SI ON REPARLAIT DU MÉRITE ?

SI ON REPARLAIT DU MÉRITE ?

GESTION DES PERSONNELS




SI ON REPARLAIT


DU MÉRITE ?






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Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1447 du 11 décembre 2020.
Par Frédéric SEITZ, président du SNALC de Versailles et commissaire paritaire national agrégé





Face à l’obsolescence programmée du PPCR, le SNALC se bat pour que soient reconnues ces qualités durables que sont la liberté pédagogique et les compétences professionnelles.

Avec le PPCR, l’évaluation de la qualification professionnelle repose sur une liste exhaustive de compétences, appréciées selon une échelle dégressive, et rétribuées par l’institution d’une manière graduée et proportionnelle.

L’Éducation nationale imite les incitations et les augmentations pécuniaires rémunérant dans le secteur privé l’engagement et l’accroissement des responsabilités. Mais les oboles glanées ici et là par les personnels au fil des rendez-vous de carrière et des promotions sont minimes à côté des primes et des plus-values salariales des cadres du privé.

Écartons-nous des modèles extérieurs au service public, si on veut correctement reconnaître la qualité de ses agents, pour nous recentrer sur ce qui les rend dignes, de par leur travail, de l’estime et de la reconnaissance de l’institution, c’est-à-dire sur leur mérite.

Pour devenir une vertu républicaine, le mérite s’est construit progressivement par opposition à des références comme la naissance, la fortune, les appuis sociaux et politiques, la maturité de l’âge, la beauté, la chance. Le mérite se conquiert quand on a triomphé de l’adversité sans posséder ces atouts, et après avoir décidé librement de l’affronter.

Le SNALC engage les professeurs à ne pas subir un système d’évaluation et de promotion bureaucratique, trompeur et déjà obsolète. À chaque opération d’avancement ou de promotion, qu’ils agissent en candidats, se dressent face à ce tigre de papier qu’est le PPCR avec pour armes leur liberté pédagogique et leurs compétences en se posant les questions offensives et efficaces : « Qu’ai-je fait pour l’institution ? Que puis-je lui apporter encore ? ». Avec un regard clair sur leurs activités et leurs projets, ils seront en capacité de mettre en avant et avec pertinence leurs qualités devant leurs évaluateurs, de former un recours solide contre une appréciation décevante, d’attirer par un rapport d’activité l’attention de l’inspection.













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