La publication récente, par le ministère, du Plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (2025-2027), nous fournit l’occasion d’un petit rappel historique.
Fondée en 1905, la Fédération Nationale des Professeurs de Lycée et du Personnel de l’Enseignement secondaire Féminin, est l’ancêtre du SNALC. À l’époque, les lycées n’étaient pas mixtes et le personnel féminin cantonné à l’instruction des jeunes filles. Mal payé, mal considéré, le corps enseignant féminin méritait d’être défendu et notre toute jeune Fédération s’est emparée de la question avec conviction.
On retrouve dans nos archives, dès 1905, la formulation de vœux pour que le corps enseignant féminin perçoive les mêmes traitements et profite du même système d’avancement que son homologue masculin.
Le mouvement féministe pour l’égalité femmes-hommes était en marche et nous le soutenions.

Extrait du Bulletin de la Fédération Nationale des Professeurs de Lycée et du Personnel de l’Enseignement secondaire Féminin, décembre 1905 p.15
Le congrès émet le vœu :

Extrait du Bulletin de la Fédération Nationale des Professeurs de Lycée et du Personnel de l’Enseignement secondaire Féminin, février 1920 p.729
Dans un même esprit progressiste et égalitaire, la Fédération a œuvré pour la reconnaissance de la valeur de l’enseignement des jeunes filles. Considérée comme une instruction de seconde zone jusqu’en 1924, son diplôme ne donnait pas accès à l’enseignement supérieur.
« L’enseignement secondaire féminin, né d’hier, a, plus encore que son frère ainé, des lacunes à combler, des injustices à réparer, des réformes à faire aboutir », peut-on lire dans le premier bulletin de la Fédération Nationale des Professeurs de Lycée et du Personnel de l’Enseignement secondaire Féminin – Octobre 1905 p.18

Extrait du Bulletin de la Fédération Nationale des Professeurs de Lycée et du Personnel de l’Enseignement secondaire Féminin, octobre 1905 p.18
Après 20 ans de débats, le décret Léon Bérard du 25 mars 1924 signe une victoire : Proposant un programme d’études identique à celui des garçons, l’enseignement secondaire féminin est enfin autorisé à délivrer le diplôme du baccalauréat. Les portes de l’université sont désormais ouvertes aux jeunes filles.
C’était il y a tout juste 100 ans, ce fut l’un des premiers combats du SNALC.