LE CONGÉ PARENTAL N’A PAS ÉTÉ PENSÉ POUR LES CONTRACTUELS

LE CONGÉ PARENTAL N’A PAS ÉTÉ PENSÉ POUR LES CONTRACTUELS

Lettre contractuels




LE CONGÉ PARENTAL N’A PAS ÉTÉ PENSÉ


POUR LES CONTRACTUELS






©Image par joffi de Pixabay




LE CONTRACTUELS 20 - mai 2021
Par Philippe Frey, vice-président national
et Danielle Arnaud, secrétaire nationale chargée des contractuels,
contractuels@snalc.fr





En plus d’une durée très - trop - longue sans salaire, cette période minimale de 6 mois est d’autant plus inintelligible - excepté pour les contractuels en CDI - que vous avez des contrats d’une durée de 1 an maximum et qu’un congé parental ne peut repousser la période d'engagement restant à courir.
Ainsi, la quasi-totalité d’entre vous, sous engagement à durée déterminée (y compris lors d’une affectation couvrant toute l’année scolaire), renoncent à ce droit, par peur d’un non renouvellement et in fine d’une interruption entre 2 CDD successifs supérieure à 4 mois vous faisant perdre - entre autres - toute l’ancienneté cumulée, indispensable pour l’ouverture de certains droits, dont l’accès au CDI.
En effet, l’Administration refuse de renouveler des contractuels en congé parental, et c’est d’ailleurs la même punition pour les contractuelles en CDD et en congé maternité ! Par contre, si vous pouviez vous aussi choisir une période inférieure à 6 mois, que vous soyez en CDD ou en CDI, vous seriez très certainement beaucoup plus nombreux à demander un congé parental, et sans risque d’être pénalisés.
Par cette différence de traitement de ses personnels, l’Administration fait état de son peu de considération pour les contractuels.

Par ailleurs, la plupart des titulaires qui optent pour un congé parental, choisissent de terminer ce congé entre le 30 juin et la veille de la date des congés d’été, afin d’être rémunérés pendant les grandes vacances, sans avoir à remettre un pied devant les élèves avant la rentrée de septembre. Stratégie financière que l’on peut comprendre mais qui se fait trop souvent au détriment des contractuels en CDD qui les remplacent. Beaucoup d’entre vous, se voient ainsi privés d’un contrat jusqu’au 31 août (lorsque le remplacement a débuté avant le 1er octobre, puisque le congé parental fait souvent suite à un congé maternité) et donc d’un salaire en juillet et août.

Par conséquent, si l’inégalité des droits interpelle encore un peu les titulaires et qu’ils refusent de se rendre complices d’une Éducation nationale à deux vitesses, lorsqu’ils prennent un congé parental, il serait souhaitable que celui-ci se termine le jour des grandes vacances. N’hésitons pas à leur faire savoir et militons pour que la possibilité de prendre un congé parental par périodes de 2 à 6 mois renouvelables ne soit plus réservée aux titulaires !
Ceci dit, avoir une rupture de salaire, suite à une interruption de contrat, pendant les congés scolaires ne se pose pas que dans le cadre d’un remplacement pour congé parental. Le SNALC en a bien conscience, il le dénonce régulièrement et revendique pour les contractuels des contrats de 3 ans à l’instar des AESH.
L’instauration d’une prime de précarité pour les CDD d’une durée inférieure ou égale à un an signés à compter du 1er janvier 2021 permettra peut-être de faire évoluer, et bien évidemment dans un sens favorable pour les contractuels, la position de l’Éducation nationale sur la question…







SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox