À PARTIR DU 11, ENCORE PLUS RISQUÉ POUR LES AESH

À PARTIR DU 11, ENCORE PLUS RISQUÉ POUR LES AESH

À PARTIR DU 11

ENCORE PLUS RISQUÉ

POUR LES AESH




© : iStock - - czarny_bez

Par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale chargée des contractuels
Paru dans la Quinzaine universitaire n°1441
Le 15 mai 2020



Les AESH ont été des milliers à répondre à notre enquête « AESH : Le 11, avec ou sans nous ? » et les premiers résultats montrent de manière très significative l’angoisse voire la peur chez ces personnels de reprendre le travail en présentiel. Seuls 20% des AESH ont déclaré être prêts à reprendre et presque 92% sont stressés par la réouverture des établissements scolaires.

Ces résultats s’expliquent aisément par la spécificité des missions des AESH et l’immense difficulté à exercer leur fonction sans risque face au coronavirus. En effet, pour 84% des AESH, les élèves en situation de handicap qu’ils suivent ne pourront pas appliquer les gestes barrières, ni respecter la distanciation physique d’un mètre minimum.

Par ailleurs, 25% des AESH sont des personnes vulnérables, 32% vivent avec au moins une personne vulnérable et enfin 28% s’occupent d’une ou plusieurs personnes vulnérables, renforçant bien légitimement leur anxiété.

Pour toutes ces raisons, 85% des AESH étaient favorables à une reprise de l’école uniquement au 1er septembre 2020. D’autant plus que 94% ne font absolument pas confiance au ministre de l’Éducation nationale pour reprendre le travail en présentiel en toute sécurité. Et le SNALC ne peut que partager leur ressenti.

En effet, depuis l’annonce de la réouverture des écoles, le SNALC n’a cessé d’alerter le ministère sur la situation très singulière et problématique des AESH. Le SNALC demandait entre autres un protocole national spécifique pour les AESH.

In fine, alors que l’institution a martelé que les élèves en situation de handicap étaient prioritaires pour le retour en classe, il n’y a pas eu de protocole spécifique AESH tel que le SNALC le revendiquait. Le ministère s’est contenté de rédiger un document qui revisite, module et rend encore plus contraignantes les missions des AESH, sans protection supplémentaire obligatoire garantissant leur sécurité (les rares mesures sanitaires spécifiques aux AESH sont laissées au bon vouloir des autorités locales…). De plus, celui-ci n’a été diffusé que le lundi 11 mai… Même dans le timing, on note le manque manifeste de sérieux et de considération vis-à-vis des AESH !

Par conséquent, le combat du SNALC pour la défense des droits et la professionnalisation des AESH est bien loin de toucher à sa fin !





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