PÉTITION: NON LA FERMETURE DES OPTIONS FACULTATIVES ARTISTIQUES AU LYCÉE

PÉTITION: NON LA FERMETURE DES OPTIONS FACULTATIVES ARTISTIQUES AU LYCÉE

PÉTITION SOUTENUE PAR LE SNALC




NON À LA FERMETURE


DES OPTIONS FACULTATIVES ARTISTIQUES AU LYCÉE






© : iStock – ferrantraite




Pétition soutenue par le SNALC
Publiée le 23 février 2021




Le GRAC vous invite à partager ce communiqué et à signer la pétition en ligne contre la disparition programmée des options facultatives cinéma dans les lycées en France.



Faire un film est un travail d'équipe ; les faire aimer également. Nous, les organisations cinématographiques partenaires des lycées à option cinéma, sommes très inquiets de voir les options artistiques menacées au sein des lycées, et avec elles, le travail au long cours mené depuis des années par les enseignants et leurs équipes pédagogiques, en collaboration avec les professionnels du cinéma.

Dans un contexte de crise sans précédent, alors que les pratiques culturelles des plus jeunes sont en phase de transformation radicale, les acteurs de la diffusion cinématographique s'alarment de la disparition programmée des options facultatives cinéma dans les lycées en France. Les options artistiques permettent un accès approfondi à celles et ceux qui le veulent, à l'art, de façon égalitaire. Cette disparition annoncée, pour une offre de spécialité qui touchera un public beaucoup plus restreint, force les élèves les plus éloignés du monde de la culture à s'en passer complètement. Ceci constitue une grave mise en danger de l'accès à toutes et tous à la culture et de la formation des regards.

La défense des valeurs émancipatrices de la culture pour la jeunesse, de l'importance de l'éducation artistique, de la nécessité de développer la cinéphilie des plus jeunes générations afin de permettre l'appropriation par chacun d'une plus grande diversité d'objets culturels, est un travail collectif auquel les équipes pédagogiques prennent leur part. Ce travail mené sur le temps scolaire, est l'un des piliers du renouvellement et rajeunissement du public dans les salles. Une politique culturelle ambitieuse pour la jeunesse ne saurait être mise en œuvre par des restrictions budgétaires à cet endroit.

La défense de ces missions d'éducation à l'image que nous soutenons, définies comme prioritaires par la puissance publique et le CNC, est mise en danger par cette décision structurelle et budgétaire du Ministère de l'Éducation nationale, faisant porter aux seuls lycées l’organisation et le coût des heures d'options artistiques facultatives.

Partenaires des équipes pédagogiques qui les font vivre depuis leur création, nous rappelons l’importance de ces options artistiques facultatives pour la société, et demandons au Ministère de l'Éducation nationale, au Ministère de la Culture d’en assurer la pérennité. A rebours des politiques budgétaires restrictives, garantir à toutes et tous un meilleur accès à la culture implique de maintenir et développer une politique d’éducation à l'image forte en faveur du cinéma en France.

Nous soutenons la tribune publiée dans Libération, initiée par les enseignantes et enseignants de cinéma à Paris et signée par près de 300 personnalités du cinéma et de la culture.
Nous appelons à la signer via la pétition en ligne (texte ci-dessous)







Citation:


L'art n'est pas un bonus !

Maintenez l'enseignement artistique au lycée





Tribune initiée par des enseignant-e-s de Cinéma et soutenue par des professionnels, des parents d’élèves et des anciens élèves. Nous l’adressons à Madame la Ministre de la Culture et à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.

‘’Entrer dans l’option Cinéma a été la meilleure décision de ma vie. – Cela m’a permis d’avoir une meilleure compréhension du monde. Car les films font avancer le spectateur.’’

Ecoutons les lycéens. Ils disent la richesse de l’enseignement du cinéma. Richesse car ils y apprennent à analyser des films de tous horizons. Richesse car ils y expérimentent le travail de groupe. L’enseignement du cinéma, comme le cinéma lui-même, est un travail d’équipes. Equipes de lycéens qui vivent au plus près l’acte de création. Equipes d’adultes qui les accompagnent dans cette découverte d’eux-mêmes et du monde : enseignants, intervenants professionnels, organisateurs de festivals, gérants de salles, réalisateurs et autres acteurs de l’art et de l’industrie cinématographiques. Richesse car cette forme d’apprentissage, démultipliant les lieux et les référents adultes, permet à des adolescents, adultes et citoyens en devenir, de se confronter à des idées multiples et originales, d’apprendre à se questionner, à forger leur regard sur le monde.

Or, face à ces enthousiasmes, l’institution et le pouvoir politique proposent actuellement une réponse mortifère. Les discours sur la réforme du lycée s’articulent autour d’un surcroît de liberté. Pour les élèves par le choix des spécialités, notamment artistiques. Pour les équipes pédagogiques par la possibilité de déterminer elles-mêmes l’utilisation d’une partie de leurs moyens horaires. Ces discours sont un trompe-l’œil.

La réalité est celle d’une politique budgétaire restrictive, qui grève l’offre pédagogique existante. Et les enseignements artistiques sont en première ligne. Les enseignements optionnels artistiques sont en train de disparaître : le nouveau baccalauréat les marginalise et ils sont les premières victimes de la diminution des heures allouées aux établissements. Or, ils accueillent un grand nombre d’élèves, et surtout s’adressent autant aux élèves de l’enseignement général qu’à ceux de l’enseignement technique, pour lesquels ils représentent le seul accès à l’art et à la culture. L’existence des spécialités ne peut compenser cette perte, d’autant que l’obligation de ne garder, en Terminale, que deux des trois spécialités de Première et la pression de Parcoursup les fragilisent face à des matières plus traditionnelles, et donc rassurantes.

Ce choix de société nous paraît profondément injuste et totalement incompatible avec la mission républicaine de l’Education Nationale. L’art n’est pas un ‘’bonus’’ : on ne peut en restreindre l’accès sans dommage. La crise sanitaire que nous traversons le montre à l’envi. Plus que jamais, nous nous tournons vers les œuvres, nous cherchons des moyens de continuer à les faire vivre. La culture est aussi un secteur économique qui irrigue toute la société, par les professionnels qu’elle emploie et par l’esprit critique, le rêve qu’elle propose à tous. L’enseignement artistique participe de cette fonction sociale et politique.

Les lycéens en cinéma vont dans les salles, y entraînent leurs amis, leurs familles. Ils en renouvellent le public. Ils expérimentent très tôt ce que chaque spectateur de cinéma a un jour ressenti dans une salle : une communion collective à travers des émotions partagées qui amènent à la réflexion.

L’enseignement du cinéma crée des spectateurs, des esprits libres et ouverts sur le monde.

Écoutons les lycéens. ‘’Plongée dans un bain que je ne connaissais pas, j’ai avancé les yeux fermés jusqu’à une salle de cinéma : la lumière qui s’éteint, et mes yeux qui s’ouvrent…’’














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