INFOS SNALC AED-AESH

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Lettre AED - AESH




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AED - AESH











LE AED-AESH 17 - mai 2021
Par secteur AED - AESH
aed@snalc.fr





Journée de solidarité, école ouverte, stage de réussite, kermesse… Attention aux abus !

Le lundi de Pentecôte est un jour sans école dit « de solidarité ». En 2021, cette journée du 24 mai est rattrapée par les enseignants.
Or, les AESH et les AED ne doivent pas rattraper ces heures. En effet, elles sont déjà incluses dans leur temps de travail.
En effet, jusqu’en 2004, le temps de travail était de 1600 heures pour un temps complet.
Mais, suite à l’article 6 de la loi relative à la solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées du 30 juin 2004, la durée annuelle du travail est passée à 1607 heures à compter du 1er janvier 2005.

Concernant les dispositifs École ouverte et les stages de réussite, il peut aussi vous être proposé, sur la base du volontariat, d’y participer, dès lors que le ou les élèves que vous accompagnez sont concernés.
De même, les lotos, kermesses et autres fêtes de fin d’année hors temps scolaire ne sont pas obligatoires. Votre participation doit rester un choix. Il s’agit de bénévolat et nul ne peut vous contraindre à y participer : ces activités ne font pas partie de vos obligations de services.
Si vous subissez des pressions pour participer à ces manifestations, rapprochez-vous de vos représentants académiques du SNALC qui sauront vous accompagner dans vos démarches.


Les PIAL : Déshabiller Pierre pour habiller Paul

4 enfants scolarisés dans le même établissement étaient en attente d'un accompagnement qui n’arrivait pas. Lassées, les familles mettent en demeure l'académie. Cette dernière leur répond, que faute de budget, le recrutement d’AESH est impossible. Ils décident donc de créer un collectif nommé « une AESH pour mon enfant », et déposent un référé au Tribunal administratif.
La veille de l'audience, l'Éducation nationale, propose une solution à minima, à savoir une AESH du PIAL sera présente 6h par semaine pour les 4 enfants, soit 20 minutes par jour et par élève.
Cette démarche, acceptée par le tribunal, bloque toutes les initiatives éventuelles, alors qu’il était potentiellement possible d'obtenir davantage. En effet, 2 élèves ont des notifications individuelles de 9h chacun, soit 18 h d’accompagnement.

Il est inadmissible qu'une notification individuelle MDPH ne soit pas respectée, que des parents se voient obligés de saisir la justice, de payer des honoraires d’avocats pour que leur droit soit simplement appliqué et in fine que leurs enfants pâtissent dans leur scolarité de l'absence d’AESH durant de nombreux mois.

Par conséquent, le SNALC continue à se battre et à appeler à la mobilisation pour que tous les élèves en situation de handicap bénéficient d’un accompagnement à la hauteur des notifications et que les AESH connaissent enfin de meilleures conditions d’emploi et de travail.



Les services civiques : Une concurrence déloyale !

Les services civiques sont des missions d’intérêt général proposées aux jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme, pour une mission d'au moins 24h par semaine, sur une durée allant de 6 à 12 mois. Le tout pour une indemnité (et non un salaire !) de 473,04 euros mensuels net, éventuellement accompagnée d'une bourse de 107,68 euros, sous certaines conditions.
Certaines académies publient des offres de services civiques d'AESH, d'autres examinent les candidatures spontanées.
Doit-on voir dans ces recrutements, la dernière proposition ministérielle pour valoriser le statut des AESH ?
Toutefois, et pour rappel (article L120-1 du code du service national), les missions de service civique sont complémentaires des activités confiées aux agents du service public et ne peuvent se substituer à un emploi ou à un stage.
Le SNALC ne peut que condamner un tel mépris de notre ministère à l’égard des AESH !

Par ailleurs, les AESH demandent depuis des années une formation professionnelle digne de ce nom et la réponse du ministre est de proposer ces missions à des jeunes sans formation.
Là aussi, quel manque de considération pour les élèves en situation de handicap et leurs familles qui ont besoin de personnels stables, formés et expérimentés afin d'établir une relation de confiance, gage d’efficacité et de réussite pour tous !

Enfin, après avoir mis fin aux contrats aidés (CUI-CAE, PEC) pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap, l’État ne serait-il pas en train de les remplacer par des services civiques afin de pallier le manque de recrutements d’AESH et le refus d’augmenter les quotités travaillées des AESH déjà sous contrat ?







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