DES REMERCIEMENTS QUI NE SUFFISENT PLUS

DES REMERCIEMENTS QUI NE SUFFISENT PLUS


DES REMERCIEMENTS

QUI NE SUFFISENT PLUS




© : iStock - PeopleImages

Par Véronique MOUHOT, membre de l’équipe nationale SNALC 1er degré et élue pour le SNALC de l’académie de Nice
Paru dans la Quinzaine universitaire n°1441
Le 15 mai 2020




Que ce soit au niveau ministériel ou académique, les remerciements à notre égard sont de rigueur et notre administration n’en est point avare. D’ailleurs, dans tous ses discours officiels, notre hiérarchie souligne avec force notre implication et notre engagement.

En effet, depuis le début du confinement, les directeurs et directrices d’école se montrent plus qu’investis, toujours au front, et tous les professeurs assurent l’enseignement à distance, utilisant leur téléphone et ordinateur personnels, et certains allant jusqu’à braver des interdits pour mettre en place une continuité pédagogique avec les élèves les moins équipés numériquement ou susceptibles de décrocher.
Même si quelques municipalités se sont très vite prononcées pour un refus d’ouverture des écoles avant septembre, même si les conditions d’enseignement seront clairement meilleures à distance plutôt qu’en présentiel en cette fin de troisième trimestre, les professeurs n’ont jamais refusé de reprendre la classe. Ils ne l’ont d’ailleurs jamais quittée, volontaires pour encadrer les enfants des personnels de première ligne ou perpétuant la continuité pédagogique en distanciel.

Et comme ultime preuve du volontarisme des professeurs, avant même la parution du protocole sanitaire pour la réouverture des écoles, les équipes pédagogiques sont allées au-devant des directives et consignes, réfléchissant à une organisation matérielle et pédagogique possible et optimale, au regard de recommandations sanitaires drastiques.

Les trois bases du déconfinement présentées le 28 avril 2020 par Edouard Philippe à l’Assemblée Nationale sont : protéger, tester, isoler.
Ce 28 avril 2020, les PE auraient préféré un principe de précaution pour se sentir protégés, plutôt qu’un principe économique. Ils ne souhaitent pas travailler dans des conditions qui n’obéissent pas aux mêmes règles que les autres professions, pour lesquelles il faut privilégier autant que possible le télétravail.

Dorénavant, les remerciements sonnent faux car ils ne suffisent plus.

Le SNALC souhaiterait qu’à cette heure le ministère accorde plus d’importance à la prévention et à la protection qu’aux remerciements.



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