Groupe de travail sur la formation des enseignants
Compte rendu du SNALC du 29 juin 2026
LE THÈME
La formation initiale
L’ESSENTIEL
La Direction générale des ressources humaines (DGRH), la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) ont choisi de traiter cinq points :
1. Point sur les textes de la réforme (DGRH)
Le décret du 12 juin 2026 recentre l’engagement à servir, prévoit un renforcement de l’accompagnement des lauréats issus d’un M1, remplace le fast track par un concours spécial pour les lauréats issus de la LPE et modifie certaines modalités de formation initiale des PLP. Il est accompagné d’arrêtés portant sur les modalités de stage, de formation et d’évaluation.
2. Résultats du concours CRPE (DGRH)
Le ministère se félicite du taux de couverture, en hausse, mais 538 postes restent non pourvus. Par ailleurs, le nombre de bi-admis (bac +3 / bac +5) est très faible. Les académies peuvent ouvrir les listes complémentaires si elles l’estiment nécessaire.
3. Bilan des LPE (DGESIP)
La LPE est un succès au regard du nombre d’inscriptions, avec une prédominance d’élèves de terminale générale, sans que cela soit exclusif.
4. Premiers retours sur la mise en œuvre opérationnelle des maquettes de master M2E par les Inspé (mission de suivi de l’IGESR)
L’Inspection générale dresse un bilan de la construction des maquettes, en saluant la réactivité et le sens du dialogue des équipes. Pour améliorer encore la communication, elle propose d’organiser des événements réunissant enseignants-chercheurs et formateurs de terrain.
5. Mise en place des comités de suivi territoriaux (DGRH)
Les comités de suivi territoriaux se mettent en place de manière hétérogène.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- Les inscriptions aux concours et les résultats montrent que le choc d’attractivité n’est pas au rendez-vous.
- Des postes ne sont pas pourvus : il faut donc ouvrir les listes complémentaires.
- Les règles doivent être mieux connues, car, pour l’instant, la situation est très confuse pour les futurs collègues, notamment les anciens contractuels.
- Il est nécessaire d’harmoniser le fonctionnement des comités de suivi locaux.
- Le SNALC rappelle ses principes concernant cette réforme : le concours à bac +3, pourquoi pas, mais à condition notamment de pouvoir adosser la formation à des M2 disciplinaires ; des référentiels de formation qui placent la maîtrise des contenus au premier plan ; une formation sur le terrain limitée à 30 %, car 50 % ne permet pas une véritable formation. À cet égard, l’absence de cadrage entraîne des divergences de mise en œuvre, notamment dans le premier degré.
L’AVIS DU SNALC
Un comité de suivi où l’on se contente d’aligner les chiffres dans une forme d’autosatisfaction, et dans lequel l’Inspection générale dresse un tableau sans nuance de la mise en place de la réforme, en reconnaissant simplement que quelques « défis » demeurent dans ce « changement de paradigme », notamment celui de la « soutenabilité pédagogique », risque de lasser rapidement le SNALC par son inutilité. Si l’on organise un comité de suivi, c’est pour mettre les difficultés sur la table, pas pour les cacher sous le tapis.





