Un arrêté publié au Journal officiel du 17 avril 2025 modifie les modalités d’inscription à l’examen professionnel d’accès au grade de technicien de recherche et de formation de classe supérieure (ITRF). En introduisant explicitement le rapport d’activité dans le dossier de candidature, ce texte renforce les exigences pesant sur les agents. Cette évolution, loin d’être neutre, appelle une information claire des personnels et une anticipation accrue de leur préparation.
Ce qui a changé
La publication de cet arrêté vient préciser le cadre réglementaire applicable à l’examen professionnel de Technicien de Recherche et de Formation de classe Supérieure (ITRF).
Si les conditions statutaires d’accès demeurent inchangées, le texte apporte des clarifications sur la nature des épreuves et, surtout, sur les éléments constitutifs du dossier de candidature.
Cette évolution concerne spécifiquement cet examen professionnel et modifie concrètement la manière dont les candidats doivent désormais se préparer.
Un dossier qui devient central
L’examen professionnel est clairement structuré en deux temps :
- Une phase d’admissibilité, fondée sur l’examen d’un dossier ;
- Une phase d’admission, reposant sur un oral comprenant un exposé et un entretien avec le jury.
Le dossier n’est plus une simple formalité administrative. Il sert à apprécier la valeur professionnelle du candidat, à partir de ses titres, de ses travaux et d’un rapport d’activité.
Ce déplacement est majeur : l’admissibilité se joue désormais en grande partie sur la qualité du dossier présenté.
Le rapport d’activité, un tournant
Le rapport d’activité constitue le cœur de cette évolution.
Il ne s’agit pas d’un CV rédigé, ni d’une liste exhaustive de missions, mais d’un document permettant au candidat de :
- Retracer son parcours professionnel ;
- Décrire les responsabilités réellement exercées ;
- Mettre en lumière les compétences acquises et mobilisées ;
- Montrer l’évolution de sa posture professionnelle.
Ce rapport exige un travail de réflexion, de structuration et de hiérarchisation des expériences.
Pourquoi l’anticipation devient indispensable
Les périodes d’inscription à l’examen professionnel restent limitées dans le temps. Dans ce contexte, attendre l’ouverture des inscriptions pour rédiger son rapport d’activité expose les candidats à un travail précipité, souvent trop descriptif et insuffisamment argumenté.
Anticiper la rédaction du rapport d’activité devient donc une nécessité.
Cela permet de prendre du recul sur son parcours, de construire un propos cohérent et de présenter un dossier conforme aux attentes du jury.
Pour les sessions à venir, et notamment à partir de 2026, cette anticipation constituera un facteur déterminant de réussite.
À retenir
Points de vigilance pour les candidats
- Le dossier est désormais un élément central de l’admissibilité.
- Le rapport d’activité en est la pièce structurante.
- Sa rédaction doit être engagée bien avant l’ouverture des inscriptions.
Une nouvelle temporalité pour les agents
Il n’y a pas de remise en cause globale de l’examen professionnel, mais un changement de focale.
La réussite à l’examen de Technicien de classe supérieure ne repose plus uniquement sur la prestation orale : elle commence dès la constitution du dossier.
Cette évolution appelle une vigilance collective. Les agents doivent être clairement informés de ces nouvelles exigences et disposer du temps nécessaire pour s’y préparer dans de bonnes conditions.
Références réglementaires
Arrêté du 17 avril 2025, Modifiant divers arrêtés relatifs aux examens professionnels de sélection pour l’accès à certains grades des corps d’ingénieurs et de personnels techniques et d’administration des établissements publics scientifiques et technologiques.
(NOR : MENH2502623A), Journal officiel de la République française, n° 0098 du 25 avril 2025.