Pour le maintien de la bourse au mérite

Pour le maintien de la bourse au mérite

PÉTITION



Pour le maintien de la bourse au mérite


Le gouvernement a confirmé la suppression de la bourse au mérite pour les meilleurs bacheliers défavorisés et les meilleurs étudiants boursiers en licence. Cette suppression interviendra au plus tard en juin prochain.

Si comme des milliers d'élèves, de citoyens, d'élus, de parents d'élèves, de lycéens et d'étudiants, vous êtes

pour le maintien de la bourse au mérite pour les bacheliers défavorisés et les licenciés boursiers des promotions 2014

pour le rétablissement de la bourse au mérite dès 2015 pour les futurs bacheliers et licenciés modestes

pour des bourses au mérite qui permettent la mobilité de tous en Europe






Historique

La bourse au mérite a été créée en 1998, par le gouvernement de Lionel Jospin. Elle répondait à la nécessité « d'orienter des étudiants méritants issus de milieux modestes vers des concours ou des formations qu'ils n'auraient pas spontanément envisagé de préparer et de leur donner les moyens matériels et moraux d'entreprendre un cursus long » (circulaire n° 2000-111 en date du 24 juillet 2000). En 2001 et en 2008 elle est étendue, d’abord par Jack Lang, puis par Valérie Pécresse, à davantage d’étudiants.

Ainsi, tous les boursiers de l’enseignement supérieur titulaires d’une mention Très Bien au baccalauréat, ou faisant partie des meilleurs licenciés, bénéficiaient de l’aide au mérite.


En pratique

Concrètement la bourse au mérite représentait 1800€ par an, pendant trois ans après le baccalauréat et pendant deux ans après la Licence. 1 800 €, cela représente 200 heures rémunérées au SMIC, 5 heures hebdomadaires de travail que la République décidait d’offrir à ses enfants. Ces 5 heures permettaient aux étudiants les plus méritants d’étudier sans avoir à se salarier. Ces 5 heures, c’était 300 minutes supplémentaires par semaine consacrées aux études.

La suppression de l’aide au mérite n’aura aucun impact sur les comptes publics. A raison de 1800 € par an, ses 30 767 bénéficiaires obtenaient une aide de 5 € par jour. Le gouvernement a décidé de redistribuer cette dépense de 43,6 millions d’euros aux 650 000 étudiants boursiers – sans la conditionner au mérite de chacun. Un calcul simple met en évidence une faille dans ce raisonnement. 43,6 millions d’euros pour 650 000 bénéficiaires, cela permet d’augmenter les bourses de 0,23 € par jour et par étudiant ; mesure sans impact bénéfique pour qui que ce soit.

L’Etat en voulant gommer trop tôt de prétendues inégalités au sein des boursiers, a en réalité replongé les étudiants issus de milieux modestes en position d’inégalité par rapport à ceux des milieux aisés.

Mais au-delà des sacrifices financiers et des problèmes sociaux qui en découlent pour tant de jeunes, c’est une attaque contre la République. L’aide au mérite n’est ni de droite, ni de gauche, elle est républicaine, similaire en ce sens aux acquis révolutionnaires de 1789, aux lois Jules Ferry de 1882 ou encore à la laïcité de l’Etat établie en 1905. Le devoir de tout citoyen est de défendre cet héritage républicain si celui-ci est remis en cause. C’est actuellement le cas.

Un potentiel n’est rien s’il n’est pas encouragé, reconnu et exploité. Les étudiants modestes ne pourront prétendre à des études ambitieuses sans aide financière. Les jeunes sont notre avenir, mobilisons nous pour le rétablissement complet et durable de la bourse au mérite !



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