LE RETOUR DE LA RÉFORME DES RETRAITES ?

LE RETOUR DE LA RÉFORME DES RETRAITES ?

RETRAITES




LE RETOUR DE LA RÉFORME


DES RETRAITES ?






© : iStock – Sezeryadigar




Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1451 du 19 mars 2021
Par Frédéric ÉLEUCHE, secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS et des retraites





En mars 2020, la réforme des retraites a été suspendue après être allée très loin malgré les pétitions, les manifestations et les grèves. Le gouvernement avait même fait voter sa réforme en première lecture par l’assemblée nationale grâce à l’article 43 de la constitution qui met fin aux débats.

Si la réforme avait été finalement votée, les professeurs en eussent été les plus grandes victimes, puisque leurs traitements sont et restent parmi les plus bas de l’Union européenne. Le ministère en était d’ailleurs tellement conscient qu’il avait promis un début de commencement de revalorisation, s’étalant sur plusieurs années.

Après une année de pandémie, on reparle de la réforme et, de nouveau, on voit se disputer ceux qui veulent aligner le système des retraites des fonction naires sur celui du privé avec le calcul par points, comme l’a voté l’assemblée nationale en 2020, et ceux qui y voient une injustice « à moins de complètement refondre le système de rémunération des enseignants ». Ces derniers préconisent « une mesure d’âge, donc une réforme paramétrique » c’est-à-dire un allongement de l’âge de départ à la retraite, donc passer progressivement de l’âge légal actuel de 62 ans à 63, 64 ou même 65 ans comme cela a été fait depuis plus de quinze ans : on est en effet passé de 60 ans à 62 ans entre 2003 et 2014.

Personne ne semble se rappeler que l’âge de la retraite était de 65 ans avant que le gouvernement de Pierre Mauroy, sous la présidence de François Mitterrand, ne l’abaissât brusquement à 60 ans au point que, sous l’empire de la nécessité et de la démographie française, on fut obligé de le porter lentement et après beaucoup de résistance à 62 ans.

Certains spécialistes pensent que l’approche de l’élection présidentielle au printemps 2022 empêche désormais de remettre à l’ordre du jour cette réforme des retraites. En attendant, la revalorisation tant attendue et si souvent promise risque bien elle-aussi de prendre du retard. Mme Elisabeth Borne, ministre du travail, vient de déclarer que la réforme des retraites ne figure pas dans l’agenda social ce qui nous semble bien un enterrement de première classe, même si le ministre des finances continue de la réclamer.










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