UNE RENTRÉE PAS COMME LES AUTRES

UNE RENTRÉE PAS COMME LES AUTRES

CONDITIONS DE TRAVAIL


UNE RENTRÉE

PAS COMME LES AUTRES







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DOSSIER DU MOIS paru dans la Quinzaine universitaire n°1443 le 10 juillet 2020.
Dossier coordonné par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC, avec la collaboration de Danielle ARNAUD, Frédéric BAJOR, Laurent BONNIN, Philippe FREY, Jean-Pierre GAVRILOVIĆ, Christophe GRUSON, Frédéric KELDER, Guillaume LEFÈVRE, Marie-Hélène PIQUEMAL, Maxime REPPERT, Sébastien VIEILLE.





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RENTRÉE 2020 : LÀ EST L’URGENCE


Le SNALC a eu l’occasion d’échanger avec le ministère afin de « préparer la préparation de rentrée ». Nous avions clairement dit que mettre en place un retour en juin n’était pas la bataille la plus urgente. C’était la rentrée de septembre 2020 qui devait nous mobiliser. Notre syndicat attendait donc des éléments forts, des lignes directrices et entendait faire des propositions pour éviter des catastrophes.


CE QUE LE SNALC A APPRIS DE CES ÉCHANGES

Le ministère a été clair sur trois points.

Tout d’abord, l’engagement des professeurs durant la période du confinement a été exemplaire et a permis de maintenir un bon nombre d’élèves la tête hors de l’eau. Cependant, on ne peut pas nier qu’une partie de ces derniers ont perdu pied ou tout du moins contact avec l’école.

Ainsi, dans un deuxième temps, il est nécessaire de réfléchir aux dispositifs à mettre en place afin de remettre tous les élèves à flot.

Enfin, la crise a montré qu’il est difficile de se forger des certitudes immuables face à ce virus. Le ministère entend donc prévoir une rentrée selon différents scenarii, allant d’un retour en confinement à une rentrée « normale », en passant par une solution mixte comme celle qui existe au lycée.

Mais encore ?

C’est à peu près tout. Si ce n’est l’assurance que le distanciel et les 2S2C ne sont pas appelés à être érigés en normes ou à s’installer dans la durée.

Pour le reste, le ministère s’est montré demandeur de propositions. Certes, le SNALC a trouvé cela un peu court et aurait aimé qu’on lui dise bien d’autre choses. Mais notre syndicat n’a pas manqué de faire des propositions concrètes.


CE QUE VEUT LE SNALC

Préparer à différentes rentrées.

En cas de retour en force du virus :

Garantir que les élèves auront les meilleures conditions d’apprentissage possibles. Un travail doit être fait avec les collectivités locales afin de disposer de lieux pour les élèves ne pouvant travailler à la maison. Les bibliothèques et CIO sont des pistes.

Quel que soit le scénario :

Améliorer le bâti. Toutes les rénovations doivent amener des sanitaires de qualité mais aussi des salles de classe, couloirs, espaces de restauration mieux conçus.

Équiper les personnels. Que le ministère agisse par un crédit d’impôt ou une prime d’équipement, il faut que nos collègues disposent d’un matériel convenable, confinement ou non.

Améliorer les ressources humaines. L’Éducation nationale manque cruellement de personnels sociaux et de santé. Le ministère peut dire qu’il essaie d’être plus attractif ; les manques sont criants. Ils concernent aussi les encadrants, les personnels éducatifs et les enseignants, surtout lorsque l’institution communique sur des « parcours » et des « aides » individualisés.

Gérer l’après confinement :

Le SNALC est contre l’idée de grandes évaluations nationales, lourdes à mettre en place et souvent difficiles à exploiter. Il y a là plus une perte qu’un gain de temps. S’il faut savoir où les élèves en sont, les professeurs savent bâtir les évaluations idoines. D’autres pistes existent.

La circulaire de rentrée doit prévoir un temps de concertation pour qu’en interne, les collègues s’informent de ce qui n’a pu être fait. Pour les niveaux impliquant un changement d’établissement, le SNALC veut un document, normé mais simple, permettant, sans perte de temps, d’avoir ces informations.

Quel que soit le moyen choisi pour le diagnostic, le SNALC demande au ministère de donner les moyens à ses personnels pour pallier les manques et de leur faire confiance. Nous ne sommes pas opposés aux stages de remise à niveau s’ils s’appuient sur des professeurs volontaires et rémunérés et si l’on s’assure qu’ils ne manquent pas leur cible.

Enfin, il faut réfléchir aux classes à examen. L’Inspection Générale doit rapidement définir les points incontournables. Il conviendra ensuite de travailler à des sujets sanctionnant une année scolaire et ne se restreignant pas à un point trop précis du programme



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SEPTEMBRE 2020 DANS LES ÉCOLES :

DE GRANDES INTERROGATIONS



Si la crise sanitaire a permis de mettre le doigt sur l’impréparation et le manque de formation des enseignants, elle a également engendré des situations critiques que le ministre entend régler dès la rentrée.

LE PLAN NATIONAL DE FORMATION 2020-2021

L’enseignement à distance ne s’est pas mis en place sans difficulté, l’absence de dotations de matériel pour les enseignants et l’absence de formation conséquente dans le domaine numérique ont été source d’iniquité pour tous. Etant donné la forte probabilité de devoir avoir recours a du distanciel dans les mois à venir, le SNALC aurait aimé que la priorité soit mise sur des propositions de formations spécifiques, adaptées à ces nouvelles pratiques des enseignants.


LES PLANS PERSONNALISÉS VOLONTARISTES

On a l’impression, à entendre le ministre, que le confinement est l’unique responsable du décrochage des élèves. Or, certains décrochages existaient avant mars et d’autres sont inhérents au contexte social des familles. Et ce ne sont pas les 2S2C, s’ils perdurent en septembre, qui remédieront au retard de ces élèves… Quelques élèves ont certes décroché en raison du confinement, mais cela ne peut être imputé à un manque d’implication des PE qui étaient tous volontaires pour assurer leur mission en dépit de leur impréparation.

Le plan « volontariste » du ministre reposera une fois de plus sur la bonne volonté des enseignants qui vont devoir encore une fois « rattraper le coup ».


LES ÉVALUATIONS SYSTÉMATIQUES

Évaluer les effets du confinement semble indispensable. Mais quel sera l’intérêt de remonter les résultats ? Chaque enseignant aura recours à ses propres évaluations pour adapter au mieux sa pédagogie. Qui dit évaluations nationales, dit protocoles et corrections. Le SNALC sera vigilant sur les conditions imposées par cette mesure.

La succession d’injonctions tardives et floues, la mise en place précipitée de mesures comme les « vacances apprenantes », les 2S2C, ainsi que les propositions avancées sur la fonction de directeur d’école dès septembre ne sont pas rassurantes.

Pour le SNALC, la rentrée 2020 dans les écoles primaires aurait dû être préparée bien avant le 15 juin





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EPS : POUR UNE REMISE EN FORME DES ÉLÈVES…

ET DE LA DISCIPLINE !



Les activités sédentaires, déjà prédominantes chez les jeunes de 6 à 18 ans (télé, Internet, jeux vidéos…), ont fortement progressé durant le confinement. Elles sont passées de 22,6 heures à 33,3 heures hebdomadaires traduisant une hausse significative de près de 50%. Autre fait caractéristique, 14% des jeunes n’ont eu aucune pratique physique durant cette période ; ce taux atteint 20% chez les lycéens.

C’est ce que démontre une étude Harris Interactive réalisée en pré et post confinement, interrogeant en février et en avril un échantillon représentatif d’un millier d’enfants, à la demande de l’IRMES (Institut de Recherche bioMédicale et d’Épidémiologie du Sport) et de l’association Assurance Prévention.

Malgré l’implication des enseignants d’EPS dans diverses pratiques de « continuité pédagogique », ces résultats confirment l’évidence pressentie. Il va falloir remettre en forme les élèves en septembre. Or, leur niveau n’était déjà pas bon. Pour rappel, un élève sur deux n’a pour seule activité physique et sportive que celle dispensée en EPS ; les jeunes ont perdu en 25 ans un quart de leurs capacités cardio-pulmonaires.

De quoi les élèves vont-ils avoir besoin à la rentrée ? Là aussi l’évidence s’impose : de reprendre en main leur corps, de s’activer, de renouer avec le plaisir de bouger ensemble et d’éprouver des sensations dans des situations riches et variées. Quelle EPS proposer dans ces conditions ? Si là encore l’évidence est claire, elle est en revanche bien loin de s’imposer ! Ce ne sont pas l’étude de rôles sociaux dans des champs d’apprentissage, ni des analyses méthodologiques pléthoriques, telles qu’elles sont ordonnées par les programmes, qui permettront aux élèves de refaire du muscle. Cette reprise implique un recentrage sur les apports essentiels de l’EPS. Ils sont d’ordre physique, moteur, gestuel, corporel, social et ludique. Ils doivent retrouver toute leur place, leur priorité.

Si la remise en forme des élèves est urgente, la remise en forme de la discipline s’avère tout aussi nécessaire



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LE DÉCROCHAGE PROFESSIONNEL


La crise sanitaire et le confinement ont pénalisé durement les élèves de la voie professionnelle. Ce constat est unanime et exprimé par le ministre lui-même. La continuité pédagogique et le professionnalisme des PLP n’ont pas suffi pour lutter contre le décrochage scolaire.


En effet, ces élèves déjà en difficulté, victimes de la réforme de la voie professionnelle par la perte d’heures de pratique et d’heures disciplinaires, ont subi aussi la fracture numérique qui a renforcé les inégalités.

Le ministre a déclaré que la voie professionnelle et la lutte contre le décrochage scolaire étaient la priorité. Le SNALC demande que les actes suivent le discours officiel. Jusqu’à présent, rien n’est fait pour permettre aux élèves de lycée professionnel de réussir.

Le constat de la première année de l’application de la réforme est catastrophique !

La co-intervention et le « chef d’oeuvre » ont amputé des heures qui servaient à former efficacement et diminuer le décrochage scolaire des élèves avec du suivi pédagogique, de la pratique et de l’aide individualisée. Ces deux dispositifs sont une contrainte qui déprofessionnalise la formation (classe entière et peu de pratique).

Cette évolution est amplifiée par les familles de métiers. Les spécificités des formations sont vidées de leur sens puisqu’ont été regroupées des compétences de métiers différents abordées superficiellement. Cette logique de famille de métiers démotive les élèves qui sont davantage orientés par défaut. Lorsqu’un élève veut faire de la maçonnerie, il ne veut pas faire de la peinture en bâtiment.

Il faut donc supprimer les dispositifs introduits par la réforme de la voie professionnelle, remettre en question les familles de métiers et redonner du temps à l’enseignement disciplinaire avec des classes dédoublées.

Afin de garantir une orientation à tous les élèves, il est aussi obligatoire d’augmenter les capacités d’accueil dans de nombreuses filières. Mais cette augmentation nécessite des créations de postes qui permettront aux nombreux contractuels expérimentés dans la voie pro d’être titularisés, ce que la réforme de la voie pro ne permet pas.

C’est pourquoi le SNALC exige du ministre un engagement pour la rentrée et des moyens pour la voie professionnelle qui confirmeraient qu’elle est bien « sa priorité »



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HARMONISATION DE L’IFSE : OÙ EN SOMMES-NOUS ?


Le SNALC a participé le 17 juin dernier à une visioconférence avec le ministère sur l’Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise (IFSE).

Cette réunion s’inscrit dans un calendrier de revalorisation des IFSE : en 2019, pour certains corps notamment administratifs ; en 2020, pour les infirmiers et personnels sociaux ; en 2021, pour les ITRF ; en 2022, pour les administratifs, les médecins…

Le SNALC souligne que la cartographie des postes a été un gros travail et qui est bien visible. Cependant à l’arrivée, les indemnités versées ne correspondent pas aux promesses. La lecture des offres sur la place de l’emploi public (PEP, ex-BIEP) ne donne jamais des montants mais des groupes de fonction. Or, à Créteil par exemple, les IFSE des fondés de pouvoir (Groupe 3), peuvent être supérieures à celles de leurs agents comptables.

Les statistiques présentées par le ministère, pour intéressantes qu’elles soient, sont anciennes (2017) et ne nous disent rien par exemple des IFSE médianes ou de la façon dont elles sont réparties. Nous constatons tous des divergences entre les académies, cependant le SNALC fait remarquer que les personnels logés ne sont justement pas logés à la même enseigne. Il n’y a rien de commun entre un logement dans le 7ème arrondissement de Paris, un logement sur la côte d’Azur avec vue sur mer, un logement au milieu des champs et un logement au coeur d’une cité sensible. Il n’est donc pas anormal que les IFSE qui sont la seule variable salariale viennent compenser ces inégalités pour tenter de rendre un poste plus attractif. Cependant, De trop grands écarts, en revanche, freineront la mobilité.

L’objectif de la réunion était d’entendre nos positions sur la convergence indemnitaire. Le SNALC réclame une convergence avec les autres ministères. Mais il semblerait que le nôtre se concentre dans un premier temps sur une convergence des IFSE entre les personnels logés et non logés, à l’instar de ce qui se passe pour les personnels de direction.

Le complément indemnitaire annuel (CIA) ou l’absence de CIA, a été évoqué mais le ministère souhaitait ne pas traiter cette question pour la laisser à la discrétion des académies





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STAGIAIRE À LA RENTRÉE 2020 : VOTRE CALENDRIER


Laissez-nous vous féliciter de votre réussite au concours, de personnel d’enseignement, d’éducation ou d’orientation, et vous souhaiter la bienvenue. Pour vous aider, voici un aperçu des temps forts de votre année.


FIN AOÛT : préparation de la rentrée scolaire à l’INSPE, accueil dans la fonction et rencontre avec le tuteur terrain et le tuteur INSPE.
Le tuteur terrain est un professeur en fonction, généralement dans le même établissement que le stagiaire, chargé d’accompagner l’entrée dans le métier. Le tuteur INSPE fait lui, le lien entre les enseignements proposés par l’INSPE et leur mise en oeuvre dans la classe.

SEPTEMBRE : prérentrée dans les établissements et signature du procès-verbal d’installation. Prenez connaissance des logiciels de notation et des outils de communication de l’établissement : Pronote, cahier de texte numérique, ENT, boîte académique…

NOVEMBRE / DÉCEMBRE : premiers conseils de classes et bulletins à remplir (notes et appréciations).
Mouvement inter académique 2021 : publication en novembre des règles du mouvement. Notre revue, la Quinzaine universitaire spéciale mutations, vous donnera toutes les informations nécessaires à la bonne formulation des voeux.

MARS / AVRIL : résultats des affectations du mouvement inter académique 2021 et ouverture des serveurs pour le mouvement intra académique 2021.

MAI / JUIN : résultat des affectations du mouvement intra académique mi-juin. Un oral de titularisation est prévu en fin d’année scolaire prochaine (concours externes et internes). Une attention très particulière sera portée à la compétence orale.

DURANT TOUTE L’ANNÉE SCOLAIRE, le tuteur terrain et le tuteur INSPE rédigeront différents rapports suite à des visites dans la classe. Des visites conjointes peuvent avoir lieu. Le tuteur terrain produit un ou deux rapports intermédiaires, qui permettent de faire un état de l’acquisition de vos compétences et d’identifier les axes qui restent à accompagner, et un rapport final qui décrit le cadre de votre travail et évalue votre maîtrise des compétences professionnelles. Vous pourrez apposer des remarques et questions sur ces rapports, qui doivent être signés par le tuteur et vous. Parallèlement, l’INSPE dispense un parcours d’enseignement complémentaire à la formation terrain


Téléchargez votre CARNET DE STAGE sur snalc.fr/national/article/93
et contactez-nous en écrivant à stagiaires@snalc.fr.
Le SNALC vous souhaite bon courage et réussite !



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CONTRACTUELS : DE NOUVELLES MODALITÉS

DE RECRUTEMENT, EN THÉORIE…



L’article 15 de la loi du loi du 6 août 2019 permet de garantir l’égal accès aux emplois publics conformément à l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Le décret 2019-1414 du 19.12.2019 précise les modalités de la procédure de recrutement. À partir du 1er janvier 2020, l’autorité compétente chargée du recrutement est tenue d’assurer la publicité de la vacance et de la création de ces emplois. Cet avis de vacance doit être accompagné d’une fiche de poste précisant notamment les missions du poste, les qualifications requises pour l’exercice des fonctions, les compétences attendues, les conditions d’exercice.


Dès publication de la vacance des emplois, toute personne n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, est censée pouvoir se porter candidate. L’examen des candidatures, tout comme le renouvellement du contrat d’un agent occupant un emploi permanent, n’est possible que lorsque l’autorité de recrutement a établi le constat du caractère infructueux du recrutement d’un fonctionnaire sur cet emploi.

L’autorité de recrutement doit accuser réception de chaque candidature et en vérifier la recevabilité. Les candidats présélectionnés seront convoqués à des entretiens conduits par au moins deux personnes. L’avis d’une ou plusieurs autres personnes peut être sollicité.

À l’issue du ou des entretiens de recrutement, un document précisant les appréciations portées sur chaque candidat est établi, puis transmis à l’autorité de recrutement. Cette dernière décide de la suite donnée à la procédure de recrutement, puis informe les candidats non retenus de la décision de rejet de leur candidature.

Cette procédure, bien que comportant des zones d’ombre, est censée garantir la transparence du recrutement sur des critères de compétence, d’expérience…

Cette procédure de recrutement des contractuels enseignants ne sera probablement pas mise en place à la rentrée 2020, car les rectorats n’ont ni l’habitude, ni la volonté de publier les postes vacants et l’administration privilégie l’ancienneté de services, soit un critère quantitatif aisément mesurable contrairement aux compétences ou aptitudes professionnelles, pour sélectionner. Appliquer ce décret posera donc problème



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BLUES DE LA RENTRÉE : ON CONNAÎT LA CHANSON


La rentrée de septembre sera probablement l’une des plus difficiles pour les personnels de l’Éducation nationale.


UNE FIN D’ANNÉE ÉPROUVANTE

Outre l’impact psychologique lié au Covid-19, les professeurs ont expérimenté, de façon brutale et parfois douloureuse, le télétravail. Grâce à leurs efforts, les enseignants ont réussi, dans la très grande majorité des cas, à maintenir la continuité pédagogique. Nombreux sont ceux qui n’ont pas compté les heures et qui se sont mis parfois en situation de burn out.

Et pourtant, suite au déconfinement, tout ce travail a été oublié ; pire, notre Ministre ne s’est même pas mis en première ligne pour défendre les professeurs, victimes d’un véritable « prof-bashing » médiatique. C’est oublier (et faire affront à) cette vague de suicides qui a touché l’ensemble des personnels depuis la rentrée 2019 (et même avant) et marqué les esprits.

Parallèlement à ce lynchage, la mise en place d’un protocole très difficilement applicable a été source de stress et de tensions, pour les personnels (toutes catégories confondues) et pour les familles. La volonté « politique » s’est heurtée parfois au bon sens.

QUID DE LA RENTRÉE ?

La rentrée sera, a minima, aussi morose que la précédente. Car il y aura très probablement à nouveau un protocole ; tout comme restera d’actualité très probablement aussi la question du télétravail. Le dispositif « vacances apprenantes », fin août, est perçu d’ailleurs par certains comme une justification, à moyen terme, d’augmenter le temps de travail des enseignants et donc de remettre en cause nos statuts. Il en va de même avec le dispositif 2S2C (suppression de postes).

Le SNALC salue le travail réalisé par chacun. Toutefois, nous insistons sur le fait que les efforts consentis par tous durant cette période douloureuse ne doivent pas faire oublier nos statuts et nos droits, ni nos revendications (salariales notamment). Sérénité et dignité ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel de la politique ou de l’économie. Le SNALC sera vigilant



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FAITES VOTRE RENTRÉE AVEC LE SNALC


La rentrée marque le départ d’une aventure nouvelle dont les plus expérimentés savent qu’elle réserve des rebondissements de toute nature, certains dont on se félicite, d’autres hélas plus décevants, parfois très pénibles. C’est dans ces moments qu’on a besoin d’un bon syndicat.


C’EST QUOI, UN « BON SYNDICAT » ?

À l’image du bon et du mauvais chasseur, pas facile de savoir quelle organisation pourra le mieux défendre vos intérêts.

Pour éviter un coup d’épée dans l’eau, il faut choisir un syndicat représentatif, condition impérative pour pouvoir légalement défendre vos intérêts dans les rectorats et DSDEN comme au ministère. Cela permet déjà d’y voir plus clair : pour votre carrière, seuls le SNALC et les cinq autres organisations représentatives (1) qui siègent avec lui au CTM ont le droit de vous représenter.

EN QUOI SE DISTINGUE LE SNALC ?

Statutairement attaché à son indépendance, le SNALC est la seule organisation dont les ressources financières ne proviennent que des cotisations : il n’a de compte à rendre qu’à ses adhérents. Les autres organisations sont arrosées de subventions (1) dont les revenus sont parfois supérieurs à ceux des cotisations.

L’action du SNALC est professionnelle : nos actions se concentrent exclusivement sur l’Éducation nationale et ses personnels. Nos équipes, partout en France et dans le monde, sont à l’écoute de vos besoins réels et interviendront avec détermination.

Le SNALC vous propose de nombreux outils gratuits en téléchargement sur www.snalc.fr : guides, fiches, vidéos, comptes rendus, analyses détaillées… et d’autres ressources pour vous aider au quotidien dans l’exercice de votre métier.

Le SNALC a lancé son propre comité d’entreprise : avec Avantages-SNALC bénéficiez de réductions auprès de grands groupes pour vos vacances, gardes d’enfants, optique, billetterie… et accédez à mobi-SNALC, dispositif inédit de prévention ou remédiation de la souffrance au travail, et de conseil en évolution professionnelle.

Enfin, le SNALC est le syndicat le moins cher (2). Nos faibles salaires n’ont toujours pas été revalorisés ; les tarifs imbattables du SNALC n’ont donc pas augmenté depuis 10 ans. Et ils comprennent toujours la protection juridique Covea-GMF.

Si vous avez goûté aux syndicats qui vous ont fait croire à leur toute-puissance et ne font rien pour vous quand vous en avez besoin, il est temps de choisir le SNALC, indépendant, professionnel et efficace : un bon syndicat


(1) www.snalc.fr/national/article/4632
(2) www.snalc.fr/uploads/adhesion.pdf


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Retrouvez ce dossier dans la Quinzaine universitaire n°1443
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