LE DILEMME DES PFMP

LE DILEMME DES PFMP

VOIE PROFESSIONNELLE




LE DILEMME DES PÉRIODES DE

FORMATION EN MILIEU PROFESSIONNEL






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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1451 du 19 mars 2021
Par Guillaume LEFÈVRE, secrétaire national du SNALC chargé de l’enseignement professionnel




À cause de la situation sanitaire, il avait déjà été acté des seuils minimaux de semaines de stages pour les élèves ne pouvant faire effectuer normalement leur période de formation en milieu professionnel (PFMP) : en CAP, 5 semaines au minimum et en bac pro, 10, dans un souci de certification du diplôme. Malgré cette réduction, dans certaines filières, ces seuils ne sont pas atteints. C’est le cas notamment en hôtellerie-restauration, en bâtiment, en coiffure et accueil-réception.


Ces seuils de semaines de PFMP dérogatoires se heurtent à des contraintes supplémentaires liées à l’âge minimal requis pour pouvoir utiliser les machines ainsi qu’au manque de lieux de stages. Avec le non redoublement, la situation se complique certains élèves de 2è année n’ayant jamais fait de stage.

Face à la proposition de repousser les dates des commissions de régularisation et d’attendre avril en espérant une amélioration des conditions sanitaires pour effectuer les PFMP, le SNALC a proposé l’instauration de mises en situation professionnelle en atelier, à l’instar de la mise en place du télétravail en Bac Agora dans les EPLE pour pallier les fermetures d’entreprise et l’absence de PFMP.

En effet, les élèves n’effectuant pas de stage sont au lycée. Les collègues d’atelier peuvent tout à fait valider les compétences, d’autant que les magasins pédagogiques et les restaurants d’application sont acceptés dans la note de service. Cette validation peut se faire aussi bien en cours que pendant les heures de cointervention, ce qui la rendrait enfin pragmatique et utile. En outre, et ce n’est pas négligeable, cela n’occasionnerait pas de surcroît de travail pour les PLP.

Les élèves ayant validé les PFMP manquantes, on éviterait ainsi le recours inacceptable pour le SNALC, aux jobs d’été (qui posent des problèmes de contrats de travail) et aux stages pendant les vacances. Le SNALC demande enfin un cadrage national de la dérogation en cas de non accomplissement des semaines minimales de PFMP afin de garantir la valeur nationale du diplôme.

Face à la crise sanitaire et à la gestion des PFMP, le SNALC exhorte le MEN à faire preuve de bon sens et à faire confiance aux PLP.








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