Groupe de travail avec les organisations représentatives
Compte rendu du SNALC du 23 janvier 2026
LE THÈME
L’administration présente les toutes dernières versions des blocs 1 (discipline et didactique) de la formation des lauréats du CAPES de mathématiques et de SES, ainsi que du CAPET d’Économie-Gestion. Les blocs 2, 3 et 4, ainsi que le référentiel complet de formation des CPE, sont également abordés.
L’ESSENTIEL
L’administration fait plusieurs annonces :
- Le référentiel de formation des professeurs des écoles sera rapidement adressé aux syndicats, suivis par les 31 autres référentiels. Les organisations disposeront d’une semaine pour transmettre d’éventuels derniers retours.
- Le groupe de travail (GT) du 6 février portera sur la cartographie des ouvertures de formation. La marge de manœuvre sera minime ; les ouvertures de parcours non lauréats seront également abordées.
- Le GT du 18 février sera consacré aux formateurs et tuteurs, avec la question de la certification des formateurs. Les questions RH seront traitées à cette occasion. Un duo EAFC-INSPE viendra présenter le fonctionnement collégial.
- Les maquettes devront être présentées aux étudiants au début de l’année. La DGESIP avait initialement exigé une remontée des maquettes pour fin mars, mais certaines universités ont demandé un délai supplémentaire.
- Le Ministère se tient prêt à organiser les deux concours dès cette année, dès l’obtention d’un budget adéquat.
L’administration présente ensuite la méthode de travail adoptée à partir des demandes de modifications reçues et sollicite des retours sur les dernières versions des référentiels.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
Même si des avancées existent, les référentiels ne nous conviennent toujours pas pleinement. La formation des CPE montre que l’administration les considère plus comme des membres de l’équipe de direction que comme des éducateurs et des conseillers. Le recrutement et les entretiens professionnels restent des prérogatives des chefs d’établissement. Ce n’est pas parce que certains chefs délèguent que la formation doit systématiquement en faire l’écho.
Lire que les CPE doivent participer à l’évolution des pratiques évaluatives montre que l’administration méconnaît leur métier.
Les blocs 1, disciplinaires, posent problème : ils limitent les savoirs disciplinaires à ceux présents dans les programmes du lycée. Il y a clairement un manque d’ambition, ce qui risque d’empêcher les professeurs de poursuivre vers l’agrégation ou la recherche.
Lire dans les autres blocs que ces référentiels sont « complémentaires » du référentiel métier est également source d’inquiétude.
Enfin, le SNALC a demandé que, dans le bloc concernant les droits et devoirs, le statut particulier des enseignants soit mentionné, afin que l’on ne se limite pas à la seule qualité de fonctionnaire. Le SNALC a également insisté pour que la notion de liberté pédagogique soit intégrée.
Ces deux dernières demandes ont été retenues par l’administration.
L’AVIS DU SNALC
Ces référentiels témoignent d’un manque d’ambition de la part du Ministère pour ses futurs enseignants. Le SNALC ne peut s’en satisfaire, malgré quelques avancées.




