LE VIRUS APPRENTISSAGE

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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1451 du 19 mars 2021
Par Valérie LEJEUNE-LAMBERT, représentante du SNALC au Conseil supérieur de l’éducation





Au niveau national, les apprentis représentent 3 % des effectifs de lycée professionnel et 10 % des apprentis sont accueillis dans un CFA (Centre de Formation d’Apprenti) Éducation nationale.


Pour la rentrée 2020, 71 000 élèves issus de 3ème (soit 26,4 %) ont formulé au moins un vœu en apprentissage dont 37 743 en vœu n°1.
71,5 % étaient des garçons. Malheureusement, le nombre de contrats d’apprentissage réellement signés n’a pu être donné… Il y a souvent une grande différence entre les chiffres avancés et la réalité.

Le SNALC a interrogé la DGESCO sur la possibilité de prendre en compte les effectifs d’apprentis, pour le calcul de la DHG et d’intégrer les heures effectuées face à des groupes d’apprentis « purs » dans les ORS des enseignants à l’instar de l’académie de Toulouse : IMPOSSIBLE.

Et la DGESCO de préciser qu’il était interdit de faire intervenir des PLP face à un groupe mixte d’apprentis et de stagiaires de la formation continue. Par ailleurs, un décret est en cours de rédaction pour prendre en compte la minoration des coûts-contrats lorsqu’il existe d’autres sources de financement public. Pour mémoire le rapport de l’IGAS-IGF publié en mars 2020 préconise une minoration de 50 à 75 % du coût-contrat en cas de mixité des publics. Ce qui remet en perspective, les indemnités versées aux enseignants intervenant en mixité, par certaines académies, calculées en pourcentage du coût-contrat.

Pour l’apprentissage, le SNALC attendait l’annonce d’une mise en œuvre d’un cadre national clair, en termes de rémunération et de conditions de travail des PLP pour éviter les pressions et les abus des hiérarchies intermédiaires. La DGESCO a déroulé sa rhétorique habituelle : chantage à l’emploi avec le risque de disparition des LP concurrencés par les CFA privés et nécessité, pour sécuriser les parcours des jeunes, de la mixité des parcours qui induit, de fait, la mixité des publics.

Le SNALC continuera à défendre les intérêts des PLP en s’opposant à la généralisation de la mixité des publics sans contrepartie financière pour l’énorme surcroît de travail qu’elle occasionne et qui ne saurait être résolu par une pseudo-ingénierie de la formation mise en avant par notre hiérarchie intermédiaire.






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