CONTRATS LOCAUX D’ACCOMPAGNEMENT : UNE « EXPÉRIMENTATION » VERS UNE RÉFORME DE L'ÉDUCATION PRIORITAIRE

CONTRATS LOCAUX D’ACCOMPAGNEMENT : UNE « EXPÉRIMENTATION » VERS UNE RÉFORME DE L'ÉDUCATION PRIORITAIRE

Lettre PLP




CONTRATS LOCAUX D’ACCOMPAGNEMENT :


UNE « EXPÉRIMENTATION » VERS UNE RÉFORME DE L'ÉDUCATION PRIORITAIRE









Image par iStock_©oatawa


LE PLP 14 - février 2021
Par Aïssam Kouna
Académie de Créteil
plp@snalc.fr




Initié depuis 2014, les établissements relevant de l’éducation prioritaire se concentrait dans deux dispositifs : les établissements éclair et les réseaux de réussite scolaire. Elle concernait en très grande majorité les écoles et les collèges mais aussi certains lycées. Aujourd'hui appelés établissements classés « Politique de la ville » et « Ex-APV ».

Ces établissements aux enjeux pédagogiques substantiels bénéficient d'une dotation en moyens supplémentaires et d’un dispositif adapté afin de garantir la réussite de tous. Parmi cette dotation, une NBI (nouvelle bonification indiciaire) de 30 points et correspondant à un montant annuel autour de 1600 euros est versée aux personnels enseignants et de documentation exerçant en zone sensible.

Le maintien de cette prime tend cependant à se tarir et son maintien demeure incertain tout comme l’appellation « Politique de la ville » et « Ex-APV » pour les établissements les plus sensibles. Les nouvelles mesures de contrats locaux d'accompagnement mises en place durant l’année scolaire 2021-2022 dans trois académies pilotes (Aix-Marseille, Lille et Nantes) amènent un lot d'incertitudes et de questionnements.

Ces contrats locaux d’accompagnement (CLA) sont créés pour introduire plus de progressivité dans l’allocation des moyens. Ils concernent les écoles et établissements qui peuvent être socialement proches de l’éducation prioritaire, ou situés dans des territoires confrontés à des chocs conjoncturels, ou ayant des besoins d’accompagnement particuliers identifiés.

Selon la porte-parole Nathalie Elimas, secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire, les contrats se feront à moyens constants. L’enveloppe allouée aux académies expérimentatrices étant prélevée sur la « réserve nationale » du ministère via des ajustements, c’est à dire via un redéploiement de moyens.

Le SNALC est dubitatif suite à ces mesures, ainsi que l'absence de visibilité quant aux moyens alloués mais également aux contreparties éventuelles induites.

Dans ce contexte de crise sanitaire où les inégalités scolaires se sont fortement accrues, le SNALC revendique le maintien des lycées professionnels dans la carte de l’éducation prioritaire, et dénonce la suppression à venir des REP ainsi que la suppression de la prime ZEP qui est juste inacceptable pour les enseignants et enseignantes des lycées anciennement classés éducation prioritaire.





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