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Des sentinelles à bout de souffle

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Les professeurs des écoles consacrent un temps considérable à leur mission. Entre les heures de classe, la préparation des cours, les corrections, les réunions et les multiples tâches administratives, leur charge de travail dépasse largement ce que le commun des mortels imagine. Toutefois, leur rémunération reste bien en deçà de ce que leur investissement et leur rôle fondamental dans la société mériteraient. Cette situation financière déplorable pour bon nombre d’enseignants alimente la colère de la profession. Pourtant, les journées de grève sur les questions des salaires et des conditions de travail sont de moins en moins suivies, et pour cause : une journée de salaire en moins pèse lourd sur le budget en fin de mois. Un cercle vicieux qui, finalement, ne peut que satisfaire le gouvernement.

Les beaux discours qui vantent la profession ne suffisent plus. La réalité quotidienne des professeurs est marquée par des difficultés croissantes, tant sur le plan financier que sur le plan humain. Ils sont, comme le dit le ministre, des « bâtisseurs de notre avenir commun », mais cet avenir semble bien fragile lorsque ceux qui le construisent peinent à joindre les deux bouts. Les enseignants doivent faire face à des classes de plus en plus difficiles à gérer, dans un contexte où les tensions sociales et les attentes envers l’École ne cessent de croître. La complexité des conditions d’enseignement aujourd’hui, combinée à la fatigue qu’elle engendre, rend les professeurs des écoles particulièrement vulnérables aux maladies infectieuses et contagieuses, notamment en raison de leur contact quotidien avec les enfants. La santé est une préoccupation constante pour les enseignants.

Or, il devient de plus en plus difficile de consulter un médecin ou un spécialiste dans un système qui refuse bien souvent de libérer les enseignants pendant les heures de classe pour leurs rendez-vous médicaux. Résultat : les enseignants se soignent mal et finissent par tomber gravement malades. Et comme la journée de carence en cas d’arrêt maladie et le passage de la rémunération du CMO de 100 à 90 % pèsent lourd sur leur budget, ils font souvent le choix de travailler même malades, au risque de propager des infections. Situation qui pose un véritable problème sanitaire, tant pour les enseignants que pour leurs élèves.

Dans un contexte de hausse constante des prix des denrées, des loyers, des charges, de l’essence et des prestations médicales, les professeurs des écoles sont de plus en plus nombreux à rencontrer des fins de mois difficiles, des difficultés financières, le moindre accident de la vie les amenant à avoir recours à l’action sociale.

Cette précarité grandissante est d’autant plus alarmante qu’elle touche une profession censée être un pilier de la République. Le ministre évoque dans sa lettre aux professeurs l’importance des enseignants, leur rôle de « sentinelles de la raison » et de « figures fondatrices ». Ces mots, bien que justes, sonnent creux face à l’absence de mesures concrètes pour améliorer leur quotidien. Si l’enseignant est indispensable à la société, il doit être rémunéré à la hauteur de cette responsabilité. Il ne s’agit pas seulement de valoriser leur mission par des discours, mais de leur offrir une réelle reconnaissance, en commençant par un rattrapage salarial significatif. Les professeurs des écoles n’attendent plus des éloges, mais des actes. Ils veulent pouvoir exercer leur métier – et en vivre – dans des conditions dignes, sans avoir à sacrifier leur santé ou leur qualité de vie.


Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1510 – École du 13 février 2026