LE MASQUE, UN MAL NÉCESSAIRE ?

LE MASQUE, UN MAL NÉCESSAIRE ?

LE MASQUE, UN MAL NÉCESSAIRE ?




Crédit : Alexandra_Koch - Pixabay


Par Sébastien VIEILLE,
secrétaire national chargé de la pédagogie
pedagogie@snalc.fr
Le 11 octobre 2020

Cela fait maintenant un mois que nous travaillons dans des conditions presque normales… Presque, car il nous faut exercer notre métier avec un morceau de tissu sur le visage.

Ce masque a des effets sur notre manière de vivre nos journées. En premier lieu, il nous pousse à élever plus la voix. Cela tire sur nos cordes vocales et se ressent clairement au fil des heures de cours. Cela donne parfois des maux de têtes après une grosse journée de cours. Evidemment, d’autres maux ou pathologies peuvent survenir. C’est à cet effet que le ministère a publié une circulaire qui permet à ceux qui présentent une contre-indication médicale au port du masque d’exercer en distanciel lorsque cela est possible. Malheureusement, si le distanciel est impossible, c’est le congés maladie ordinaire.

https://www.education.gouv.fr/bo/20/Hebdo35/MENH2024391C.htm

Les inconvénients du masque sont aussi pédagogiques. L’impossibilité de voir les visages, de se raccrocher aux sourires ou aux moues, l’impossibilité d’acquiescer ou de réprouver un comportement par du non verbal modifient clairement les rapports avec les élèves. On serait presque tenté de dire que, heureusement, il nous reste le regard.

Mais les perturbations ne s’arrêtent pas là. Le masque permet çà et là à des « zozos » de pratiquer leur art sans pouvoir être clairement être identifiés. Et même sans aller jusque-là, il réduit le temps du cours. En effet, entre le temps passé à demander aux uns de cacher leur nez et de faire répéter les autres car le masque étouffe leurs propos, les cinquante-cinq minutes dont nous disposons sont souvent bien amputés.

Néanmoins, le SNALC ne saurait se ranger aux côtés des « anti ».

En effet, depuis l’apparition du COVID, nous avons choisi de privilégier la santé des personnels et des élèves.

Par ailleurs, pour le SNALC, même dans ces conditions dégradées, l’enseignement en présentiel est le seul enseignement qui peut porter ses fruits : faire progresser les élèves. Le distanciel ne peut être qu’un pis-aller. Il ne saurait constituer un vrai acte de transmission et de pédagogie. Quant à l’enseignement mixte, ou hybride, il ne saurait être imposé, ni aux enseignants, ni aux élèves (voir l’article L’enseignement mixte : non, merci. Sans façon).

Si dans cet inventaire à la Prévert des différents désagréments rencontrés dans cette situation particulière nous oublions des éléments ou si vous souhaitez partager votre point de vue sur nos conditions de travail actuelles, le distanciel ou l’hybride, n’hésitez pas à nous faire des remontées à pedagogie@snalc.fr.
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