CONSÉQUENCES PÉDAGOGIQUES DE LA CRISE: LE SNALC INTERVIENT

CONSÉQUENCES PÉDAGOGIQUES DE LA CRISE: LE SNALC INTERVIENT

SYSTÈME ÉDUCATIF




CONSÉQUENCES PÉDAGOGIQUES DE LA CRISE :

LE SNALC INTERVIENT






© : iStock – tadamichi




Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1451 du 19 mars 2021
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national du SNALC chargé de la pédagogie





Après avoir remplacé les épreuves de spécialités par du contrôle continu et adapté certaines épreuves terminales comme les EAF ou la philosophie, le ministère se pose de nouvelles questions : « comment terminer cette année scolaire et comment bien préparer la prochaine ? » En haut lieu, l’on semble se rendre compte que les conditions dégradées que nous avons connues et connaissons ont légèrement entravé certains apprentissages.


Dès lors, que faire ? Après avoir posé qu’il faut rester conscient que l’on gère une situation sanitaire et donc que céder aux pressions insistantes pour un retour au 100% présentiel serait une erreur actuellement, le SNALC a déploré que les discussions qui avaient eu lieu dès le mois de juin 2020, n’aient pas été suivies de décisions qui auraient permis une année plus sereine.

Mais ne refaisons ni l’histoire ni le match et allons de l’avant. C’est en substance ce qu’a fait le SNALC lors de la réunion du 4 mars.

Face à un inspecteur général qui proposait de dégager dans les programmes ce qui est essentiel pour finir l’année, le SNALC – suivi ensuite par les autres organisations syndicales – a montré que cela serait sans réel effet, voire impossible tant les programmes peuvent être abordés différemment… heureusement.

Ainsi, pour cette fin d’année scolaire comme pour le début de la prochaine, l’important doit être de dégager du temps pédagogique. Pour ce faire, le SNALC a proposé de retirer ce qui n’est pas essentiel ou ce pour quoi les élèves n’ont pas été convenablement préparés : Grand Oral, oral du « chef-d’oeuvre », PIX, évaluations nationales ou certifications en tous genres, comme Ev@lang en troisième.

Mais surtout, la rentrée prochaine doit montrer que le ministère perçoit l’ampleur des besoins pédagogiques. Dans le premier degré, les RASED et plus de maîtres que de classes doivent être relancés. Dans le secondaire, des aménagements avaient été proposés dès la création des programmes. Ils feraient du bien aujourd’hui. De plus, les suppressions de postes doivent être abandonnées. Vu l’état des acquis de beaucoup d’élèves, il faut reconstruire. Pour reconstruire, il faut un plan Marshall.









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