurel. On parlait effectivement dans l’hôpital de la façon dont on faisait de l’intérim, nous à l’Éducation nationale, on a développé l’intérim de façon structurelle : c’étaient les vacataires, c’est maintenant les contractuels. 

[00:44:05 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

Mais ils ne sont pas mieux payés ?

[00:44:06 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Ils sont moins bien payés. Bien entendu. […] Ce système de contractuel, c’est parce que déjà de toute façon on n’arrive plus à remplir les places au concours qu’on a rendu de plus en plus difficile, il est à bac plus 5, alors c’est génial, on a augmenté le nombre d’années d’études, c’est formidable ! On va avoir des gens incroyables. Ils sont bac plus 5, ils ont un concours, ils ont une formation. Sauf que dans beaucoup de disciplines du 2nd degré, il n’y a plus grand monde et maintenant et ce qui est nouveau depuis quelques années, c’est qu’on on a du mal à recruter des professeurs des écoles. Les professeurs du premier degré. Et ça, ce n’était pas le cas encore. Il y a 10 – 15 ans, ça n’existait pas ce problème là . Maintenant, à Versailles, à Créteil et cette année à Paris par exemple, on n’arrive plus à recruter des professeurs des écoles. […] Mais on en manque à chaque rentrée, en fait ! 0n ne va pas en manquer spécifiquement à cette rentrée là. 

C’est déjà le cas. Vous vous trouverez déjà un certain nombre de parents qui vont vous dire que leur enfant n’a pas eu anglais, n’a pas eu techno, n’a pas eu physique pendant un mois, pendant 2 mois, pendant 6 mois, parfois l’année où il passait le bac, il a eu 2 mois de Français, ça existe déjà ! Mais là on est sur quelque chose qui s’amplifie et, ce qui est terrifiant dans cette histoire du job dating de l’Académie de Versailles à laquelle j’appartiens, c’est ma rectrice ! Elle a toujours des idées géniales, ce qui est terrifiant, ce n’est pas uniquement qu’ils organisent ça parce qu’à un moment oui, il faut recruter les contractuels et les contractuels dans l’Éducation nationale, on n’a pas attendu le job dating pour les recruter en une demi-heure en leur disant que dans 48 h, vous commencez devant les élèves, c’est déjà la norme en fait, c’est qu’on s’en réjouisse et c’est qu’on dise  regardez, c’est formidable ce Job dating qu’on a organisé, mais en fait là, ce que l’on voit, c’est la précarisation du métier. Ce sont des gens précaires dont probablement entre 10 et 30% ne finiront pas l’année prochaine parce que certains pensent que ça va être tranquille, ça va me reposer après ce que j’ai fait après ma première carrière, j’étais ingénieur et cetera, bon courage avec les quatrièmes à Trappes, bon courage pour vous en sortir. Certains s’en sortent, certains passent ensuite les concours. Certains fonctionnent et deviennent dans ces cas-là, souvent fonctionnaires, c’est peut être pour ça, mais beaucoup  abandonnent et des élèves qui voient 3, 4, 5 contractuels passer pendant l’année, il y en a énormément.

[00:46:41 — 01:06:48] [Camille Diao] 

Et vous parliez de paupérisation. Je voulais revenir justement sur la question de la rémunération des enseignants puisqu’on disait tout à l’heure que les enseignants français sont moins bien payés que chez nos voisins européens. Mais ils sont aussi moins bien payés que les enseignants d’hier, pas forcément en valeur absolue, mais de façon relative, je voulais vous montrer un graphique qui qui est signé de l’économiste, Lucas Chancel, qui montre donc l’évolution du salaire brut des enseignants entre 1980 et l’année dernière 2021. Il ne faut pas lire cette courbe en salaire absolue, en valeur absolue du salaire mais relativement au SMIC. En 1980, un prof de collège en début de carrière, gagnait 2,3 fois le SMIC, en 2021 donc, 41 ans plus tard, ce n’est plus que 1,2 fois le SMIC. Qu’est ce qu’elle nous dit cette courbe ?

[00:47:25 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Et avec je rappelle un concours qui est maintenant passé à bac plus 5 ce qui n’était pas du tout le cas en 1980. Cette courbe, elle nous dit qu’il y a une dévalorisation du métier d’enseignant qui fonctionne en cercle vicieux : c’est à dire on est moins bien payé donc on a une moins bonne image dans la société, on est moins bien payés et donc ça continue. 

[00:47:45 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

Et donc aussi, on a du mal à recruter de nouveaux enseignants, j’imagine ?

Un jeune homme ou une jeune femme qui, à bac plus 5 gagne 1,2 fois le SMIC dans l’Éducation nationale, gagnerait  sûrement beaucoup plus dans le privé ?

[00:47:55 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Oui, c’est certaines disciplines, par exemple, selon des cas très connus et depuis longtemps pas depuis cette rentrée là, les mathématiques, par exemple, sont une discipline qui structurellement, a du mal à recruter depuis des années et des années. Vous imaginez, vous, avoir un bac plus 5 en mathématiques, aujourd’hui on vous dit, vous allez être stagiaire, vous allez gagner 1,2 fois le SMIC, ensuite vous gagnerez, allez, 1,4 fois le SMIC, vous serez muté dans une académie à 500 km de chez vous, dans un collège difficile parce que la plupart du temps, c’est ça où vous serez remplaçant, c’est à dire que vous irez vous balader de collège en collège. Mais pourquoi les gens vont faire ça ? 

[…] 

[00:49:58 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

La valeur ajoutée d’un établissement scolaire, mais bien sûr qu’on dit ça, il y a des classements dans tous les magazines, la valeur ajoutée du lycée machin… 

[…] 

[00:52:51 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Notre temps de travail n’a pas changé avec les 35 heures. […] Les enquêtes montrent que le temps de travail des enseignants augmente régulièrement. 

[…]  

[00:58:13 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Le proviseur ne sait pas faire de ressources humaines, ce n’est pas son job !

Vous imaginez un grand lycée parisien qui dit, c’est le proviseur qui recrute, il va y avoir 10 000 candidatures parce que c’est un grand lycée parisien. 

00:00:20 Présentateur 1 

Et à côté, le collège REP+ de l’académie de Créteil, personne va venir, ça marche, pas d’accord. Le côté au plus près du terrain, dans l’Éducation nationale, c’est l’exemple type de la fausse bonne idée parce qu’en fait c’est pas le plus près du terrain qui définit les budgets. Donc en fait, nous on gère la pénurie, on est en train de se battre entre nous.

[…] 

[01:01:28 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard]  

Non, parce que maintenant on a des remplaçants numériques qui arrivent. Le prof derrière l’ordinateur qui va faire cours aux élèves qui sont dans une salle de classe à 200 km. 

[…] 

[01:02:40 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Ce n’est pas une raison pour utiliser le mot Grenelle, n’importe quoi maintenant. 

Nous a fait un Grenelle de l’éducation, mon syndicat, le SNALC, un syndicat représentatif a participé à toutes les réunions de tous les groupes du Grenelle de l’éducation, organisé par l’ancien ministre. Effectivement, je confirme qu’il n’en est strictement rien sorti. Et voilà, on veut organiser Vatican 2, mais en fait il en ressort une papamobile ! Voilà c’est, très limité à l’arrivée. 

[01:03:08 — 01:06:48] [Thomas Snégaroff] 

C’est quoi la solution pour vous, pour améliorer la situation, pour ramener des jeunes à vouloir entrer dans la carrière, pour retenir des profs qui démissionnent, (il y en a de plus en plus d’ailleurs, chaque année), c’est quoi la solution selon vous ?

[01:03:17 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Tout à fait, il n’y en a pas encore tant que ça dans l’éducation nationale, je parle des enseignants, il y a d’autres métiers plus compliqué, c’est relativement marginal, mais c’est en augmentation, ça augmente chaque année. 

[01:03:28 — 01:06:48] [Camille Diao] 

Ça a même quadruplé sur les 10 dernières années.

[00:06:54 — 01:06:48] [Jean-Rémi Girard] 

Tout à fait et il y a aussi ceux qui aimeraient bien partir mais qui n’y arrivent pas, ceux-là, ils sont compliqués à mettre en statistique. Nous, c’est pas tant le sens du métier. Je crois que le sens du métier globalement, on le voit assez bien chez plupart des collègues, ils nous disent le problème, ce n’est pas avec les élèves ; certes il y a des endroits où c’est très compliqué avec les élèves, on ne va pas se le cacher, mais globalement, majoritairement les collègues nous disent que s’il y avait que les élèves, ce serait encore bien voire génial dans un certain nombre de situations. Le problème n’est pas là. Le problème c’est qu’on a eu une augmentation du temps de travail, qu’on a eu une baisse du pouvoir d’achat monstrueuse. À un moment, on ne va pas y aller par 4 chemins et dire des mots tordus ; on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, si on ne revalorise pas fortement la rémunération et qu’on n’agit pas aussi sur des paramètres de conditions de travail comme la taille des classes. On est l’un des pays les pires là-dessus. Le climat de discipline en France pour l’OCDE, (l’OCDE dit parfois des choses très intéressantes) est l’un des pires, parce qu’on a un problème de reconnaissance de l’autorité, de la valeur et du professionnalisme des personnels de l’Éducation nationale. On se prend de plus en plus des parents d’élève dans la figure. Et quand notre hiérarchie donne raison aux parents contre l’enseignant, l’année est foutue, elle est foutue. Il y a un vrai problème de gestion des ressources humaines. Vous parlez des ressources humaines. Nous voyons arriver les GRH de proximité, on essaye de nous mettre en place une gestion des ressources humaines de proximité, c’est quoi ? C’est un personnel qui existe déjà, qui a déjà des missions, un administratif, un chef d’établissement et auquel on dit « maintenant, vous êtes en plus le GRH de proximité ». Les gens viennent vous voir, vous n’avez pas la réponse, donc vous leur dites il faut appeler le service machin.

« On vient d'annoncer une grande concertation à l'automne dans tout le territoire, [...] il y a eu un premier quinquennat, on avait déjà les mêmes problèmes, ça s'aggrave »
Jean-Rémi Girard
Président du SNALC
« On a développé l'interim de façon structurelle à l'EN parce qu'on n'arrive plus à remplir les places au concours. On manque de profs à chaque rentrée, pas spécifiquement à cette rentrée : ça s'amplifie et ce qui est terrifiant avec le job dating, ce n'est pas tant qu'on organise des job dating mais qu'on se réjouisse de la précarisation du métier ; beaucoup ne finiront pas l'année »
Jean-Rémi Girard
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