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Formation à la laïcité : circulez, il n’y a rien à voir

© iStock_StockSolutions

Imaginez la scène : vous êtes sur l’autoroute des vacances, forcément très chargée en ce début d’été, et soudain c’est la panne totale. Vous avez juste le temps de vous ranger sur la bande d’arrêt d’urgence. Panique à bord, vous évacuez vos proches, signalez l’obstacle et donnez l’alerte : vous avez besoin d’une intervention d’urgence pour éviter des conséquences aussi dramatiques qu’imminentes. Après une attente qui vous semble interminable face à la menace qui vous frôle, les forces de l’ordre finissent par arriver mais, en guise de secours, vous font un sermon sur le Code de la route. Et désormais, pour parer ces situations, tout futur conducteur sera interrogé et évalué sur sa parfaite connaissance dudit Code.

C’est à peu près ce que l’on est en train de mettre en place avec la parution prochaine d’un référentiel de « formation à la laïcité et aux valeurs de la République » : un amalgame de formulations saugrenues, où l’on pointe en priorité les devoirs et l’exemplarité des agents.

Au départ, un atelier du Grenelle avait été programmé après la mort de Samuel Paty sur « La protection des personnels et les valeurs de la République ». Le SNALC y a activement participé ; des débats sans langue de bois avaient permis d’exprimer un constat très réaliste et des besoins d’information – plus que de formation – et d’accompagnement des personnels, surtout professeurs, qui se sentaient démunis face à des situations de remise en cause de leurs enseignements, rejet des principes républicains dont la laïcité, jusqu’à l’agression verbale voire physique.

Peu à peu, la protection des personnels a été reléguée au point de n’être qu’une vague allusion qui semble tombée comme un cheveu dans la soupe du référentiel. En réponse aux difficultés dont ils témoignent et au besoin d’outils pour réagir ou prévenir les comportements attentatoires à la laïcité et aux principes républicains, on sommera désormais les agents de maîtriser parfaitement les obligations à agir en bon fonctionnaire qui, selon la DGESCO, suffiraient à incarner – donc transmettre et faire respecter – les valeurs de la République.

Cette grotesque conclusion témoigne d’une déconnexion totale de l’institution avec la réalité de nos métiers. Il eût été plus honnête de conclure qu’elle n’avait pas de solution à proposer face à un phénomène de société qui dépasse largement notre ministère.