AJUSTEMENTS DES ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT: RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE DU SNALC

AJUSTEMENTS DES ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT: RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE DU SNALC

Enquête du SNALC




AJUSTEMENTS DES ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT :


RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE DU SNALC






© : iStock - Pixavril




Document SNALC publié le 18 janvier 2021
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national du SNALC chargé de la pédagogie





Le SNALC a effectué une enquête auprès de ses adhérents enseignant en LGT sur les différentes épreuves du baccalauréat général et technologique censées se tenir cette année et les ajustements à faire pour prendre en compte les conditions d’enseignement dégradées que nous connaissons. Menée en quelques jours, cette enquête a reçu plus d’un millier de réponses.





I - LES ENSEIGNEMENTS DE SPÉCIALITÉ


QUESTION :




REPONSE :





Le positionnement des adhérents du SNALC sur les épreuves de spécialité est clair. Ils demandent, dans une large majorité, le report des épreuves. Le recours au contrôle continu n’est une option envisageable que pour moins d’un quart d’entre eux.



II - LES ÉPREUVES DE SPÉCIALITÉ ET LE GRAND ORAL



QUESTION :




REPONSE :






Le ministère, au travers des co-pilotes du comité de suivi de la réforme, a clairement posé que le report des épreuves de spécialité en juin poserait problème en raison de la tenue du Grand Oral. On risquerait de manquer de correcteurs / examinateurs en lettres, philosophie, voire histoire-géographie si l'on tenait les épreuves de spécialité dans la même période que le grand oral. Le SNALC a donc souhaité connaitre les priorités de ses adhérents en la matière.

Encore une fois, le positionnement est clair. Les deux tiers des répondants sont favorables à un report des épreuves de spécialité en juin. Le fait que cela implique une suppression du Grand Oral ne semble pas les déranger, au contraire (cf. question V).





III - LES ÉPREUVES ANTICIPÉES DE FRANÇAIS (EAF)



QUESTION :




REPONSE :






Les épreuves anticipées de français (EAF) ne peuvent se tenir en l’état. Le programme a déjà été intrinsèquement largement remis en cause par la profession. Les conditions sanitaires ayant ralenti la progression des enseignements, il est tout naturel que nos collègues demandent massivement une diminution du nombre de texte. Certains d’entre eux nous ont même contactés en marge de ce questionnaire afin de proposer d’autres ajustements comme la possibilité de rendre l’un des objets d’étude facultatif.







NB : Il est à noter que si l’on retire les adhérents qui ont joué le jeu en ne répondant pas à une question qui ne les concernait sans doute pas, la part des collègues demandant des ajustements clairs est d’autant plus remarquable





IV- L'ÉPREUVE DE PHILOSOPHIE



QUESTION :




REPONSE :





Suivant la même logique, c’est-à-dire celle de l’adaptation, les adhérents du SNALC sont favorables au maintien de l’épreuve de philosophie – si tant est que les conditions sanitaires le permettent au mois de juin – et ne sont que très peu enclins à se tourner vers le contrôle continu.






De nouveau, une fois retirés les collègues non concernés, les pourcentages parlent d’eux-mêmes.





V- LE GRAND ORAL



QUESTION :




REPONSE :






Pour le SNALC, il s’agissait enfin de vérifier si le positionnement de ses adhérents par rapport au grand oral ne tenait qu’au report des spécialités ou non. Il n’en est visiblement rien. Pour les deux-tiers d’entre eux, le grand oral ne saurait avoir lieu cette année. Les raisons sont évidentes pour qui fréquente un lycée cette année.

1) Les conditions d’enseignements ont été telles que la priorité des enseignants intervenant sur une spécialité a été de faire autant que possible le programme afin de ne pas léser les élèves. La préparation au grand oral n’a donc pas été une priorité.

2) Le grand oral doit être préparé sur deux ans. Or, on semble l'oublier, les conditions d'enseignement ont été très dégradées à partir de la mi-mars l'an dernier.

3) Les enseignants n’ont été ni formés ni même informés convenablement sur ce que doit être le grand oral. Et ce pour trois raisons :
    - Les formations n’ont pu se tenir ou ont dû se tenir en distanciel avec des réussites variables
    - Les formateurs disposaient d’assez peu d’informations à dispenser
    - Les informations et les formations sont arrivées très tardivement.














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