« C’EST DUR D’ÊTRE PRIS POUR DES CONS »

« C’EST DUR D’ÊTRE PRIS POUR DES CONS »

CONDITIONS DE TRAVAIL




« C’EST DUR


D’ÊTRE PRIS POUR DES CONS »






©iStock - Rainer Puster




Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1446 du 13 novembre 2020
Par Maxime REPPERT, secrétaire national chargé des conditions de travail et du climat scolaire




Après le « C’est dur d’être aimé par des cons » (phrase reprise de la Une d’un numéro de Charlie Hebdo), j’ai envie de rajouter : « C’est dur d’être pris pour des cons ». Et il y a de quoi :


  • Une communication du ministre chaotique et qui serait inexistante pour toute personne ne payant pas la taxe audiovisuelle ou ne lisant pas certains journaux. Nous sommes informés en dernier, signe de honte et de mépris. Ainsi, 72 h avant la rentrée, nous apprenons (du fait de notre passage en alerte maximale) que l’hommage prévu le 2 novembre n’aura pas lieu. Les instants de recueillement collectif et d’échanges avec les élèves sont reportés. Il ne restera que la minute de silence, visiblement facultative pour les élèves dans certains établissements (preuve à l’appui). Chacun appréciera.

  • Samuel, une victime à plusieurs niveaux. Une enquête policière et une enquête administrative sont en cours. Pour autant, Samuel Paty n’est pas simplement la victime d’un acte terroriste, il est aussi la victime indirecte d’un système : « pas de vague », intrusion et contestation de la pédagogie/autorité des enseignants par des parents/ élèves, problématique des réseaux sociaux, manque de reconnaissance économique et sociale du métier, « profbashing »…

  • Un protocole sanitaire totalement inadapté/ inapplicable et qui fait l’impasse sur celui prévu depuis juillet dernier en cas de circulation active du virus (et qui ne fut jamais appliqué).

  • Les personnels vulnérables face au Covid en juin ne l’étaient plus en septembre (comme quoi les miracles existent) mais le redeviennent à nouveau (heureusement) le 20 octobre (toujours valide à l’heure où ces lignes sont écrites).


Donc oui, aujourd’hui, en cumulant toutes ces situations, toutes ces difficultés, toutes ces souffrances, nous le ressentons et le regrettons : « C’est dur d’être pris pour des cons ». Malgré la douleur et l’inquiétude, il faut tenir bon, ne pas rester isolé. L’isolement, en cette période, serait dramatique.

C’est pourquoi : si vous avez des questions, ou besoin de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter. Le SNALC, à la différence de notre ministère, sera à vos côtés.





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