L’ÉCOLE DE LA CONFIANCE… VRAIMENT ?

L’ÉCOLE DE LA CONFIANCE… VRAIMENT ?

SYSTÈME ÉDUCATIF


L’ÉCOLE DE LA CONFIANCE…

VRAIMENT ?






©iStock - AaronAmat


Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national chargé de la pédagogie
Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1445 le 9 octobre 2020





Des remontées de terrains récentes ont alerté le SNALC sur deux « dérives » que nous ne saurions laisser passer. Le SNALC n’ira pas jusqu’à penser que « l’école de la confiance » procède d’une antiphrase orwellienne, mais nous tenons à vous mettre en garde.


Depuis qu’elles existent, le SNALC a pris les évaluations nationales pour ce qu’elles sont : un outil statistique bien plus qu’un moyen de remédier aux difficultés des élèves. Nous avons montré qu’en cette période où nous devons reprendre beaucoup d’éléments que la continuité pédagogique n’a pas permis d’aborder convenablement, ces évaluations constituent même une perte de temps.

Mais nous avons découvert en outre, que, dans la partie Français des évaluations de seconde, les dernières questions visent à obtenir des informations sur les pratiques des élèves et des enseignants durant la période de « continuité pédagogique ». L’élève doit par exemple dire comment il recevait le travail qu’il devait faire, comment les enseignants le contactaient…

Le SNALC trouve cela choquant et rappelle que les collègues ont pallié les multiples carences de l’institution et de ses ressources en ligne.

Isolément, cet événement peut sembler anodin. La même semaine, des remontées de collègues nous informaient d’une autre pratique gênante. Dans des établissements où des élèves sont absents – ce qui arrive même hors période de pandémie, convenons-en – des chefs d’établissement demandent aux enseignants de porter une attention accrue au cahier de textes numérique en y faisant figurer non seulement les grands axes du cours et les devoirs mais aussi les traces écrites et les explications qui ont été données à l’oral.

On retrouve, peu ou prou, ce qui était attendu durant le confinement. Or, il n’est absolument pas question pour le SNALC de faire un enseignement mixte où les professeurs font leurs cours pour ensuite assurer du distanciel, de quelque manière que ce soit.

Au Ministère, le SNALC a eu l’occasion d’échanger, notamment avec la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire. Nous avons eu confirmation que, de facto, c’est un enseignement mixte qui n’a pas à être mis en place. Face à de telles injonctions, n’hésitez pas à nous contacter.





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