CONGÉ PARENTAL : DOUBLE PEINE POUR LES CONTRACTUELS

CONGÉ PARENTAL : DOUBLE PEINE POUR LES CONTRACTUELS

CONTRACTUELS




CONGÉ PARENTAL :

DOUBLE PEINE POUR LES CONTRACTUELS






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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1453 du 17 mai 2021
Par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des contractuels et Philippe FREY, vice-président du SNALC




Depuis le décret 2020-529 du 5 mai 2020, le congé parental est accordé aux fonctionnaires par périodes de 2 à 6 mois renouvelables, tandis que pour les contractuels il reste octroyé par périodes de 6 mois renouvelables, jusqu’à la durée maximale autorisée.




En plus d’une durée très - trop - longue sans salaire, cette période minimale de 6 mois est d’autant plus inintelligible, excepté pour les agents en CDI, que les contractuels ont des CDD de 1 an maximum (hormis les AESH) et qu’un congé parental ne peut repousser la période d’engagement restant à courir.

Ainsi, la quasi-totalité d’entre eux renonce à ce droit, par peur d’un non-renouvellement et in fine d’une interruption entre 2 CDD successifs supérieure à 4 mois leur faisant perdre toute l’ancienneté cumulée, indispensable pour l’ouverture de certains droits. En effet, l’Administration refuse de renouveler des contractuels en congé parental ; c’est d’ailleurs la même punition pour les contractuelles en CDD et en congé maternité ! Par contre, si les contractuels pouvaient eux aussi choisir une période inférieure à 6 mois, beaucoup demanderaient un congé parental, et sans risque d’être pénalisés.

Par cette différence de traitement de ses personnels, l’Administration fait état de son peu de considération pour les contractuels.

Par ailleurs, la plupart des titulaires qui optent pour un congé parental, choisissent de terminer ce congé entre le 30 juin et la veille de la date des congés d’été, afin d’être rémunérés pendant les grandes vacances, et ne reprendre qu’à la rentrée de septembre. Stratégie financière que l’on peut comprendre mais qui se fait trop souvent au détriment des contractuels qui les remplacent. Ces derniers se voient ainsi privés d’un contrat jusqu’au 31 août (lorsqu’ils ont débuté leur remplacement avant le 1er octobre puisque le congé parental fait souvent suite à un congé maternité) et donc d’un salaire en juillet et août.

Par conséquent, si vous êtes titulaire, que l’inégalité des droits vous interpelle encore un peu et que vous ne cautionnez pas une Éducation nationale à deux vitesses, lorsque vous prenez un congé parental, veillez à ce qu’il se termine le jour des grandes vacances.








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