PHILOSOPHONS EN LYCÉE PROFESSIONNEL

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SYSTÈME ÉDUCATIF




PHILOSOPHONS


EN LYCÉE PROFESSIONNEL






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Article publié le 19 février 2021 dans la Quinzaine universitaire n°1450
Par Guillaume LEFEVRE, secrétaire national du SNALC chargé de l’enseignement professionnel





Dans la perspective d’étendre la co-intervention pour la rentrée 2021 à toutes les disciplines générales en terminale bac pro, l’enseignement de la philosophie est une possibilité qui repose sur le volontariat.

Cette expérimentation est une application de la demande du ministre, en date du 17 juin 2020, qui souhaite pour une égale valeur et une égale dignité, que la philosophie soit enseignée en LP dans le cadre de la transformation de la voie professionnelle (TVP). Le rapport Calvez-Marcon présentait cette volonté ministérielle comme une possibilité de rayonnement, de développement de l’esprit critique et de la liberté de pensée des élèves (enjeu de personnalisation des parcours, compréhension et maîtrise des compétences). Ceci afin d’aboutir à l’excellence.

Concrètement, l’enseignement de la philosophie est de deux heures en groupe en co-intervention en terminale bac pro, qui peuvent être dispensées dans le cadre des modules d’insertion professionnelle ou de poursuites d’études. Le professeur de philosophie intervient avec le PLP Lettres/Histoire. Enfin, cet aménagement de la co-intervention est considéré comme une combinaison d’options en terminale bac pro intégrée dans le projet d’établissement et appliquée selon l’autonomie de l’établissement.

Au comité de suivi de la réforme, le SNALC a insisté sur plusieurs points :

    • Les moyens en DGH doivent être abondés pour ces heures de philosophie. Ne pas encore rogner sur les heures de Lettres/histoire déjà bien réduites avec la TVP.
    • La co-intervention est inutile puisqu’un PLP Lettres/Histoire aborde déjà des notions philosophiques dans le référentiel de français en bac pro.
    • Il faudra réfléchir à la pédagogie adaptée pour aborder ces notions.
    • Laisser le chef d’établissement décider-dans le cadre de l’autonomie - comment mettre en œuvre cet enseignement met à mal son caractère national.

Pour finir, le SNALC a fait part de sa stupéfaction face à tant d’ignorance et de mépris de la part de la DGESCO et de l’administration envers l’enseignement et les élèves de LP qui seraient différents des autres. Ce mépris est de toute évidence le reflet de celui qui est trop souvent ressenti par les PLP eux-mêmes.






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