SECONDES EN LGT : ICEBERG EN VUE !

SECONDES EN LGT : ICEBERG EN VUE !

SYSTÈME ÉDUCATIF




SECONDES EN LGT :

ICEBERG EN VUE !






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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1449 du 29 janvier 2021
Par Sylvie CHIARIGLIONE, membre du Bureau national et secrétaire académique du SNALC de Corse





L’année 2020 a apporté son lot de mauvaises surprises mais n’a sans doute présenté que la face émergée de l’iceberg !


L’équipage des entrants en 2nde requiert toute notre attention tant il annonce les avanies d’une croisière de 3 ans qui ne sera pas de tout repos au-delà des conditions de navigation déjà très difficiles. Ce public peu autonome qu’il faut traditionnellement accompagner vers la prise de responsabilités, a dramatiquement souffert du 1er confinement.

Inhibés, esseulés, assistés, stressés, désabusés, numérisés et intellectuellement confinés, ces marins d’eau douce sont loin d’imaginer et même d’envisager les tempêtes pédagogiques qui les attendent en pleine mer, en cycle terminal. Actuellement ballottés par les certitudes de parents qui ont repris le flambeau de la négociation auprès des profs principaux au vu des signaux de détresse reçus de part et d’autre, ces matelots de l’extrême ne correspondent pas aux 3/4 aux normes maritimes attendues au lycée réformé: leurs parents et l’institution se laissent dangereusement bercer par le mirage de leur réussite ! À moins que celle-ci ne soit proclamée dans 2 ans grâce à l’ajout systématique de bouées de sauvetage, communément nommées désormais aménagements d’épreuves, évaluation positive ou contrôle continu, autant de sirènes susurrant plus de faux-semblants que d’honnêtes expertises !

ICEBERG EN VUE !

Ces 2ndes sont en deçà des attendus en termes de niveau et de maturité. Les choix pressentis de spécialités s’articulent peu autour d’aptitudes réelles, de bonnes notes et d’intérêt pour les disciplines. Nos marins larguent les amarres sans réfléchir, reproduisent sans conviction des combinaisons gagnantes, évoquent des poursuites d’études qui leur sont si lointaines et abstraites qu’ils sont bien en peine d’en dessiner les plus simples contours. On peut s’attendre à des orientations incontrôlables, ce qui fut déjà le cas pour ces mêmes élèves en juin. Les écarts se creusent entre programmes et réalité du terrain, les profs ne savent plus où donner de la tête !

Pour le SNALC, le ministère va saborder une génération s’il ne revient pas sur sa réforme !


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