AESH : LA REVALORISATION SALARIALE JOUE L’ARLÉSIENNE

AESH : LA REVALORISATION SALARIALE JOUE L’ARLÉSIENNE

AESH




AESH : LA REVALORISATION SALARIALE

JOUE L’ARLÉSIENNE






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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1454 du 11 juin 2021
Par Jessica BOYER, vice-présidente du SNALC de Montpellier, et Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des contractuels





Dès 2019, le SNALC avait alerté l’administration sur le manque cruel d’ambition de l’espace indiciaire des AESH. Nous avions prévenu que ce dernier deviendrait vite obsolète et proposé un espace démarrant à un indice plancher plus élevé et avec davantage de niveaux (seulement 9 niveaux en 2019, avec des Indices Majorés ou IM s’échelonnant de 325 à 363). Mais, l’administration a fait la sourde oreille !





Le temps nous a donné raison, puisqu’en 2020, puis en 2021, l’indice plancher ne garantissait plus une rémunération au moins égale au SMIC, devenant de facto illégal. L’IM plancher a donc été relevé de 325 à 329 en 2020, puis de 329 à 332 en 2021. En l’état actuel des choses, l’espace indiciaire des AESH n’a plus que 7 niveaux, contre 10 initialement, et en plus d’indices ridiculement bas, il n’offre plus les perspectives d’augmentation triennale de 6 points d’IM, pourtant prévues par le décret 2014-724. Par conséquent, pour le SNALC, chaque fois que l’indice plancher est revu à la hausse (suite à l’augmentation du SMIC horaire brut), tous les AESH devraient automatiquement basculer au niveau supérieur.

Début 2021, la DSDEN de l’Hérault a pratiqué cette translation vers le haut. Par exemple, un AESH rémunéré à l’IM 346 fin 2020 s’est vu accorder l’IM 352. Des avenants ont été signés en février pour acter ces hausses. Mais à notre grande stupéfaction, en avril, ces avenants ont purement et simplement été abrogés par l’administration, celle-ci arguant d’une « erreur ».

Le SNALC Montpellier a immédiatement exprimé son désaccord avec ce rétropédalage. Pour nous, il n’y avait pas « erreur ». Cette augmentation généralisée ne relevait que du bon sens, dans un souci d’équité, et répondait à nos requêtes.

Nous avons obtenu que les maigres sommes « indûment » versées de février à avril ne soient pas retirées aux AESH, mais c’est insuffisant.

Face à une grille indiciaire devenue si méprisante, le 3 juin, les AESH et le SNALC ont à nouveau été massivement mobilisés pour obtenir des salaires décents, un statut protecteur et l’abandon des PIAL.

Gageons que la pression répétée de la rue contraindra le ministère à ouvrir ENFIN les négociations promises sur la rémunération des AESH !






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