Compte rendu d'audioconférence avec la DGESCO

Compte rendu d'audioconférence avec la DGESCO

Compte rendu d'audioconférence

entre la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO)
et les organisations syndicales (OS)


15 avril 2020








Pour le SNALC :
Jean-Rémi GIRARD, Président national du SNALC
Sébastien VIEILLE, Secrétaire national à la pédagogie


Méthodologie
- La DGESCO prend les questions qui lui sont arrivées de la part des syndicats
- Les OS donnent leurs avis et proposent les questions qui n’ont pas été traitées




Diplôme national du brevet (DNB)

Le DNB consiste en 3 paquets en théorie :
    - Socle sur 400 points
    - Ecrit sur 300 points
    - Oral sur 100 points

Dans les faits, cette année, l’oral est annulé car plus simple de le neutraliser.
Aucun syndicat n’émet d’opposition.

Donc, comment calcule-t-on le reste ?

  • Soit on met le socle sur 800 points,

  • Soit on garde le socle sur 400 points, et on prend la note du livret (la moyenne des moyennes du bulletin) pour les disciplines ayant des épreuves finales, en respectant les coefficients de chaque épreuve
,


Le SNALC préfère la seconde solution, mais sans prendre en compte les notes du confinement et les notes post-confinement.
Il ne faut pas oublier le fait que l’on ne sait pas dans quelles conditions on va reprendre, combien d’élèves on aura, selon quelle temporalité. Il est donc difficile de prendre en compte d’éventuelles notes.
Pour le SNALC, il faut faire attention aux établissements en semestres. Pour l’épreuves Sciences et technologie, il s’agit de faire la moyenne des trois disciplines et d’éviter que l’on tire au sort deux des trois disciplines.
La DGESCO est d’accord avec le SNALC sur cette dernière épreuve.


Le certificat de formation générale (CFG)

La DGESCO envisage de prendre en compte le positionnement sur le socle et l’avis du conseil de classe.

Le SNALC ne s’oppose à cette idée.



Baccalauréat


Qui dit contrôle continu pose la question de la prise en compte du livret scolaire et de l’évaluation de ce dernier. Et question de l’harmonisation.


En première

A ce stade, maintien de l’oral des Epreuves Anticipées de Français.
On prendra la moyenne des moyennes pour l’écrit.
Il y aura neutralisation des E3C qui ont déjà des notes.
Le contrôle continu interviendra pour les autres, enseignement scientifique et spécialité abandonnée.



Pour le SNALC, les EAF posent plusieurs difficultés :

    - Il s’agit d’une multi-épreuve pas préparée partout dans le même ordre. Les modalités de reprises permettront difficilement d’être certain que les élèves seront prêts pour l’épreuve...
    - Le nombre de texte exigible est trop important.
    - Il n’est pas certain que l’on ait une vision claire du nombre de personnels qui pourraient être affectés à l’épreuve ou qui seront infectés, en arrêt maladie, ou personnes à risque.
    - Les centres d’examens seront aussi des endroits où il y aurait « cours » dans des conditions d’organisation difficiles. Des élèves du lycée vont croiser des élèves candidats venant d’ailleurs. D’un point de vue sanitaire, cela pose question.

Dans ces conditions, si le ministère annonce qu’il renonce à l’idée de tenir cette épreuve, ça ne choquera personne.


Sur les E3C

Les E3C2 sont neutralisés pour les LV, l’HG (et les maths en voie technologique). Les notes des E3C1 compteront avec celles des E3C3.
Pour l’enseignement scientifique, comme pour la spécialité abandonnée, on prendrait la moyenne.


Pour le SNALC, les choix de la DGESCO fonctionnent. Sur la spécialité, ne pas noter (propositions d'autres OS) n’aurait aucun sens. Concernant l’enseignement scientifique, nous n’avons pas de religion : soit on prend les notes du contrôle continu, soit on neutralise. Par ailleurs, le SNALC rappelle la question des semestres et des trimestres.

La DGESCO a cela en tête, d’ailleurs plus pour le lycée que pour le collège.

La DGESCO passera les textes mettant en place les examens de cette année en mai. Il faudrait donc que les discussions aboutissent avant.



En Terminale


Pour l'épreuve de projet de la voie technologique, la DGESCO envisage soit la prise en compte du contrôle continu des disciplines parties prenantes pour faire le calcul (ou plus exactement des disciplines « représentatives de la série », qui restent à définir série par série), soit la neutralisation pure et simple.
Pour le SNALC, la prise en compte des disciplines est une idée raisonnable.

Plus globalement, la DGESCO considère qu’il faudra prendre en compte les notes des disciplines comptant pour l’examen. Le livret sera aussi pris en compte avec l’investissement des élèves, notamment sur le troisième trimestre. Les conseils de classes pourraient être repoussés à la mi-juin.

Le SNALC n’a rien contre l’idée de repousser les conseils. Mais les notes au troisième trimestre quand on ne sait pas les conditions de reprise sont une illusion. Pour prendre en compte l’investissement, on a les avis pour le baccalauréat.


La question des options est abordée

Les options suivies en interne ou par le CNED seront prises en compte grâce aux notes obtenues. Celles prises en candidat libre suite à une préparation par le conservatoire, par exemple, ne pourront compter car il n’y a pas de note.

La DGESCO demande des avis concernant le rattrapage.

Le SNALC propose que l’on ait un document administratif, papier ou numérique, par lequel le professeur indique ce qui a été traité durant l’année scolaire. Cela garantirait que l’on n’interrogeât pas un élève sur une partie du programme non traitée, tout en évitant qu’un élève se serve des circonstances pour éviter certaines parties moins bien maîtrisées.

Concernant les élèves qui n’auront pas de notes

Il n’y aura pas d’automatisme. Le jury regardera s’il dispose d’assez d’informations dans le livret pour se faire un avis. Il pourra attribuer le baccalauréat ou non ou encore envoyer le candidat vers les épreuves de septembre.

Le SNALC est satisfait par cette disposition.


Harmonisation

Trois options existent :

    - Le jury fait en même temps commission d’harmonisation
    - La commission d’harmonisation envoie les résultats de ses travaux au jury
    - La commission envoie les dossiers bruts ainsi que des recommandations au jury

Le SNALC est plutôt favorable à la troisième option, à partir du moment où la tâche d'harmonisation se révèlerait lourde. Mais la première option est également à étudier si elle est « tenable » : elle aura le mérite d'éviter de multiplier les réunions. Nous ajoutons que nous souhaitons que la faisabilité de commissions et jurys à distance soit étudiée, au cas où.

La DGESCO est actuellement en train d'étudie cette possibilité.

Des questions restent en suspens. Qu’harmonise-t-on ? Sur quel périmètre géographique porte la commission d’harmonisation ?...

La DGESCO enverra les documents de travail fournis par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP). Peut-être pas tout. Mais l’idée est de permettre aux syndicats de se positionner.



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