Emploi du temps : à qui profite le rythme ?

© iStock_LittleBee80

Si la répartition des niveaux de classe est souvent connue au début de l’été, il n’en va pas de même pour l’emploi du temps que la plupart des professeurs découvrent le jour de la pré-rentrée.

 

 

DANS LE SECOND DEGRÉ

 

Dans les salles de professeurs se cultivent de nombreuses légendes. L’une d’elles raconte qu’une demi-journée libre, au moins, serait obligatoire dans l’emploi du temps de chaque professeur, y compris pour un collègue à temps partiel, en proportion de sa quotité.  En réalité, aucun texte règlementaire n’évoque le droit à une demi-journée libérée dans l’emploi du temps de la semaine. Dans les faits, c’est le chef d’établissement qui décide in fine de l’organisation des services, de la répartition des classes et des emplois du temps.

 

Seule une très ancienne note de service (85-295 du 22 août 1985) recommande (sans obligation) des aménagements pour les enseignants poursuivant une recherche universitaire en doctorat. Aucun autre motif n’est mentionné : ni raisons de santé, ni situation familiale, ni même contraintes de formation…  La seule obligation du chef d’établissement est de « fixer le service des personnels dans le respect du statut de ces derniers » (Article D454-12 alinéa 2 du Code de l’Éducation). Le dialogue devrait cependant rester possible. Pour cette démarche, n’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre section SNALC.

 

 

DANS LE PREMIER DEGRÉ 

 

Les emplois du temps des professeurs des écoles sont en lien direct avec les rythmes scolaires dont la réforme avait été combattue par le SNALC. L’introduction des temps d’activités périscolaires avait notamment engendré des situations ubuesques d’une école à l’autre, avec des répercussions considérables sur l’organisation des emplois du temps.

 

Depuis, le décret n°2017-1108 a instauré un dispositif dérogatoire permettant à la plupart des écoles de revenir à l’organisation sur 8 demi-journées sur 4 jours, au lieu des 9 qui s’étalaient sur 5 jours. Notons que les refus de dérogation se font pour beaucoup au titre des transports scolaires… bien loin de l’intérêt des élèves. Quant à celui des professeurs, il est hélas trop souvent réduit à la portion congrue.

 

Il faut pourtant reconnaître qu’un professeur ayant un emploi du temps lui permettant de s’organiser au mieux ne sera que plus épanoui dans son travail.

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