ET PENDANT CE TEMPS…

ET PENDANT CE TEMPS…

ET PENDANT CE TEMPS…


Par Ange Martinez,
Véronique MOUHOT,
SNALC Premier degré,
premierdegre@snalc.fr
Le 4 octobre 2020

Plus c’est gros, plus ça passe…

« Le risque de transmission existe principalement d'adulte à adulte, d'adulte à enfant, mais rarement d'enfant à enfant ou d'enfant à adulte ». Olivier Veran, ministre de la santé.

Mensonge et contre-vérités.

Aucune base scientifique n'étaye la théorie de l'impasse de transmission virale que seraient les enfants. Si le virus ne se transmet que très rarement à l’adulte, pourquoi empêcher les enfants de rendre visite à leurs grands-parents dans les EHPAD ? Prendre les enseignants (et les citoyens en général) pour des crédules, ou pire, des ignares, est devenu une marque de fabrique.

Un peu de sincérité, sans froisser.

Il est évident que le risque zéro n'existe pas et que les règles sanitaires ne peuvent nous prémunir de tout, surtout quand la logistique est défaillante (manque de masques pas toujours aux normes, absence de gel, manque de personnels). En outre, nous l’avons bien compris : l'économie ne peut endurer un second confinement. Le masque n’est donc pas obligatoire en terrasse des cafés ou dans les restaurants…

En revanche, en cas de cluster, les autorités médicales demandent, avant toute chose, si le professeur des écoles portait correctement le masque. Alors qu'on ne nous fasse pas prendre les vessies pour des lanternes afin de justifier les prises de risques exigées et les incohérences d’un système tantôt particulièrement rigoureux et tantôt bien léger et insouciant.


Le distanciel n’a plus lieu d’être si la classe reste ouverte.

Depuis la rentrée scolaire, on nous parle d’une rentrée normale, dans la joie, on nous dit que « Tout est prêt !». Alors que notre pays passe par toute une palette de rouges suivant les départements, le protocole sanitaire des écoles s’allège et les cas positifs doivent être égaux ou supérieurs à trois pour qu’une classe ferme.

Par conséquent, lorsqu’un élève reste à son domicile parce qu’il est souffrant, qu’il soit ou non en attente du résultat d’un test Covid ou lorsque des parents refusent de mettre leur enfant à l’école par crainte d’une contamination, l’enseignement en distanciel n’a pas lieu d’être pour le SNALC.

Lors de son audience avec le cabinet du Ministre, le 18 septembre, le SNALC avait déjà fait remonter certaines dérives : des enseignants se sont vu « imposer » un double-travail, présentiel et distanciel, pour les élèves absents. Le SNALC s’y oppose catégoriquement.
L’école fonctionne comme avant, et avant, lorsqu’un élève était absent quelques jours, l’usage était de lui garder le travail ou de le lui faire rattraper à son retour.

Comme nous ne sommes plus confinés et tant que votre classe ne ferme pas, le SNALC vous conseille de revenir aux anciennes pratiques et de ne céder à aucune pression, en attendant que le décret fonction publique relatif au télétravail s’applique enfin aux professeurs.
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox