Accéder au dernier grade de la grille des agrégés, qui aboutit à l’indice HEB3 (IM 1072 depuis janvier 2024), semble encore bien inaccessible pour la plupart des professeurs agrégés. Si la suppression du système de viviers et l’adoption d’un taux de promotion parmi les professeurs promouvables ont permis de garantir le maintien du nombre de promotions annuel, celui-ci demeure trop faible, et de nombreux professeurs agrégés terminent leur carrière sans avoir atteint l’indice sommital de leur grille (qui, rappelons-le, est désormais inférieur à celui des chefs d’établissement et inspecteurs, qui ont accès à l’indice HeB’3, IM 1129).
Depuis l’an dernier, les professeurs agrégés ayant atteint le 4e échelon de la hors classe sont promouvables, et doivent être évalués chaque année par leur supérieur hiérarchique direct et, le cas échéant, leur inspecteur. Les évaluateurs peuvent donner un avis « très favorable », « favorable » ou « défavorable ». Les avis « très favorable » et « défavorable » doivent être motivés, conformément à l’amendement déposé par le SNALC, et l’avis « très favorable » est conservé d’une année à l’autre, sauf demande motivée des évaluateurs. Pour départager les meilleurs avis, c’est alors l’ancienneté dans le corps qui est prise en compte, la demande du SNALC de se référer à l’ancienneté dans le grade n’ayant pas été retenue.
A partir de cette année, avec la décentralisation de la gestion des carrières des professeurs agrégés, ce sont les rectorats qui vont établir les tableaux de promotion des professeurs agrégés de leur académie. Chaque rectorat publie une circulaire précisant le calendrier des promotions, comprenant notamment les dates de la période d’attribution des avis. Les enseignants ne doivent pas s’interdire de prendre eux-mêmes l’initiative de contacter et de rencontrer leurs évaluateurs avant la fin de cette période pour mettre en avant leur parcours et leurs compétences. Le SNALC rappelle que la DGRH a confirmé n’avoir donné aucune consigne de mise en place de quotas. Aucun évaluateur ne peut donc se réfugier derrière cet argument pour expliquer n’avoir pu donner le meilleur avis : c’est bel et bien son choix.