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CNEWS – Sécurité : impunité pour les mineurs ?

«...j'observe une forme de banalisation de la violence, des agressions physiques et verbales de plus en plus nombreuses si l'on en croit les médias. Et c'est vrai que je m'alarme un petit peu de ce manque de protection à la fois au niveau de l'intégrité physique des collègues, mais aussi de leur santé psychologique.»
Maxime Reppert
Secrétaire national aux conditions de travail du SNALC

Suite à l’agression d’un enseignant par un adolescent de seulement 14 ans, Maxime Reppert répond aux questions de CNEWS sur la montée de la violence chez les plus jeunes.

Maxime REPPERT, Secrétaire national aux conditions de travail du SNALC,  répond aux questions sur CNEWS le 6 janvier 2023.

CNEWS

Maxime Reppert, merci d’être avec nous, vous avez vu comme nous ce fait terrible qui s’est déroulé, cette agression d’enseignant par un adolescent de seulement 14 ans. C’est quelque chose qui vous surprend ou pas ? 

Maxime Reppert

Pas du tout, je vais vous donner un exemple très simple. Il y a 4 mois, dans la ville de Dijon, en Bourgogne, dans deux établissements scolaires différents, un collège et un lycée, il y a eu des affaires similaires, c’est-à-dire qu’on a eu un jeune de 13 ans qui attaquait un autre de 14 ans dans un collège et dans le 2e cas de figure, c’était un adolescent de 16 ans qui a été interpellé devant son lycée avec un tazer et un couteau. Donc non, malheureusement, ce n’est pas quelque chose de surprenant en soi. 

CNEWS

Vous constatez vous-même un accroissement de la violence chez les jeunes, qu’elle soit verbale ou physique entre eux ou à l’égard des équipes enseignantes ? 

Maxime Reppert

Je suis professeur d’histoire, certes, mais je suis aussi secrétaire national aux conditions de travail pour le syndicat national des écoles, collèges et lycées et à ce titre j’observe une forme de banalisation de la violence, des agressions physiques et verbales de plus en plus nombreuses si l’on en croit les médias. Et c’est vrai que je m’alarme un petit peu de ce manque de protection à la fois au niveau de l’intégrité physique des collègues, mais aussi de leur santé psychologique. 

CNEWS

Et vous qui êtes au plus près de tout ça, comment expliquez-vous l’origine de toute cette violence chez des individus qui sont de plus en plus jeunes, des adolescents ? 

Maxime Reppert

Je pense qu’il y a plusieurs problèmes. Il y a déjà un problème au niveau de l’Éducation nationale avec une dégradation du métier d’enseignant, une déconsidération qui touche également l’image, c’est-à-dire qu’il y a une forme de rabaissement de l’image du professeur, c’est la première chose. Ensuite, il y a tout ce qui se passe en dehors de l’établissement scolaire et que nous ne maîtrisons pas. Et d’ailleurs, à ce titre, je tiens à préciser que la première cellule d’apprentissage d’un enfant, cela n’a jamais été l’école, mais la famille donc peut être aussi qu’il y a des choses à faire à ce niveau-là. En tous les cas, je peux vous dire qu’au niveau de l’Éducation nationale, les collègues ne se sentent pas assez protégés, ne se sentent pas assez écoutés et il faut à un moment donné redorer l’image de l’enseignant et restaurer l’autorité du professeur. 

CNEWS

Et justement, restaurer l’autorité du professeur, est-ce que ça passe aussi dans le rapport du professeur avec le parent d’élève ? Bien souvent, beaucoup de professeurs qui nous parlent nous disent que l’élève, même en faute, est souvent défendu par ses parents face aux professeurs. 

Maxime Reppert

Bien sûr, il y a un phénomène qui a été évoqué à plusieurs reprises sur votre plateau et qui ne date pas d’hier malheureusement, c’est le phénomène du pas de vague et à cela, il y a une forme de consommation de l’école par les élèves mais aussi par les parents d’élèves. 

Comme si les professeurs n’étaient plus des professionnels de l’Éducation, mais quelque part des personnes au service des parents devant satisfaire leurs exigences et parfois également aller dans le sens de ce que disent leurs enfants. Donc il y a plusieurs phénomènes qui rentrent en jeu et à un moment donné, il y a la question des moyens, des moyens financiers et humains, mais il y a aussi un problème de mentalité, dont il faut s’occuper assez urgemment. 

«...Ensuite, il y a tout ce qui se passe en dehors de l'établissement scolaire et que nous ne maîtrisons pas. Et d'ailleurs, à ce titre, je tiens à préciser que la première cellule d'apprentissage d'un enfant, cela n'a jamais été l'école, mais la famille donc peut être aussi qu'il y a des choses à faire à ce niveau-là..»
Maxime Reppert
Secrétaire national aux conditions de travail du SNALC