POSTES A LA RENTREE : LES COMPTES NE SONT (TOUJOURS) PAS BONS !

POSTES A LA RENTREE : LES COMPTES NE SONT (TOUJOURS) PAS BONS !

RENTRÉE 2021
POSTES DANS L’ACADEMIE :
LES COMPTES NE SONT (TOUJOURS) PAS BONS


istock, Orbon Alija

Le 29 mars dernier, le Comité Technique Académique rendait sa copie sur l’évolution de l’implantation des emplois pour la rentrée 2021-2022. Une fois encore, le verdict est sans appel : à titre d’exemple, rien que pour le secondaire, 84 postes d’enseignants vont être supprimés dans l’académie de Reims pour la rentrée prochaine, dont plus d’un tiers dans l’Aube.

Certes, notre belle région est en perpétuel mouvement, ce qui mérite quelques ajustements. Pour autant, l’évolution de notre académie et de la répartition de sa population ne justifient en rien ces suppressions de postes. Cette stratégie managériale émanant de la rue de Grenelle à destination de nos territoires vise ni plus ni moins à fragiliser un système éducatif déjà affaibli. Non, on ne tire pas sur une ambulance.

Cette politique de rentabilité, soutenue depuis des décennies, rend caduque une éducation de proximité et de qualité. Autour de vous, une classe est en péril ou menace de fermer à la rentrée prochaine. Tel un marronnier, on retrouve en cette période des articles de la presse locale sur les manifestations pour le maintien d’une classe par des parents inquiets, des enseignants dénigrés, des élèves déconcertés et des citoyens désabusés. Cela devient presque une tradition, un folklore dont s’amusent les pyromanes.

Pis encore, le contexte social et sanitaire a accru ce besoin de proximité. Notre récente expérience a prouvé que l’école à la maison n’était pas une fin en soi, loin s’en faut. Dans le même temps, on demande aux personnels de direction d’élaborer des demi-groupes pour freiner l’épidémie dans notre « sanctuaire » (qui depuis le 3ème confinement, ne l’est plus visiblement). Et naturellement, quelques mois plus tard, les enseignants se retrouvent devant des classes toujours plus chargées. Cette dichotomie entre le discours du Ministère, relayée à grands coups de médias mainstream et campagnes de com’ dignes d’une start-up, et ce que vivent au quotidien les personnels de l’Education nationale met à mal notre « confiance en l’Ecole », elle en devient irritable.

Avec vous, Le SNALC de Champagne-Ardenne condamne ces suppressions insupportables qui déséquilibrent nos territoires. Il met toute son énergie à défendre un enseignement de proximité et de qualité, dans un souci de défendre simplement nos droits et nos valeurs républicaines.

Paul-Edouard Létissier, membre du bureau académique,
SNALC de Champagne-Ardenne
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