CoVid-19 et « Educ’ nat’ » : incohérences, mon amour

CoVid-19 et « Educ’ nat’ » : incohérences, mon amour

Conditions de travail et climat scolaire




CoVid-19 et « Educ’ nat’ » :


incohérences, mon amour






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LE CONDITONS DE TRAVAIL ET CLIMAT SCOLAIRE - Janvier 2021
Par Maxime Reppert, SNALC Premier degré
conditionsdetravail@snalc.fr




Les incohérences sont nombreuses dans le fonctionnement de notre système éducatif. Pourtant, il faut bien avouer qu’avec la Covid-19, depuis bientôt un an, nous atteignons des sommets. En cela, cet article a vocation à vous montrer, à travers ces 3 exemples, que bien des choses ne sont pas normales (et ne révèlent pas d’une interprétation erronée de votre part).


  • L’épisode des personnes vulnérables. Il faut croire que les miracles existent dans l’Education nationale. Les personnels vulnérables à la Covid lors du 1er confinement se sont retrouvées miraculeusement immunisées à la rentrée 2020, du moins si l’on s’en tient à la circulaire diffusée à ce moment-là, en réduisant la liste des personnels vulnérables. Heureusement, dans ce cas de figure, le miracle n’aura duré que quelques semaines et le 20 octobre, une nouvelle liste fut établie, conforme à celle du premier confinement. Toutefois, le SNALC regrette que la situation des personnels vivant avec une personne vulnérable, n’ait pas été prise en compte.

  • L’épisode des effectifs allégés (ou pas). Dans son plan de continuité pédagogique présenté en août 2020, notre Ministre avait indiqué la mise en place d’effectifs réduits. Le SNALC s’en était félicité. Pourtant en septembre, il ne donna aucune consignes en ce sens aux chefs d’établissement et il fallut attendre la rentrée des vacances de Toussaint pour qu’ils laissent la liberté aux lycées de mettre cela en place. Pourquoi ne pas avoir appliqué dès le départ, et pour tous les établissements, ce qui avait été décidé en août ?

  • L’épisode du couvre-feu. Depuis le 2 janvier, dans plusieurs départements où un couvre-feu est instauré (à partir de 18h), des établissements choisissent de maintenir les réunions parents-profs. La chose surprend. Pour m’être personnellement penché sur un exemple en collège, les autorités locales m’expliquent que les enseignants sont couverts par la hiérarchie et que les parents, s’ils sont contrôlés par les forces de l’ordre, peuvent se munir d’une attestation (en cochant la case « convocation ») et en montrant un mail/écrit de l’établissement les invitant à venir à cette réunion. Cette réponse m’interroge . Même si, a priori, il n’y a pas de risques d’amende pour les enseignants et les parents, ce maintien, n’est-il pas en contradiction avec l’esprit même du couvre-feu ? Chacun appréciera.

Nous pourrions multiplier les exemples car, à ce stade, ce ne sont plus des épisodes isolés mais une véritable saga. Bienvenue dans notre monde.




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