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Consultation du SNALC sur les rythmes scolaires – les professeurs des écoles s’expriment !

© istockphoto_ilbusca-164120807

Consultation du SNALC sur les rythmes scolaires

Les professeurs des écoles s’expriment !

Le SNALC a été le premier syndicat à défendre avec fermeté le maintien de la semaine de quatre jours. Fidèle à ses principes, le SNALC n’a jamais dévié de sa position, contrairement à d’autres signataires de l’appel de Bobigny de 2010 et acteurs du débat, qui ont parfois changé d’avis à plusieurs reprises sur la question de l’école le mercredi matin.

Non, le SNALC ne reviendra pas sur sa position et restera fermement opposé à la semaine de 4,5 jours et ce, dans l’intérêt du métier, de l’école, des élèves et conformément à la volonté de la majorité des professeurs. De la même manière, le SNALC ne changera pas d’avis sur la nécessité de préserver les vacances scolaires. Plus que jamais, elles sont indispensables au regard de la complexification du métier ces quinze dernières années et de la fatigabilité croissante qui en découle.

Bien entendu, le SNALC n’a pas oublié les quelque 5 % des écoles qui travaillent le mercredi matin. Certains collègues subissent ce rythme, d’autres beaucoup plus rares apprécient cette organisation. Le SNALC respecte la position de ces derniers qui ont toute légitimité pour affirmer que dans leur situation et leur contexte, cet aménagement est appréciable.

 

Pourquoi cette communication du SNALC en ce début d’année scolaire?

Le ministre de l’Éducation nationale et le président de la République, appuyés par certaines associations et organisations syndicales, ont évoqué, pour la prochaine rentrée scolaire, un retour généralisé à la semaine de 4,5 jours et la réorganisation du rythme scolaire, notamment par la réduction des vacances.

La semaine de 4 jours est un aménagement soutenu par plus de 300 000 professeurs des écoles, soit environ 95 % d’entre eux, qui se sont prononcés en sa faveur par le biais des conseils d’école. Pour ces enseignants, il ne s’agit pas d’un choix de confort personnel, mais d’une décision fondée sur un constat de terrain clair : le mercredi matin accentue la fatigue des professeurs, réduit leur efficacité, et pèse lourdement sur celle des élèves, ainsi que sur leur capacité à apprendre et à travailler dans de bonnes conditions. Et ce constat est fondé sur le vécu des professeurs quand dès 2013, la semaine de 4,5 jours a été instaurée. Face à un rejet massif de ce rythme hebdomadaire, un décret du 27 juin 2017 a permis une organisation dérogatoire sur 4 jours, accordée par les IA-DASEN, pour une durée de 3 ans.

S’agissant d’une dérogation, le risque d’un refus brutal et massif du rythme à 4 jours par les IA-DASEN, sous l’effet de pressions politiques, est plus présent que jamais, notamment à l’aube des élections présidentielles.

Même si plus de 94% des communes ont fait le choix de la semaine de 4 jours d’école, la législation définit aujourd’hui  comme norme officielle la semaine de 9 demi-journées travaillées.

Le SNALC poursuit son combat pour faire entendre clairement la voix de tous les professeurs des écoles. Face aux menaces qui pèsent sur l’organisation actuelle du temps scolaire, le SNALC s’engage pleinement à défendre les intérêts des plus de 300 000 professeurs des écoles et à s’opposer à toute remise en cause des choix des enseignants.

La consultation citoyenne lancée en 2025 par le président de la République a confirmé les craintes du SNALC : elle s’est prononcée en faveur d’un retour à la semaine de 4 jours et demi.

A l’évidence, cette consultation s’inscrit dans une démarche savamment préparée pour permettre à nos dirigeants politiques d’argumenter en faveur de cette organisation.

Quel crédit donner aux recommandations d’une consultation citoyenne de 133 personnes tirées au sort, dont les conclusions sur les rythmes sont en parfaite opposition avec l’avis de la profession ?

Ces 133 participants ne disposaient pas de la connaissance approfondie du fonctionnement de la classe, de la psychologie des apprentissages, ni des réalités et difficultés auxquelles les professeurs sont quotidiennement confrontés sur le terrain. Or, ce sont précisément ces professeurs qui vivent chaque jour les effets concrets de l’organisation du temps scolaire sur les apprentissages, la fatigue des élèves et les conditions d’exercice du métier.

Le SNALC a donc décidé de lancer sa propre consultation auprès des experts que sont les professeurs des écoles, qui peuvent mieux que quiconque déterminer ce qui est le mieux pour eux, pour leurs élèves et pour leur métier. Seules deux questions ont été posées, la première sur le rythme hebdomadaire et la seconde sur les vacances scolaires : êtes-vous POUR ou CONTRE ? En fin de sondage, une zone d’expression libre nous a permis de recueillir les commentaires des participants à la consultation, notamment ceux des collègues qui exercent à 4 jours et demi. Vous trouverez ci-après un certain nombre de ces commentaires. Nous avons fait le choix de vous les partager tels qu’ils ont été écrits par les collègues, avec leurs mots et leurs expressions.

Ce document présente les résultats de la consultation citoyenne du SNALC forte de plus de 20 000 réponses qui confirment que, 13 ans après la mise en place de la semaine scolaire sur 4 jours et demi, la quasi-unanimité des professeurs des écoles rejette ce rythme hebdomadaire ou veut en sortir.

Question n°1

Près de 95% des collègues qui se sont exprimés
ne veulent pas travailler le mercredi matin.

Beaucoup de professeurs des écoles ont souligné que la pause du mercredi était indispensable pour « tenir le coup ». Sans elle, un nombre non négligeable de collègues nous ont signifié qu’ils pourraient être contraints de demander un temps partiel pour raison de santé, malgré les conséquences financières que cela entraînerait.

Nous avons pu constater que ce rythme imposé dans certaines villes a des conséquences sur le mouvement intra-départemental : les communes qui fonctionnent sur 4,5 jours sont peu plébiscitées.

 

Témoignages de collègues : la colère

Il ressort de la majorité des commentaires une réelle colère à l’idée que le rythme de 4.5 jours pourrait être imposé de nouveau pour tous. Voici quelques commentaires anonymisés sur la question.

C.M. : “Testé et désapprouvé en 2013 par tous les acteurs impliqués : parents, enfants, commune et accessoirement, profs.”

C.E. : “Comment peut-on envisager de revenir à la semaine de quatre jours et demi après le fiasco qu’a été cette expérience, étant donné que la situation financière de l’Etat et des collectivités locales ne s’est pas améliorée? N’a-t-il pas été démontré grandeur nature que ça ne marchait pas ?” 

A.B. : “Pour tenir (sur 5 jours), plusieurs collègues se mettent à temps partiel, et donc payent de leur poche pour éviter l’épuisement et le burn out !”

N.P. : Est-ce que le ministère a anticipé le nombre d’arrêts maladie dus aux absents pour craquage ? Le nombre de classes qui ne seront pas remplacées (nombre de TR qui vont être en arrêt “craquage”) ? Le manque à gagner sur les frais réels et les indemnités kilométriques des remplaçants ? La qualité de l’enseignement quand les enseignants n’auront pas le temps de préparer la classe ?

P.G. : “Pourquoi certains sont à 4 jours et d’autres à 4,5 sans compensation financière pour les trajets et les gardes d’enfants ?

B.K. :“Je ne suis fondamentalement pas contre l’idée de modifier les rythmes scolaires… Si on adapte tout ce qui tourne autour ! Les enfants ont des journées trop longues parce que leurs parents ont des journées trop longues ! Faire moins d’école pour faire plus de périscolaire n’a pas de sens par exemple. Ni obliger les parents à payer plus de garderie ou à faire du temps partiel subi.”

 

Témoignages de collègues : la fatigue des élèves

Beaucoup de collègues ont mis en avant une fatigue généralisée, à la fois des professeurs, mais aussi des élèves, en fin de semaine et en fin de période.

N.Q. : “Les élèves dont les parents travaillent n’ont eu aucun changement de rythme de vie (7h30/18h30 à l’école) et le mercredi en centre aéré n’a absolument rien à voir avec une demi-journée de classe. On leur demande de travailler alors qu’au centre aéré ils peuvent se reposer, jouer, bref ne pas avoir la charge de travail d’un jour de classe.

F.D. : Nous avons déjà expérimenté le travail du mercredi suite à la réforme Peillon et ça a été une catastrophe. J’étais en maternelle à ce moment-là. Les élèves tout comme les enseignants étaient très fatigués du fait de ne pas avoir la coupure du mercredi. Comme on finissait un peu plus tôt, du coup on ne voyait plus les parents le soir. La garderie ayant lieu dans les classes, les enfants avaient du mal à faire la différence entre les règles de la garderie et celles de la classe. Bref, une grande confusion pour tout le monde. On nous avait dit que ces nouveaux rythmes étaient bons pour l’enfant, on y avait cru et joué le jeu mais on s’est bien fait avoir. Donc maintenant soyons vigilants à ne pas nous faire avoir une 2ème fois ! 

 

Témoignages de collègues : l’obligation de faire classe le mercredi matin

De nombreux collègues des académies de Rennes, Grenoble, Nantes ou encore Paris, qui exercent encore le mercredi matin, nous ont fait part de leur souffrance et de leur désespoir. Ils ont clairement l’impression d’avoir été oubliés.

P.C. : La pause méridienne de 2h15 est bien trop longue. Les enfants sont dans la cour, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ! Nous récupérons les élèves très énervés à 14h. Nous nous battons contre la mairie depuis des années mais elle ne veut rien entendre.” 

A.L. : “Je fais partie des rares écoles du département qui restent coincées à 4,5 jours par refus des équipes municipales de changer (école le mercredi matin et pause méridienne de 12h à 14h30). Les enfants sont épuisés et énervés dès le jeudi, les équipes également ; le mercredi matin libéré est de plus un des critères pour les parents qui vont à l’école privée d’en face qui, elle, est à 4 jours ! “

M.-A. B. :  À quand une uniformisation des rythmes ? Nous nous sentons complètement lésés de travailler 36 jours supplémentaires dans l’année !!!

 

 Témoignages de collègues : favorables à la classe le mercredi matin

5 % des collègues qui se sont exprimés sont favorables au mercredi travaillé, parce qu’ils le vivent plutôt bien. Il est à noter que l’adhésion à cette semaine de 4,5 jours des quelques professeurs qui se sont exprimés est le plus souvent liée à une politique locale forte en faveur de l’éducation, avec une municipalité qui a véritablement mis des moyens sur le temps, les activités et le personnel extra-scolaires.

V.Q. : “J’avais eu la chance de voir lors de la réforme des rythmes une commune qui avait mis les moyens et qui ressemblait un peu plus au système de nos voisins européens. Les enfants avaient école de 8h30 à 12h tous les matins et de 14h à 15h30 les après-midi sauf le mercredi après-midi. Après l’école les enfants qui étaient pris en charge par le périscolaire avaient des activités de qualité : dessin, langues, théâtre, etc. Certains pouvaient même bénéficier de bus mis en place par la commune et qui les emmenaient à leurs activités : piscine, conservatoire… Ainsi ces activités ne se terminaient pas à point d’heure après l’école mais comme une journée classique d’école et les parents n’avaient pas à gérer le transport aller. Seulement le retour en sortant de leur travail. Mais c’était une commune riche qui avait les moyens d’investir pour les enfants. “

M.C. : “Moi, je suis POUR le mercredi matin travaillé. Ceux qui disent que le mercredi sert à préparer sa classe, c’est du n’importe quoi. Perso ça fait plus de 15 ans que je fais exactement la même chose en classe tous les ans, plus aucune préparation, plus aucune correction à la maison. En plus, ça me permet de terminer plus tôt le soir, à 15h30.”

 

Position du SNALC

La position du SNALC n’a jamais été idéologique, mais pragmatique. D’ailleurs, l’idéologie d’autres organisations syndicales, qui vantaient les bienfaits de la classe le mercredi matin, s’est très vite heurtée à la réalité du terrain : dans les écoles et les communes, les constats négatifs se sont révélés unanimes après quelques semaines seulement de classe le mercredi matin. Les réactions des professeurs, des parents, des municipalités et des élèves eux-mêmes ne laissaient place à aucun doute. Rares étaient les défenseurs de la semaine de 4,5 jours parmi les collègues.

Pour les élèves  

Même constat par une grande majorité des professeurs lors de la mise en place de la semaine de 4,5 jours : en fin de semaine – notamment le jeudi matin – et en fin de période, la fatigue et l‘irritabilité des élèves étaient indiscutables. Qui plus est, en raison de la perte du mercredi matin, les associations culturelles ou artistiques, les écoles de musique, les écoles de danse et les clubs sportifs ont vu le nombre d’enfants inscrits chuter.

Le mercredi est « la journée des enfants » : un temps de repos et d’activités libres – et parfois un temps familial – avant d’aborder la seconde partie de la semaine.

Lors de la mise en place en 2013 et 2014 de la semaine de 4 jours et demi, la majorité des élèves qui finissaient la classe plus tôt restaient finalement à la garderie le soir pour attendre leurs parents, ce qui allongeait leur temps de présence à l’école. Faute de moyens et par manque de personnels d’animation qualifiés, les activités périscolaires (NAP/TAP)  proposées l’après-midi ou le soir, étaient le plus souvent peu intéressantes, voire inadaptées à l’âge des élèves. Elles se transformaient alors en une immense récréation-garderie dans les locaux scolaires, avec tous les problèmes que cela pouvait engendrer…

Pour les professeurs des écoles 

Pour les professeurs, la coupure du mercredi est essentielle, non seulement pour préparer la classe, mais aussi pour bénéficier d’un temps de pause devenu indispensable face à des conditions de travail qui se sont nettement dégradées depuis une quinzaine d’années. La classe le mercredi matin complique par ailleurs la prise de rendez-vous médicaux pour les familles, concentrant de fait une forte demande sur le mercredi après-midi et entraînant une saturation des services de soins. Les professeurs, qui obtiennent de plus en plus difficilement des autorisations d’absence pour se soigner, se trouvent ainsi doublement pénalisés lorsqu’ils doivent également faire soigner leurs propres enfants. Les répercussions sur l’organisation familiale sont considérables, d’autant que les animations pédagogiques, formations et autres convocations sont souvent reportées en soirée, le mercredi après-midi, voire parfois le samedi.

Pour les familles 

Le mercredi libéré permet à certains parents de confier leurs enfants aux grands-parents, ce qui renforce les liens familiaux, certains enfants peuvent s’inscrire à des activités, et bien souvent les parents posent une journée de congé ou prennent un temps partiel pour simplement profiter de ce moment en famille.

C’est la raison pour laquelle beaucoup de familles ont rencontré de nombreuses difficultés lors de la mise en place de la semaine de 4,5 jours. Le mercredi matin à l’école a bouleversé leur équilibre : le temps passé en famille s’est réduit;  il a fallu repenser chaque jour l’emploi du temps et l’organisation du travail pour récupérer les enfants plus tôt; les rendez-vous médicaux étaient devenus quasiment impossibles à planifier sur le seul mercredi après-midi qui était alors pris d’assaut.

Face à ces contraintes, de nombreuses familles ont préféré se tourner vers le privé, qui n’a jamais été tenu, et ne l’est toujours pas, d’appliquer la semaine de 4 jours et demi. Ce rythme hebdomadaire a creusé un peu plus l’écart entre les familles et a renforcé les inégalités.

Pour les collectivités :

La mise en place s’est, là encore, révélée très rapidement être un véritable casse-tête. Le recrutement d’animateurs et d’intervenants pour assurer quelques heures d’activités contraintes s’est avéré particulièrement difficile : manque de candidats, candidatures peu sérieuses, candidats retenus à la va-vite, problèmes de comportement, absentéisme, qualité discutable des interventions. De nombreux dysfonctionnements ont eu un coût financier pour les communes, contraintes d’investir dans du matériel qui n’a pas toujours été utilisé de manière appropriée. À cela se sont ajoutés les problèmes et les dégradations liés au matériel scolaire, dus à l’occupation des salles de classe faute de locaux adaptés, y compris pour des activités sportives dans un tel cadre.

En conclusion :

Depuis 2017, le décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017 relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques  permet d’opter pour un régime dérogatoire pour la semaine scolaire sur 4 jours. Ce régime concerne à ce jour environ 300 000 PE, soit 95 % des écoles. A quelques exceptions près, les écoles restantes ont généralement été contraintes par leur municipalité de fonctionner sur un rythme de 4 jours et demi.

Le but de cette enquête du SNALC était de recueillir l’avis des professeurs des écoles.

Force est de constater que la semaine de 4 jours est l’organisation plébiscitée par la très grande majorité des professeurs des écoles ayant répondu à l’enquête.  Ces résultats confirment bien que l’organisation à 4 jours doit redevenir la règle, et la semaine à 4,5 jours dérogatoire, selon l’avis du conseil d’école.

La norme réglementaire doit s’aligner sur les pratiques de la grande majorité des professeurs des écoles.

Le SNALC demande donc l’écriture d’un nouveau décret, qui abroge le décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires. 

% de PE par département qui se sont déclarés

POUR la semaine de classe sur 4 jours

01 – Ain

91,23%

 

50 – Manche

90,46%

02 – Aisne

96,46%

 

51 – Marne

98,08%

03 – Allier

91,51%

 

52 – Haute-Marne

97,11%

04 – Alpes-de-Haute-Provence

95,81%

 

53 – Mayenne

64,69%

05 – Hautes-Alpes

96,26%

 

54 – Meurthe-et-Moselle

98,06%

06 – Alpes-Maritimes

98,65%

 

55 – Meuse

99,81%

07 – Ardèche

88,55%

 

56 – Morbihan

89,64%

08 – Ardennes

94,84%

 

57 – Moselle

99,02%

09 – Ariège

99,81%

 

58 – Nièvre

95,55%

10 – Aube

92,52%

 

59 – Nord

96,89%

11 – Aude

97,68%

 

60 – Oise

97,65%

12 – Aveyron

99,81%

 

61 – Orne

97,11%

13 – Bouches-du-Rhône

98,32%

 

62 – Pas-de-Calais

95,58%

14 – Calvados

88,29%

 

63 – Puy-de-Dôme

91,12%

15 – Cantal

87,48%

 

64 – Pyrénées-Atlantiques

92,94%

16 – Charente

86,82%

 

65 – Hautes-Pyrénées

88,22%

17 – Charente-Maritime

96,52%

 

66 – Pyrénées-Orientales

99,42%

18 – Cher

99,81%

 

67 – Bas-Rhin

98,55%

19 – Corrèze

99,81%

 

68 – Haut-Rhin

97,14%

21 – Côte-d’Or

91,44%

 

69 – Rhône

96,72%

22 – Côtes d’Armor

96,26%

 

70 – Haute-Saône

94,29%

23 – Creuse

90,89%

 

71 – Saône-et-Loire

97,32%

24 – Dordogne

98,03%

 

72 – Sarthe

84,98%

25 – Doubs

98,96%

 

73 – Savoie

87,02%

26 – Drôme

91,12%

 

74 – Haute-Savoie

95,66%

27 – Eure

92,09%

 

75 – Paris

87,06%

28 – Eure-et-Loir

92,84%

 

76 – Seine-Maritime

95,08%

29 – Finistère

90,80%

 

77 – Seine-et-Marne

97,49%

2A – Corse-du-Sud

99,81%

 

78 – Yvelines

99,23%

2B – Haute-Corse

95,81%

 

79 – Deux-Sèvres

66,65%

30 – Gard

97,11%

 

80 – Somme

96,40%

31 – Haute-Garonne

76,30%

 

81 – Tarn

94,14%

32 – Gers

99,81%

 

82 – Tarn-et-Garonne

89,98%

33 – Gironde

96,31%

 

83 – Var

99,10%

34 – Hérault

95,91%

 

84 – Vaucluse

94,39%

35 – Ille-et-Vilaine

92,78%

 

85 – Vendée

91,28%

36 – Indre

99,81%

 

86 – Vienne

74,17%

37 – Indre-et-Loire

85,69%

 

87 – Haute-Vienne

99,81%

38 – Isère

96,30%

 

88 – Vosges

95,93%

39 – Jura

89,64%

 

89 – Yonne

91,65%

40 – Landes

96,37%

 

90 – Territoire de Belfort

97,36%

41 – Loir-et-Cher

86,94%

 

91 – Essonne

96,03%

42 – Loire

90,77%

 

92 – Hauts-de-Seine

95,08%

43 – Haute-Loire

97,11%

 

93 – Seine-St-Denis

97,03%

44 – Loire-Atlantique

91,49%

 

94 – Val-de-Marne

98,18%

45 – Loiret

90,77%

 

95 – Val-D’Oise

96,05%

46 – Lot

91,65%

 

971 – Guadeloupe

98,48%

47 – Lot-et-Garonne

81,06%

 

972 – Martinique

97,30%

48 – Lozère

99,81%

 

973 – Guyane

87,74%

49 – Maine-et-Loire

91,93%

 

974 – La Réunion

98,08%

Question n°2

Près de 93 % des collègues ayant répondu à notre enquête
ne souhaitent pas que l’on réduise les vacances scolaires.

Parmi les commentaires recueillis, un nombre assez conséquent de collègues évoquent la possibilité de quitter le métier si les vacances venaient à être raccourcies.

En revanche, la nécessité de veiller à un meilleur équilibre dans l’alternance entre les périodes de classe et les vacances a été soulignée assez fréquemment. Il est notamment fait mention de la période 5, qui peut parfois dépasser 11 semaines de classe, jugée trop longue pour les élèves, à une période où la canicule rend le travail en classe difficile, voire impossible. C’est d’ailleurs en raison de cette canicule qu’une petite minorité des professeurs qui ont répondu à l’enquête préconise de raccourcir les vacances intermédiaires

afin de diminuer le nombre de jours de classe en juin-juillet.

 

Témoignages de collègues ;

Les conditions de travail extrêmement difficiles en période de fortes chaleurs constituent l’une des raisons principales du rejet d’un raccourcissement des vacances d’été.

V.L : “On pourrait jouer sur les vacances intermédiaires pour rallonger celles d’été : réduire à 10 jours les vacances de la Toussaint, de l’hiver et du printemps.” 

Pour les rares collègues qui envisagent un raccourcissement des vacances, cette option ne pourrait être acceptable qu’en contrepartie d’un allègement du volume horaire quotidien de classe.

 E.M. “Des vacances scolaires mieux réparties pour toutes les zones (toutes les 6 à 7 semaines). Des vacances d’été du 1er juillet au 20 août. Et des journées d’école plus courtes (de type 8h-12h et 13h-15h).

S’il était décidé de raccourcir les vacances, les commentaires ont fait ressortir que les professeurs des écoles souhaitent une contrepartie.

M.L : “Réduire le temps de vacances sur les grandes vacances peut être envisagé à la seule condition que le temps de travail soit réduit pendant les autres périodes. Ceci implique de garder, évidemment, la semaine de 4 jours et qu’elle devienne même obligatoire et que les horaires de l’école soient revus à la baisse : commencer plus tard pourquoi pas, finir beaucoup plus tôt… Des horaires respectant mieux la physiologie des enfants et la fatigue des enseignants. Donc en l’état, réduire les vacances scolaires reste un non car de ce que je comprends, ce serait simplement augmenter notre temps de travail devant élèves (et donc notre temps et charge de travail tout court)”. 

 

Position du SNALC

Les professeurs sont confrontés chaque jour à de multiples situations stressantes, tandis que les risques psychosociaux ne cessent de croître. Burn-out, dépression, maladies, accidents de service et arrêts de travail résultent de nombreux facteurs, parmi lesquels la complexification du métier, la baisse du pouvoir d’achat, la multiplication des missions. À cela s’ajoutent la frustration grandissante liée à la difficulté de répondre aux attentes, aux réformes successives, aux remaniements constants des programmes. Il en découle, pour les professeurs, des remises en question permanentes qui altèrent le sens de leur métier et nourrissent une incompréhension face au manque de cohérence des orientations ministérielles. Autant de facteurs qui pèsent lourdement sur le moral du professeur. Il est aujourd’hui demandé beaucoup trop aux enseignants. Or, le SNALC ne cesse de rappeler qu’un enseignant en bonne santé, épanoui et heureux d’enseigner est indéniablement plus efficace.

Les vacances scolaires sont indispensables. Les raccourcir pèserait encore davantage sur le moral des professeurs, qui ont réellement besoin de ces périodes pour récupérer.

Non, un professeur n’a pas “beaucoup de vacances”:

Un salarié du secteur privé effectue 35 heures par semaine sur 52 semaines, soit 1 820 heures par an. Après déduction des 5 semaines de congés payés, son temps de travail annuel s’élève à 1 645 heures correspondant à 35 heures hebdomadaires sur 47 semaines. La durée légale annuelle de référence, avec prise en compte des jours fériés, est de 1607 heures.

De son côté, la DEPP, le service statistique du ministère de l’Éducation nationale, évalue à 41,8 heures par semaine le temps de travail d’un professeur des écoles, en incluant le travail « invisible », notamment réalisé à domicile. Rapporté aux 36 semaines de classe, cela représente 1 505 heures par an (sans les jours fériés).  La DEPP précise par ailleurs que le temps travaillé par un professeur des écoles durant l’ensemble de ses vacances est de 31,7 jours, ce qui reviendrait à 222 heures. Cela représenterait donc en moyenne 1727 heures.

Si l’on compare le temps de travail des PE au temps de travail dans le privé : non, les vacances des professeurs ne sont pas excessives, elles sont au contraire nécessaires. Les périodes de congé, ainsi que les mercredis, permettent une réelle coupure avec le cadre scolaire et contribuent à la récupération face au stress accumulé.

L’effet domino

Il sera impossible de raccourcir certaines périodes de vacances sans en allonger d’autres ou sans repenser l’organisation du temps de classe sur la semaine. Quel que soit le changement envisagé, les conséquences seraient nombreuses : fatigue accrue des enseignants et des élèves, réorganisation familiales nécessaires, contraintes supplémentaires pour les parents comme pour leurs employeurs, répercussions sur le tourisme et les activités culturelles, sans compter la nécessité d’adapter les locaux aux réalités climatiques, avec tout ce que cela implique de complexité et de coûts. On le sait, le moindre ajustement entraîne des dépenses budgétaires conséquentes. Il y a d’autres urgences pour l’école.

Si le gouvernement est en mesure de dégager un financement pour cette réforme, autant utiliser ces moyens pour répondre aux réels besoins de l’Éducation nationale.

Le SNALC maintient qu’un retour au mercredi en classe et un raccourcissement des vacances d’été n’auront aucun effet favorable sur les résultats scolaires. Cela pourrait même entraîner davantage de conséquences négatives que de bénéfices. Il est temps de se recentrer sur les véritables enjeux de l’École en s’attaquant au “vrai” problème. Pour le SNALC, il faut arrêter de trouver de faux sujets de réforme pour masquer les véritables carences de l’école.

À force de déplacer l’attention vers des questions périphériques, le gouvernement évite de s’attaquer aux causes profondes des difficultés que rencontre aujourd’hui l’École. Pendant que du temps, de l’énergie et des moyens financiers sont consacrés à des réformes dont l’utilité est souvent plus que discutable, les questions fondamentales, elles, restent insuffisamment traitées : conditions de travail des personnels, manque d’attractivité des métiers, insuffisance des moyens et dégradation générale du cadre d’enseignement…

Pour le SNALC, il faut

  • Fixer à 4 jours l’organisation hebdomadaire du temps scolaire et rendre dérogatoire la semaine de 4,5 jours.

  • Respecter réellement l’avis du conseil d’école en matière de rythmes scolaires.

  • Préserver les périodes de vacances scolaires, sans remise en cause ni réduction.

  • Reconnaître la pénibilité du métier de professeur des écoles, notamment pour la détermination de l’âge de départ à la retraite.

 

% de PE par département qui se sont déclarés

CONTRE la réduction des  vacances scolaires

01 – Ain

94,56%

 

51 – Marne

96,05%

02 – Aisne

90,67%

 

52 – Haute-Marne

90,81%

03 – Allier

88,95%

 

53 – Mayenne

89,70%

04 – Alpes-de-Haute-Provence

99,81%

 

54 – Meurthe-et-Moselle

83,16%

05 – Hautes-Alpes

89,45%

 

55 – Meuse

91,64%

06 – Alpes-Maritimes

97,85%

 

56 – Morbihan

88,31%

07 – Ardèche

86,52%

 

57 – Moselle

85,29%

08 – Ardennes

96,33%

 

58 – Nièvre

96,35%

09 – Ariège

99,81%

 

59 – Nord

85,02%

10 – Aube

88,87%

 

60 – Oise

94,93%

11 – Aude

97,68%

 

61 – Orne

92,58%

12 – Aveyron

99,81%

 

62 – Pas-de-Calais

89,70%

13 – Bouches-du-Rhône

94,82%

 

63 – Puy-de-Dôme

93,62%

14 – Calvados

90,42%

 

64 – Pyrénées-Atlantiques

88,15%

15 – Cantal

88,31%

 

65 – Hautes-Pyrénées

92,36%

16 – Charente

95,55%

 

66 – Pyrénées-Orientales

99,81%

17 – Charente-Maritime

90,81%

 

67 – Bas-Rhin

95,25%

18 – Cher

96,26%

 

68 – Haut-Rhin

91,04%

19 – Corrèze

99,81%

 

69 – Rhône

88,88%

21 – Côte-d’Or

95,93%

 

70 – Haute-Saône

97,17%

22 – Côtes d’Armor

91,72%

 

71 – Saône-et-Loire

89,94%

23 – Creuse

82,63%

 

72 – Sarthe

91,51%

24 – Dordogne

92,48%

 

73 – Savoie

95,81%

25 – Doubs

95,25%

 

74 – Haute-Savoie

87,85%

26 – Drôme

94,48%

 

75 – Paris

90,50%

27 – Eure

91,60%

 

76 – Seine-Maritime

93,06%

28 – Eure-et-Loir

97,24%

 

77 – Seine-et-Marne

91,96%

29 – Finistère

91,63%

 

78 – Yvelines

92,93%

2A – Corse-du-Sud

93,12%

 

79 – Deux-Sèvres

97,25%

2B – Haute-Corse

90,81%

 

80 – Somme

88,69%

30 – Gard

97,11%

 

81 – Tarn

93,46%

31 – Haute-Garonne

95,55%

 

82 – Tarn-et-Garonne

99,81%

32 – Gers

99,81%

 

83 – Var

80,81%

33 – Gironde

92,81%

 

84 – Vaucluse

95,36%

34 – Hérault

94,17%

 

85 – Vendée

96,22%

35 – Ille-et-Vilaine

91,21%

 

86 – Vienne

81,24%

36 – Indre

92,48%

 

87 – Haute-Vienne

81,46%

37 – Indre-et-Loire

97,24%

 

88 – Vosges

97,11%

38 – Isère

90,15%

 

89 – Yonne

93,49%

39 – Jura

76,67%

 

90 – Territoire de Belfort

92,48%

40 – Landes

98,59%

 

91 – Essonne

87,02%

41 – Loir-et-Cher

99,81%

 

92 – Hauts-de-Seine

95,16%

42 – Loire

91,60%

 

93 – Seine-St-Denis

90,42%

43 – Haute-Loire

93,40%

 

94 – Val-de-Marne

95,31%

44 – Loire-Atlantique

91,38%

 

95 – Val-D’Oise

95,55%

45 – Loiret

94,23%

 

971 – Guadeloupe

95,57%

46 – Lot

99,81%

 

972 – Martinique

86,86%

47 – Lot-et-Garonne

90,00%

 

973 – Guyane

97,30%

48 – Lozère

88,31%

 

974 – La Réunion

90,61%

49 – Maine-et-Loire

88,17%

 

976 – Mayotte

93,99%