Après le «choc», les questions. Un élève de 3e du collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer (Var) a violemment poignardé sa professeur d’arts plastiques mardi 3 février, vers 14h00. La victime, âgée de 60 ans, était dans un état stable mardi soir. Ce mercredi, représentants politiques et acteurs de l’éducation nationale se tournent déjà vers l’avenir : comment mettre un terme à cette série d’agressions au couteau dans les salles de classe ? Comment «aboutir collectivement à une forme de désescalade de la violence», selon les mots du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray ?
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Mais pour Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (Snalc), autant les fouilles «permettent de savoir qu’effectivement […] il y a des couteaux, des armes dans les sacs de certains de nos élèves, autant ça n’empêche absolument pas un passage à l’acte isolé», comme il l’a affirmé mercredi sur France 2.
Et d’ajouter : «J’aimerais qu’on arrête, à chaque fois qu’il y a une agression d’enseignant, de dire il faut des portiques de détection de métaux à l’entrée des établissements scolaires. On n’a pas le personnel pour le mettre en œuvre, ça crée des attroupements devant les établissements. […] C’est exactement ce qu’on nous demande de ne pas faire dans le cadre du plan Vigipirate.»
Pour le président du Snalc, l’enjeu est ailleurs : «Il faut travailler dans ce qui se passe dans la tête de nos élèves. […] Ce n’est pas un problème de l’école. C’est un problème de société, de santé psychique, et éventuellement éducatif avec les réseaux sociaux », assure-t-il. Jean-Rémi Girard regrette que les enseignants se retrouvent «en bout de chaîne» face à une jeunesse «en souffrance». «On les a tous en face de nous et on ne sait pas ce qu’il peut se passer», conclut-il.




