Réunion multilatérale avec les organisations représentatives
Compte rendu du SNALC du 16 janvier 2026
LE THÈME
Les mesures prévues pour une vingt-et-un collèges et 66 écoles avec un IPS<80 (collège) et IPS<90 (écoles dans les réseaux de ce collège).
Voir la liste de ces écoles et collèges.
L’ESSENTIEL
Le ministre ne souhaite pas s’engager sur une réforme de la carte de l’éducation prioritaire, qui prendrait 12 à 18 mois dans un contexte d’éducation prioritaire. Les moyens sont redéployés (NDLR SNALC : donc pris à d’autres établissements).
Collèges :
➢ attention au taux d’encadrement ;
➢ PsyEN, infirmier et assistant social à temps complet dans les collèges (moyens supplémentaires, et non redéploiements) ;
➢ Une IMP pour tous les professeurs ;
➢ Bonification de 120 pts pour les mutations au bout de 3 ans ;
➢ Ces dispositions nécessitent un CLA (contrat local d’accompagnement) qui dure 3 ans.
Écoles :
➢ attention au taux d’encadrement ;
➢ une IMP pour tous les professeurs ;
➢ possibilité d’un PE supplémentaire sur projet pédagogique (sauf maternelle) ;
➢ bonification de 27 pts pour les mutations au bout de 3 ans.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
➢ sa demande d’une révision et d’un élargissement de la carte de l’éducation prioritaire sur des critères objectifs et partagés, intégrant les lycées ;
➢ sa demande d’absence de contrepartie pour la mise en place de ces mesures. Par exemple, le PE supplémentaire ne doit pas dépendre d’un « projet pédagogique », et concerner les maternelles ;
➢ Les mesures sur les taux d’encadrement doivent être claires et transparentes ;
➢ L’absence de mesures vie scolaire, qui nous paraissent pourtant nécessaires.
L’AVIS DU SNALC
Pansement sur une jambe de bois, mille-feuille administratif… On pourrait multiplier les images pour décrire la politique du ministère. Le SNALC ne s’opposera évidemment pas à des mesures concrètes qui améliorent l’existant dans des écoles et des collèges. Mais ces mesures doivent avoir lieu sans contreparties et ne pas dépendre du bon vouloir de l’administration locale.
Pour le SNALC, la priorité est de reprendre la carte de l’éducation prioritaire et, au vu de la dégradation continue de notre système éducatif, de l’élargir.
Enfin, que ces moyens soient pris à d’autres établissements est inacceptable.





